Ce dimanche 16 février, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël et les États-Unis d’Amérique étaient déterminés à contrer les ambitions nucléaires de l’Iran et sa politique d’“agression” au Moyen-Orient, à l’issue de sa rencontre avec le secrétaire d’État états-unien Marco Rubio, en visite à Jérusalem. (Source : Reuters).
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a dit avoir eu une « discussion très constructive » avec le chef de la diplomatie états-unienne, Marco Rubio, sur un certain nombre de dossiers, à commencer par l’Iran.
« Israël et l’Amérique se tiennent côte à côte pour s’opposer à la menace de l’Iran. Nous sommes convenus que les ayatollahs ne doivent pas posséder l’arme nucléaire et que l’agression de l’Iran dans la région doit être repoussée », a-t-il déclaré.
Israël, a poursuivi Benjamin Netanyahu, a porté un « coup puissant » à l’Iran depuis la guerre de Gaza. Avec le soutien de l’administration américaine, a-t-il ajouté, « je n’ai aucun doute que nous pouvons et que nous allons finir le travail. »
« Derrière chaque groupe terroriste, derrière chaque acte de violence, derrière chaque activité déstabilisatrice, derrière tout ce qui menace la paix et la stabilité pour les millions de personnes de cette région, il y a l’Iran », a renchéri Marco Rubio.
Depuis le début de sa guerre contre le mouvement terroriste islamiste Hamas dans la bande de Gaza, il y a plus de seize mois, Israël a porté des coups sévères aux alliés de la République islamique qui forment ce que Téhéran nomme l' »axe de résistance » – Hamas, Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak et en Syrie et rebelles houthistes au Yémen (tous des mouvements et groupes terroristes islamistes). L’Etat juif et l’Iran ont également échangé des salves de missiles ciblées en avril et octobre 2024.
PRUDENCE SUR LA SYRIE
Sur la question de Gaza, Benjamin Netanyahu s’est prévalu du « soutien sans équivoque » du gouvernement de Washington. « Je veux dire à quiconque nous écoute: le président Trump et moi travaillons en totale coopération et coordination. »
« Le Hamas ne peut pas perdurer en tant que force militaire ou gouvernementale. Tant qu’il reste une force capable de gouverner ou d’administrer, ou une force capable de menacer par le recours à la violence, la paix sera impossible », a commenté Marco Rubio.
Le secrétaire d’Etat a une nouvelle fois salué l’idée avancée par le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, de transformer la bande de Gaza en une « Riviera du Moyen-Orient » vidée de sa population palestinienne, qui ravive le spectre d’une nouvelle « Nakba », l’exil forcé de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948 (qui fut provoquée par le fait que, dès le lendemain de la proclamation officielle de l’existence de l’Etat d’Israël, tous les pays musulmans qui l’entouraient l’ont attaqué de façon coordonnée, mais qu’Israël a renversé la situation en quelques jours, repoussants les armées étrangères hors de ses frontières et jusqu’à avancer sur leurs territoires afin d’y créer des zones de sécurité pour l’Etat hébreux).
« Cela a pu choquer et surprendre beaucoup de gens mais on ne peut pas continuer avec le même cycle qui se répète indéfiniment », a justifié le chef de la diplomatie états-unienne.
Marco Rubio s’est montré plus prudent au sujet de la Syrie, où une administration transitoire dirigée par les « ex-rebelles islamistes » de Hayat Tahrir al Cham s’est mise en place après la chute du président Bachar al Assad en décembre dernier. « La chute d’Assad est à coup sûr importante et prometteuse, mais si la Syrie remplace une force déstabilisante par une autre, ce ne sera pas une évolution positive », a-t-il dit. « C’est quelque chose que nous allons observer très attentivement alors que nous cherchons à élaborer notre propre stratégie concernant la situation en Syrie », a-t-il ajouté.
Didier Maréchal & Christian Estevez