Une explosion a eu lieu ce vendredi 11 avril au soir devant les bureaux d’ « Hellenic Train », à Athènes, la société impliquée dans la plus grave catastrophe ferroviaire de Grèce, qui a causé 57 décès en 2023, a rapporté la police.
Une bombe a explosé, ce vendredi 11 avril, au soir, devant les bureaux de la principale compagnie ferroviaire grecque, dans un quartier du centre d’Athènes, sans causer de pertes humaines. Aucun blessé n’a été rapporté immédiatement après l’incident et le bâtiment de la compagnie ferroviaire visée « Hellenic Train » n’a pas subi de dommages, et ce bien que l’équipe de déminage de la police soit arrivée trop tard pour neutraliser l’engin avant son explosion. Un hôtel voisin avait déjà été évacué, d’après la télévision d’État ERT. Cet attentat rappelle celui qui a eu lieu devant le ministère grec du Travail en février 2024.
L’engin explosif avait été dissimulé dans un sac à dos verrouillé, placé sur un scooter sans plaque d’immatriculation, selon les informations d’Efsyn et de Zougla, qui ont tous deux reçu un appel anonyme peu avant l’explosion, l’appelant signalant qu’une bombe avait été placée devant les bureaux de la compagnie ferroviaire et qu’elle allait exploser dans les 40 minutes suivantes. La police a sécurisé la zone le long d’une grande avenue de la capitale grecque, interdisant l’accès aux résidents et aux touristes à proximité du bâtiment situé dans un secteur où se trouvent de nombreux bars et restaurants. Les agents présents sur les lieux ont indiqué qu’un sac contenant un engin explosif avait été déposé près du bâtiment, sur l’avenue Syngrou.
Cette explosion survient dans un climat de colère suite à la catastrophe ferroviaire de Tempi (2023), la plus meurtrière de l’histoire de la Grèce, ayant causé la mort de 57 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres. Un train de marchandises et un train de passagers circulant en sens opposé avaient été accidentellement engagés sur la même voie. Les critiques concernant la gestion de cet accident par le gouvernement se sont intensifiées ces dernières semaines, à l’occasion du deuxième anniversaire de la tragédie, qui a principalement touché des jeunes reprenant leurs études universitaires après un jour férié.
Plus tôt dans la journée de vendredi, le Parlement a voté pour renvoyer un ancien ministre devant la justice, qui pourrait être accusé de négligence dans le cadre des suites de l’accident. Le président adjoint de l’agence nationale d’investigation sur cette tragédie, Christos Papadimitriou, a démissionné ce mercredi 10 avril, ajoutant un nouvel élément à la controverse entourant les causes de cet accident.
Les familles des victimes, ainsi que l’opposition de gauche, critiquent vivement le nettoyage rapide du site de l’accident après l’incendie, accusant le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis de dissimuler les véritables causes de cette tragédie. Cet incident a provoqué d’importantes grèves et des manifestations massives.