Un an après son investiture, le président taïwanais, Lai Ching-te, a déclaré, ce mardi, que Taïwan restait ouvert au dialogue avec la Chine, mais que l’archipel devait dans le même temps « se préparer à la guerre pour éviter la guerre« .
Alors qu’il marquait le premier anniversaire de son investiture, le président taïwanais a affirmé, mardi 20 mai, que l’archipel était disposé à s’entretenir avec la Chine mais devait dans le même temps « se préparer à la guerre pour éviter la guerre ».
Le dirigeant de l’archipel a insisté sur le fait que la paix est précieuse, mais que Taiwan ne peut se permettre d’entretenir des illusions face aux menaces croissantes de Pékin. M. Laï a indiqué que son pays devait « se préparer à la guerre pour éviter la guerre », en coopérant avec ses partenaires internationaux pour maintenir la stabilité régionale.
Immédiatement la Chine a réagi assurant rester ouverte au » dialogue », sous conditions. » Sur la base du principe d’une seule Chine, nous sommes disposés à dialoguer (…) sur des sujets allant dans le sens de la réunification avec la mère patrie », a affirmé un porte-parole du Bureau des affaires taïwanaise, Chen Binhua.
La Chine revendique la souveraineté de l’archipel taïwanais et a menacé de recourir à la force pour en prendre le contrôle. Depuis son investiture en 2024, Pékin a intensifié ses activités militaires autour de Taiwan, notamment par des exercices de grandes envergures tels que » Serait Thunder -2025A ». D’ailleurs pour le gouvernement chinois qui a suspendu les communications officielles avec Taïwan depuis 2016, Lai est un » séparatiste dangereux. Lai continue de réitérer que seul le peuple taïwanais peut décider de son avenir et d’appeler à des échanges basés sur le respect mutuel et la dignité.
« Tant qu’il y aura de la parité et de la dignité, Taïwan sera disposé à communiquer et coopérer avec la Chine, remplacer l’endiguement par la communication, remplacer la confrontation par le dialogue et progresser sur la voie de la paix et de la prospérité », a déclaré le président Lai avant d’ajouter face à la presse que « la paix est inestimable et il ne peut y avoir de vainqueur à l’issue d’une guerre ».
Lai Ching-te, 65 ans , s’exprimait à l’occasion du premier anniversaire de son investiture. Ardent défenseur de la souveraineté de Taïwan, il est honni par Pékin, qui considère que l’archipel taïwanais fait partie de son territoire, et qui a menacé de recourir à la force pour en prendre le contrôle.
Selon des analystes, les propos du président taïwanais ont été relativement modérés mardi, par rapport à d’autres prises de paroles qui ont pu précédemment irrité. Dans ce sens , Wen-Ti Sung du Global China de l’Atlantic Council, a indiqué à l’AFP: »Lai calme son discours et fait faire profil bas à Taïwan pour éviter que l’archipel ne se retrouve dans la ligne de mire de quiconque dans ce contexte géopolitique incertain ».
Tout compte fait Lai Ching-te a assuré engagé son pays dans » une approche équilibrée » soulignant que » nous ne mettrons pas tous nos oeufs dans le même panier ».