Selon certaines sources de presses, la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Washington, prévue ce vendredi 28 février, a failli être annulée par l’administration états-unienne. Donald Trump aurait initialement refusé d’accueillir son homologue ukrainien, avant d’être convaincu par Emmanuel Macron de revenir sur sa décision.
Autre refus de Donald Trump, celui de répondre favorablement à la demande du premier ministre britannique, Starmer, de garanties sécuritaires en faveur de l’Ukraine.
Une intervention de Macron pour maintenir la rencontre Trump/Zelensky
Mercredi 26 février, Zelensky aurait reçu un message de l’administration états-unienne lui indiquant de ne pas venir aux États-Unis d’Amérique. Face à cette situation, le président ukrainien aurait immédiatement contacté Emmanuel Macron, qui serait alors intervenu directement auprès de Donald Trump. Le président français aurait assuré à son homologue états-unien que cette rencontre était essentielle et se serait porté garant de son bon déroulement.
Finalement, après cet échange, Donald Trump a annoncé, ce mercredi 26 février, qu’il recevrait bien Volodymyr Zelensky à la Maison-Blanche.
Un accord sur les terres rares en jeu
La visite de Zelensky à Washington vise principalement à finaliser un accord stratégique sur l’exploitation des minerais ukrainiens. Cet accord est vu par Washington comme une contrepartie économique à l’aide militaire et financière massive apportée à Kiev depuis trois ans.
Mais les relations entre Trump et Zelensky restent tendues. Le président des EUA a récemment qualifié son homologue ukrainien de “dictateur”, rappelant que celui-ci gouverne sans mandat depuis qu’il a fait annuler les élections présidentielles dans son pays, prévues le 21 mars 2024, et qu’il ne parle pas de date à venir pour ladite élection. De plus, il a averti que l’Ukraine pouvait “oublier” une éventuelle adhésion à l’OTAN, laissant entendre que la responsabilité des garanties de sécurité à Kiev revenait aux Européens.
Keir Starmer en quête de garanties sécuritaires pour l’Ukraine
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est également rendu à Washington avec l’objectif d’obtenir des engagements sécuritaires de la part des États-Unis d’Amérique. Cependant, Donald Trump a rejeté toute garantie militaire supplémentaire pour l’Ukraine, affirmant que l’accord sur les minerais était “la seule garantie sécuritaire nécessaire” face à la Russie.
Lors de leur rencontre, Keir Starmer a tenté de séduire Trump en saluant son rôle dans la recherche d’une paix en Ukraine. Il lui a également remis une lettre du roi Charles III l’invitant à une visite d’État au Royaume-Uni, une invitation que Trump a immédiatement acceptée.
Toutefois, le Premier ministre britannique n’a pas caché ses désaccords avec le président états-unien. “Il ne peut pas y avoir une paix qui récompense l’agresseur”, a-t-il déclaré en conférence de presse, en référence à un potentiel accord de paix entre Washington et Moscou aux dépens de l’Ukraine.
Les Européens inquiets face à un potentiel accord russo-américain
La visite de Keir Starmer intervient seulement trois jours après celle d’Emmanuel Macron à Washington. Le président français s’était rendu aux États-Unis d’Amérique pour obtenir des clarifications sur les intentions de Donald Trump vis-à-vis de l’Ukraine.
Les Européens redoutent qu’un accord entre Washington et Moscou ne se fasse au détriment des intérêts de Kiev et de la sécurité européenne. Keir Starmer doit réunir, ce dimanche 2 mars, à Londres, plusieurs dirigeants européens pour de nouvelles discussions sur ce dossier, alors que Paris a déjà organisé une première série de consultations plus tôt ce mois-ci.
Pendant ce temps, Donald Trump se prépare à signer l’accord sur les minerais avec Zelensky, une étape cruciale pour garantir un soutien prolongé des EUA à l’Ukraine. Mais son refus de s’engager sur des garanties sécuritaires laisse planer l’incertitude sur l’avenir du pays face à la Russie.
Didier Maréchal
Une réflexion sur « Guerre Russie – Ukraine : Trump a voulu annuler la venu de Zelensky et refuse de répondre à la demande britannique de garanties sécuritaires à l’Ukraine »