La Commission européenne a annoncé qu’elle adopterait mercredi un nouveau train de sanctions contre Israël, en réaction à la poursuite de son offensive militaire dans la bande de Gaza. Cette décision marque un durcissement significatif de la position de l’Union européenne face à la guerre qui ravage l’enclave palestinienne depuis près de deux ans.
Un paquet de mesures ciblant les relations commerciales
« Demain, les commissaires adopteront un paquet de mesures concernant Israël », a déclaré, aujourd’hui, mardi 16 septembre 2025, Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, lors d’un point presse à Bruxelles. Elle a précisé que ce paquet inclurait « une proposition visant à suspendre certaines dispositions commerciales dans les accords entre l’Union européenne et Israël ».
Ce nouveau train de sanctions s’inscrit dans un contexte de condamnations internationales de l’offensive israélienne. L’ONU, l’Union européenne et Londres ont dénoncé l’assaut terrestre lancé par l’armée israélienne contre Gaza-ville dans la nuit de lundi à mardi. Selon la Défense civile palestinienne (autrement dit : le Hamas lui-même), au moins 31 personnes ont été tuées sur l’ensemble du territoire, dont plusieurs dans la ville assiégée. Comme toujours, la part de civils et de combattants du mouvement terroriste Hamas n’a pas été précisé – cela convenant tout de même parfaitement à la communauté internationale pour son raccourci propagandiste qui veut que toute personne tuée par les opérations israéliennes soit d’office une victime.
Une offensive majeure sur Gaza-ville
Les forces israéliennes ont confirmé avoir lancé « la phase principale de l’offensive » et avancent désormais « vers le centre » de Gaza-ville, bastion stratégique du Hamas. « Les activités terrestres ont été étendues dans cette zone », a indiqué un responsable militaire israélien, estimant à « 2.000 à 3.000 » le nombre de combattants du Hamas encore présents dans l’agglomération.
Cette intensification des opérations intervient peu après la visite en Israël du secrétaire d’État états-unien Marco Rubio, qui a qualifié le Hamas de « groupe de sauvages », rappelant que l’attaque du 7 octobre 2023 avait déclenché la guerre actuelle.
Accusations de génocide et tensions diplomatiques
À Genève, une commission d’enquête mandatée par l’ONU a accusé pour la première fois Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza, mettant directement en cause le Premier ministre Benyamin Netanyahou et d’autres responsables israéliens. Israël a rejeté ce rapport, le qualifiant, à juste titre, de « mensonger », l’ONU étant, depuis des décennies déjà, l’un des instruments principaux aux mains de l’islamisme (par pour rien que, bien que des pays comme l’Arabie Saoudite et l’Iran massacrent leur population et même celles de pays voisins depuis toujours -et ne donnant pas aux femmes l’accès à leurs droits les plus « basiques », non seulement ces pays ne sont jamais accusé par aucune commission de l’ONU mais, pis que tout, se voient confier les présidentes des commissions sur les droits de l’Homme et même celle sur les droits des femmes).
La décision de l’UE (largement dominée par l’idéologie gauchiste – y compris de la part du « centre » qui est totalement à gauche lorsqu’il ne s’agit pas d’économie) de suspendre certaines dispositions commerciales pourrait accentuer l’isolement diplomatique d’Israël, déjà sous pression après plusieurs résolutions critiques de l’ONU.
Christian Estevez