Benoît Payan, maire de Marseille et celui d’Erevan, Tigran Avinyan, ont signé lundi 5 mai, un accord de jumelage afin de renforcer la coopération entre leurs deux villes autour de nombreux projets durables.
D’abord évoqué à l’occasion des commémorations du génocide arménien en 2024, avant d’être adopté en février dernier à l’occasion d’un conseil municipal, le jumelage très attendu entre les deux villes de Marseille en France et Erevan, capitale de l’Arménie, a été finalement paraphé ce lundi 5 mai.
Ont signé au bas de cet accord, Benoît Payan (DVG) en déplacement en Arménie et le maire d’Erevan, Tigran Avinyan. Selon la ville phocéenne, la convention est destinée à «renforcer la coopération entre les deux villes autour de projets durables, pour la culture, la transition écologique, l’éducation, le numérique et les métiers d’avenir». Ce jumelage «représente une promesse d’échanges approfondis et durables entre les municipalités et les citoyens», a fait savoir la mairie de Marseille, dans un communiqué.
Un partenariat qui consacre une amitié indéfectible a déclaré Benoît Payan. «Cette signature, je le crois, nous permettra de faire émerger ensemble, d’inventer ensemble, des solutions concrètes pour multiplier nos échanges et développer nos villes. Elle doit faire grandir Erevan, faire grandir Marseille, donner du sens à ce mot “jumelage” qui nous oblige et qui nous honore», a-t-il ajouté.
La deuxième ville de France a validé vendredi 28 Février, son jumelage avec la capitale d’Arménie, Erevan. Un choix salué à l’unanimité par le conseil municipal. La proposition faite par le maire DVG avait reçu l’assentiment de l’ensemble de l’assemblée, de la gauche à l’extrême droite, pour apporter un « indéfectible soutien à l’Arménie, aux Arméniens et à leur histoire« .
La ville était déjà liée à Marseille par un accord de partenariat signé du temps du maire Robert Vigouroux (1986-1995), a rappelé Didier Parakian à l’occasion. « Vous allez rendre heureux les 80 000 Marseillais d’origine arménienne« , avait salué l’ex-député Renaissance.
Ce jumelage s’inscrit dans un soutien à l’Arménie qui est sous la menace de l’Azerbaïdjan. En 2023, ce pays a annexé par la force l’enclave du Haut Karabagh, entraînant l’exode de près de 100 000 habitants vers l’Arménie.
Dans le cadre du jumelage entre la cité phocéenne et Erevan, le Maire Benoît Payan s’est rendu aussi dès son arrivée à la frontière au Sud du pays, dans le village de Khachik. Il a ensuite rencontré des familles de réfugiés artsakhiotes dans le village Paruyr Sevak. M. Payan, réaffirmé à la population le soutien plein et inconditionnel de la ville de Marseille face à la menace incessante de l’Azerbaïdjan.