Calin Georgescu, candidat de droite nationaliste arrivé largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Roumanie – dont le second tour a été annulé pour l’empêcher d’accéder à la présidence du pays – a été arrêté et inculpé aujourd’hui, mercredi 26 février 2025, pour plusieurs infractions graves. Cette annonce survient dans un contexte tendu, alors que le scrutin de la présidentielle avait été annulé suite à des « soupçons d’ingérence russe » (les ingérences états-unienne, elles, étant toujours légitimes dans les pays où règne la dictature atlantiste).
Inculpations graves et accusations multiples
Le parquet de Bucarest a confirmé l’ouverture de poursuites pénales à l’encontre de Georgescu, bien que son nom n’ait pas été explicitement mentionné dans le communiqué. Selon une source judiciaire, l’inculpation concerne plusieurs infractions, notamment la communication de fausses informations, l’organisation d’un groupe raciste, l’incitation à des actions anticonstitutionnelles, ainsi que l’apologie de crimes de guerre.
Georgescu est également accusé d’avoir fait de fausses déclarations concernant le financement de sa campagne présidentielle et son patrimoine. Ces accusations interviennent alors que l’élection, tenue en novembre dernier, avait été annulée par la Cour constitutionnelle en raison de « suspicions d’ingérence russe » – mais ordonnée par la gouvernance atlantiste de l’Union Européenne, l’ancien commissaire européen français, Thierry Breton. ayant déclaré, sur une chaîne de télévision française, que l’UE en était à l’origine et qu’elle agirait pareil en Allemagne ou n’importe où ailleurs dans l’Union Européenne, si ce qu’elle considère comme « le danger pour la démocratie » – qu’il faut comprendre par « Ce qui n’est pas de notre camp et de notre idéologie qui est celle gouvernant l’Union Européenne » – entre autres, au nom de la lutte contre « l’influence russe » (toujours affirmée mais jamais prouvée), mais ne voyant aucun problème à ce que les Etats-Unis d’Amérique où n’importe quel autre pays du cam atlantiste fasse preuve d’ingérence dans la politique et/ou les élections d’un pays de l’Union Européenne – d’ailleurs, trois jours après ses propos à la télévision française, on apprenait officiellement que ce même Thierry Breton était devenu conseiller de l’une des plus grandes banques d’affaires des Etats-Unis d’Amérique…).
Un complot
Calin Georgescu, qui a vu son nom associé à la montée de « l’extrême droite » (accusation devenue systématique pour empêcher qui ne fait pas parti de l’idéologie gouvernante en Occident pour être sanctionné, voire interdit, au nom de la Démocratie -ndlr) en Roumanie, a fermement réagi à ces accusations. Sur les réseaux sociaux, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « complot » visant à l’empêcher de se présenter à nouveau. Selon lui, la justice roumaine serait en train « d’inventer des preuves » pour justifier l’annulation de son élection et l’empêcher de se présenter à la présidentielle à venir.« Ils essaient d’inventer des preuves pour justifier le vol des élections et faire tout ce qu’ils peuvent pour bloquer une nouvelle candidature présidentielle de ma part. »
Cette déclaration a fait écho auprès de ses partisans, qui se sont rassemblés devant le bureau du procureur général pour manifester leur soutien.
Des soupçons d’ingérence et une campagne illicite
Georgescu est également soupçonné d’avoir bénéficié d’une campagne de soutien illégale sur la plateforme « TikTok », une accusation qui a alimenté les spéculations sur une ingérence étrangère dans le processus électoral. En réponse, la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsables de cette influence extérieure (sous entendu, influence du « Démon Russe », alors que, par exemple, personne parmi ceux qui s’indignent de cette possible ingérence n’avait été géné que, en 2017, Barak Obama s’ingère dans l’élection présidentielle française, en affirmant, dans une vidéo publiée sur « twitter », qu’Emmanuel Macron était celui qu’il fallait comme président à la France).
L’avenir incertain de sa candidature
Malgré ces accusations, Calin Georgescu reste déterminé à participer à la prochaine présidentielle, prévue pour les 4 et 18 mai 2025. Toutefois, la situation juridique reste complexe pour lui. En janvier, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté sa demande urgente de suspension de l’annulation du scrutin.
Le candidat de la droite nationaliste, jusque-là relativement inconnu du grand public, pourrait donc voir ses ambitions présidentielles entravées par ces nouvelles poursuites et les soupçons qui entourent sa campagne. Le contexte politique en Roumanie reste tendu et la question de « l’ingérence étrangère » dans les élections soulève de nombreuses interrogations sur la transparence du processus démocratique – d’autant qu’il n’est fait, à présent, aucun mystère de l’ingérence de l’Union Européenne dans ces mêmes élections.
Didier Maréchal & Christian Estevez