Élection du successeur du pape François : calendrier et déroulement du conclave au Vatican

La mort du pape François, survenue il y a une semaine, a ouvert une période de deuil et de recueillement au Vatican. Tandis que les funérailles du souverain pontife ont été célébrées ce samedi 26 avril, le Saint-Siège se prépare à vivre un moment essentiel dans l’histoire de l’Église catholique : l’élection du nouveau pape.

Une semaine de deuil jusqu’au 4 mai

Depuis ce dimanche 27 avril, les fidèles peuvent se recueillir devant la tombe du pape François, située dans la nef gauche de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. La période de deuil officielle s’étend jusqu’au 4 mai, marquée par des célébrations quotidiennes à la basilique Saint-Pierre.

Le dimanche 4 mai, une dernière messe d’hommage sera célébrée à 10h30 sur la place Saint-Pierre par le cardinal Pietro Parolin, ancien secrétaire d’État du Vatican. En fin de journée, les cardinaux se recueilleront sur la tombe de François, marquant ainsi la fin de la période de deuil.

Fixation de la date du conclave

Conformément aux règles vaticanes, un conclave doit être convoqué entre le 15ᵉ et le 20ᵉ jour suivant la mort du pape. Après plusieurs congrégations générales – réunions préparatoires des cardinaux – la date a été fixée : le conclave débutera le mercredi 7 mai.

Déroulement du conclave à la chapelle Sixtine

Le 7 mai au matin, une messe solennelle sera célébrée en la basilique Saint-Pierre en présence des cardinaux électeurs. L’après-midi, vêtus de leur tenue liturgique – soutane écarlate, rochet blanc et mosette – les 135 cardinaux âgés de moins de 80 ans (âge limite pour pouvoir participer à l’élection d’un pape, tous étant susceptible de pouvoir être élus) se rassembleront dans la chapelle Pauline.

Après avoir invoqué l’assistance du Saint-Esprit en procession et prêté serment dans la chapelle Sixtine, ils entreront en conclave. Les portes seront fermées, marquant le début de l’isolement total des électeurs, conformément à la tradition, pour garantir l’indépendance du vote.

Trois cardinaux scrutateurs, trois infirmarii (chargés des cardinaux malades) et trois réviseurs seront désignés par tirage au sort pour superviser les opérations électorales.

Le processus d’élection

Chaque jour, les cardinaux procéderont à quatre scrutins secrets : deux le matin et deux l’après-midi. Les bulletins seront collectés, comptés, puis brûlés. En cas d’absence de résultat, la cheminée installée sur le toit de la chapelle émettra de la fumée noire ; en cas d’élection, la fumée sera blanche, signe attendu par les fidèles massés sur la place Saint-Pierre.

Une journée de prière en cas de blocage

Si aucun pape n’est élu après trois jours pleins de scrutins, une journée de prière et de réflexion sera organisée, probablement le vendredi 9 ou samedi 10 mai, pour permettre aux cardinaux de méditer avant de reprendre les votes.

Élection et proclamation du nouveau pape

Quand un cardinal sera élu avec la majorité requise, il devra répondre à deux questions posées par le doyen du Collège des cardinaux :
•« Acceptez-vous votre élection canonique comme Souverain Pontife ? »
•« De quel nom voulez-vous être appelé ? »

En acceptant, l’élu deviendra immédiatement le pape et évêque de Rome.

Chaque cardinal viendra alors rendre hommage au nouveau pape, avant que le cardinal protodiacre n’annonce au peuple : « Habemus papam » (« Nous avons un pape », en français – ndlr) depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre. Le nouveau souverain pontife apparaîtra ensuite pour accorder sa première bénédiction Urbi et Orbi à la foule et au monde entier.

Joseph Kouamé

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