En Guinée Conakry: le gouvernement à demande de « surseoir » à l’organisation du congrès

Prévu pour le 6 juillet 2025, le congrès extraordinaire de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) pourrait ne pas se tenir à la date indiquée. Dans une correspondance adressée au président du parti, Cellou Dalein Diallo, le ministre de l’Administration du Territoire ordonne la suspension de l’événement pour cause de « violations statutaires » et de « menace à l’ordre public ».

Nouvelle étape dans le bras de fer entre le porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo et l’actuelle direction de l’UFDG, le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo. Le ministre de l’Administration du territoire, le général Ibrahima Kalil Condé, ordonne à l’UFDG de « surseoir » à l’organisation de son congrès prévu le 6 juillet 2025.

La décision est officiellement consécutive à une saisine du « Mouvement des réformateurs de l’UFDG » (MR-UFDG), une branche dissidente du parti dirigée par Ousmane Gaoual Diallo, faite une semaine plus tôt, le 20 juin : le « MR-UFDG » dénonce en effet des irrégularités dans les modalités d’organisations du congrès. 

Dans le courrier ministériel signé vendredi, le général Ibrahima Kalil Condé ordonne, premièrement, à l’UFDG d’organiser son congrès extraordinaire, « en conformité avec les statuts et règlement intérieurs » du parti et, surtout, deuxièmement, de réintégrer Ousmane Gaoual Diallo, en conformité avec la décision de justice rendue le 23 mai et contre laquelle l’UFDG a interjeté appel.

Une réponse à ces exigences demandée sous 48h

Mais le général-ministre ne s’arrête pas là. Il ordonne aussi à l’UFDG de « s’engager dans un dialogue inclusif avec toutes les sensibilités du parti, y compris le Mouvement des réformateurs de l’UFDG [d’Ousmane Gaoual Diallo, Ndlr] », et ce, « sous l’égide d’une commission paritaire ».

Et le ministre de fixer un ultimatum : le parti devra détailler, dans un écrit et dans un délai de 48 heures, les dispositions qu’il prend pour répondre à ses « exigences ».

C’est une nouvelle épreuve pour l’UFDG, dont le président Cellou Dalein Diallo est en exil depuis plus de trois ans. Après l’« évaluation des partis politiques » plus tôt dans l’année, ce même ministère de l’Administration du territoire avait ordonné au parti d’organiser son congrès, sous peine d’être suspendu.

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