Football – France : le Qatar s’en va, Nasser Al-Khelaïfi confirme

Après plus d’une décennie d’investissements massifs en France, le Qatar change de cap. Nasser Al-Khelaïfi, patron du Paris Saint-Germain (PSG) et directeur général de beIN Media Group, a confirmé dans un entretien à « Welt am Sonntag » et « Bild » que son pays réduisait progressivement sa présence économique dans l’Hexagone.

Des tensions croissantes entre le Qatar et la France

Depuis plusieurs années, les relations entre la France et le Qatar se sont tendues. L’affaire Lagardère, dans laquelle Nasser Al-Khelaïfi a été mis en examen le 5 février, a ravivé les tensions et alimenté les rumeurs d’un possible retrait qatari.

En parallèle, le patron du PSG s’est attiré la colère de plusieurs présidents de Ligue 1 en raison de son influence sur les négociations des droits TV. Ces événements ont renforcé le sentiment d’un traitement inéquitable envers les entreprises et les personnalités qatariennes en France.

Dans son entretien aux médias allemands, NAK n’a pas mâché ses mots :« Si l’on regarde le traitement réservé aux entreprises et aux personnes qataries en France, ce n’est pas objectif. Et si quelqu’un veut bien regarder, depuis plusieurs années nous nous désengageons progressivement pour investir dans des environnements plus accueillants et équitables. »

Le PSG bientôt à vendre ?

Le Qatar réfléchit-il à vendre le PSG ? Certaines sources qatariennes avaient soufflé cette possibilité à RMC Sport après la mise en examen d’Al-Khelaïfi. Mais ce dernier a tenu à balayer ces rumeurs :« Il n’y a absolument aucune réaction à ces procédures, car elles sont complètement absurdes. »

Si la vente du club de la capitale n’est pas d’actualité, le Qatar semble en revanche moins enclin à investir en France.

Un tournant stratégique : cap sur les États-Unis et d’autres marchés

Selon L’Équipe, le Qatar s’apprête à annoncer un projet d’envergure dans les prochaines semaines, mais la France ne sera pas concernée.« La France n’est plus le terrain d’investissement préféré des Qatariens, qui se tournent bien plus volontiers désormais vers les États-Unis notamment. »

Ce désengagement progressif semble donc être une stratégie de long terme, confirmée par la décision de ne pas inclure l’Hexagone dans leurs nouveaux projets.

Un prétexte tout trouvé ?

Si Nasser Al-Khelaïfi insiste sur le fait que les procédures judiciaires le visant sont « complètement absurdes », il est difficile d’ignorer le timing de cette annonce. L’affaire Lagardère et les tensions avec la Ligue 1 offrent au Qatar un prétexte idéal pour justifier son retrait progressif.

Cependant, au-delà des polémiques, il semble que le pays du Golfe ait déjà amorcé son virage stratégique depuis plusieurs années, privilégiant des marchés plus ouverts et accueillants pour ses futurs investissements.

Reste à voir quelles seront les conséquences de ce désengagement sur le football français et l’économie hexagonale.

Kevin Negalo

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