Dans la nuit de ces lundi 17 à mardi 18 mars, Israël à effectué un bombardement sur Gaza visant précisément des dirigeants du mouvement terroriste Hamas, dont le chef du « gouvernement », Essam Al-Dalis, qui a bien été éliminé. Le Hamas pratiquant l’utilisation de bouclier humains civils pour se protéger et mettre la « communauté internationale » dans sa poche », de nombreux civils sont morts – 330 selon les dires du Hamas.
Le chef du gouvernement du mouvement terroriste Hamas, Essam al-Dalis, a été abattu à Gaza, dans le cadre d’une opération le visant, lui et d’autres terroristes, dans la nuit de ces lundi 17 à mardi 18 mars. La pratique systématique de cette organisation terroriste islamiste palestinienne étant d’utiliser les civils comme boucliers humains, au moins 330 personnes auraient perdu la vie à la suite de ces frappes israéliennes sur Gaza selon les affirmations du « ministère de la Santé du gouvernement du Hamas » affirmant qu’il s’agirait, essentiellement, de femmes et d’enfants (en effet, les plus utilisés par le Hamas comme boucliers humains afin de choquer la commuté internationale), ce qui serait sans précédent depuis l’instauration du cessez-le-feu le 19 janvier dernier, ce même « Ministère de la Santé » du Hamas accusant Israël de « relancer la guerre ».
Les forces de défense israéliennes, en collaboration avec l’Agence de sécurité intérieure, ont déclaré avoir mené « des frappes étendues sur des cibles terroristes liées à l’organisation Hamas dans la bande de Gaza », selon un communiqué diffusé sur « Telegram ».
Le directeur du « ministère de la Santé », Mohammed Zaqout, a informé l’AFP que, dans une liste victimes, se trouvent quatre « dirigeants du gouvernement » de l’organisation terroriste qui dirige Gaza (preuve, donc, que ce sont ces dirigeants du Hamas qui sont visés et que les civils leur servent de «gilets pare-balles ». Dans le « communiqué de condoléances » publié par le Hamas sont cités : le ministre adjoint de l’Intérieur, le général Mahmoud Abou Watfa, et le directeur général des services de sécurité intérieure, le général Bahjat Abou Sultan.
Le Hamas accuse Israël de vouloir « sacrifier » les otages
Le Hamas, qui détient le pouvoir à Gaza depuis 2007 après avoir éliminé les membres du Fatah (considérée comme étant « L’autorité palestinienne », n’étant pas à une outrance près, ose, en plus, a accusé Benyamin Netanyahou de « sabotage » de la trêve et de vouloir « sacrifier » les otages. L’organisation terroriste islamiste a souligné dans un communiqué que le dirigeant israélien « a choisi de relancer la guerre d’extermination, qu’il considère comme une solution à ses crises internes ». Le texte ajoute que « la décision de Netanyahou de reprendre les hostilités équivaut à sacrifier les prisonniers (les otages aux mains du Hamas ou de ses alliés, NDLR) et constitue une condamnation à mort pour eux », alors que c’est bien l’organisation terroriste elle-même qui fait du chantage à Israël, réclamant la libération d’encore plus de terroristes palestiniens que pour les otages précédents, en échange des 59 otages restants, dont seulement 11 sont déclarés comme encore vivants.
Selon le gouvernement israélien, ces frappes, ordonnées par le Premier ministre Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Israël Katz, interviennent « suite au refus constant du Hamas de libérer nos otages et à son rejet de toutes les propositions formulées par l’envoyé présidentiel états-unien, Steve Witkoff, et les médiateurs ». La même source a ajouté qu’Israël intensifiera désormais ses actions militaires contre le Hamas.
Quelques heures après le début des frappes aériennes, Israël Katz a déclaré, dans un communiqué, que son pays poursuivrait ses opérations dans la bande de Gaza « jusqu’à ce que tous les otages soient de retour chez eux et que tous les objectifs de la guerre soient atteints ».
De son côté, la présidence des États-Unis a affirmé avoir été consultée par Israël avant le lancement des frappes.
Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU aujourd’hui, mardi 18 mars
Le Hamas a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir en urgence et à adopter une résolution pour forcer Israël à « cesser son agression » et à retirer ses troupes de l’ensemble de la bande de Gaza. Une réunion du Conseil, prévue avant les frappes, doit se tenir ce mardi à 10h (14h, heure GMT) à New York.
Réactions internationales
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé son « choc face aux frappes israéliennes » à Gaza, selon un porte-parole des Nations unies ce mardi. « Il appelle de manière urgente au respect du cessez-le-feu, à la rétablissement d’une aide humanitaire sans entrave et à la libération inconditionnelle des otages restants », a déclaré Rolando Gomez lors d’une conférence de presse à Genève.
La Chine a également exprimé son « extrême souffrance » et a exhorté toutes les parties à éviter une « catastrophe humanitaire ». De son côté, l’Égypte a fermement condamné les frappes israéliennes, les qualifiant de « violation flagrante » du cessez-le-feu, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Par ailleurs, la Turquie (pays dominé par l’islamisme et, par conséquence, judéophobie) a déclaré, dans un communiqué de propagande « une nouvelle phase » dans la « politique génocidaire » d’Israël.
Divergences concernant le cessez-le-feu
Ce dimanche 16 mars, Israël a annoncé l’envoi de négociateurs en Égypte pour engager des discussions avec les médiateurs égyptiens sur la question des otages. La veille, Benyamin Netanyahou avait « donné instruction » à ses négociateurs « de se préparer à la poursuite des discussions » en vue de la deuxième phase de la trêve, selon son bureau, afin d’obtenir « la libération immédiate de onze otages vivants et de la moitié des otages décédés ».
L’accord de trêve, obtenu grâce aux efforts des pays médiateurs (Qatar, Égypte, États-Unis), est entré en vigueur le 19 janvier de cette année, après quinze mois de conflit déclenché par le pogrom sanguinaire du mouvement terroriste Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 (et non pas un conflit lancé par Israël contre les palestiniens).
Au cours de la première phase de l’accord de trêve, qui a pris fin le 1er mars, le Hamas a libéré 33 otages, dont huit décédés, tandis qu’Israël a relâché environ 1 800 détenus palestiniens (tous des terroristes, ayant tués, pour les uns, des dizaines de civils, qu’un grand nombre ayant attaqué au couteau des israéliens isolés). Cependant, les négociations sont bloquées depuis. Le Hamas a demandé à entamer des discussions sur la deuxième phase de l’accord, qui prévoit un cessez-le-feu permanent, le retrait israélien de Gaza, la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire et la libération des derniers otages. Israël, de son côté, souhaite prolonger la première phase jusqu’à la mi-avril et exige, pour passer à la deuxième phase, la « démilitarisation totale » du territoire et le départ de l’organisation terroriste islamiste Hamas.
Didier Maréchal & Christian Estevez