Au Vietnam, l’Etat impose une cure d’austérité sans précédent à son administration, qui n’est pas sans rappeler la vaste offensive lancée aux États-Unis par le président Donald Trump. C’est un tournant majeur dans ce pays dirigé depuis la fin des années 1970 par le parti communiste, car, jusqu’à présent, être fonctionnaire signifiait bénéficier d’un emploi à vie. Mais la croissance économique est aujourd’hui menacée par l’offensive douanière de Washington, et les dirigeants s’y préparent.
L’austérité est de mise au Vietnam et les autorités ont annoncé des réformes sans précédent .To Lam, l’homme fort du pays, avait prévenu : les agences de l’État ne doivent pas devenir « des planques pour des fonctionnaires médiocres ». Et le chef du parti unique au pouvoir avait solennellement promis que l’État allait « se séparer des tumeurs pour avoir un corps fort et en bonne santé ».
Deux fois moins de provinces
Depuis, 23 000 fonctionnaires ont perdu leur poste, le nombre de ministères et agences gouvernementales a été ramené de 30 à 22. Aujourd’hui, la saignée continue : l’Assemblée nationale du Vietnam a massivement approuvé de nouvelles coupes budgétaires. Le nombre de provinces sera réduit de moitié. Une réforme qui entraînera la suppression de quelques 80 0000 postes supplémentaires.
Les sueurs froides des dirigeants face à Trump
Une révolution dans un pays où les dépenses courantes et les salaires des fonctionnaires représentent actuellement 70% du budget national. Mais la menace de Dd’imposer une surtaxe de 46% sur les produits vietnamiens donne des sueurs froides aux dirigeants. La cure d’austérité infligée à l’administration est une manière d’y répondre.
(Avec RFI )