Donald Trump assure qu’Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu de soixante jours dans la bande de Gaza, et a appelé le Hamas à accepter ce qu’il a qualifié « d’ultime proposition ». Cela alors que le Premier ministre israélien doit se rendre à Washington au début de la semaine prochaine. Pas encore de réaction officielle du gouvernement israélien. Mais le sous-entendu du président américain fait déjà débat au sein de la classe politique israélienne.
Selon Donald Trump, les conditions pour une trêve dans la bande de Gaza sont réunies du côté israélien, alors même qu’Israël a annoncé, mardi 1er juillet, avoir étendu son offensive militaire dans l’enclave palestinienne. Une affirmation au cœur des tensions au sein du gouvernement de l’État Hébreu.
Il y a une majorité très forte dans la coalition et également chez les Israéliens pour le plan qui permettrait le retour des otages. Des nombreuses manifestations dans le pays, tranchant avec la position de Netanyahou. C’est une occasion qu’il ne faut pas laisser passer, souligne Gideon Sa’ar, ministre des Affaires étrangères de l’État d’Israël.
À l’opposé, les deux ministres d’extrême droite Itamar Ben Gvir (Sécurité nationale) et Bezalel Smotrich (Finances) tentent d’allier leurs forces pour torpiller le projet qui stipule un arrêt des combats de 60 jours et la libération d’une partie des otages toujours retenus à Gaza en deux temps.
Face à cette manœuvre, l’opposition israélienne s’est tourné vers le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour lui offrir un soutien parlementaire. Sur « X », le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a répété qu’il était prêt à apporter son soutien à M. Netanyahu pour faire aboutir un accord de libération des otages en cas de défection des deux hommes. Yair Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, affirme, lui, que Smotrich et Ben Gvir ne sont pas dignes de siéger au gouvernement.
Pour les familles d’otages encore retenus, les deux ministres en question ont tout simplement oublié les valeurs fondamentales du judaïsme.
Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023 en Israël au cours de l’attaque du Hamas et qui a donné lieu à des représailles de l’armée israélienne contre le mouvement islamiste, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas détient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre de Gaza, en 2014.