L’Assemblée nationale togolaise a un nouveau visage. Les députés ont élu,le professeur Komi Sélom Klassou à la tête de l’institution parlementaire, lors d’une séance plénière marquant le renouvellement partiel du bureau. L’ancien Premier ministre succède ainsi à Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, devenant le quinzième président de l’histoire du Parlement togolais.
Une élection à l’unanimité
Présidée par Ayao Dzréké, quatrième vice-président du Parlement, cette plénière constituait la deuxième séance de la deuxième session ordinaire de l’année.
Conformément aux articles 14 et 15 du règlement intérieur, les députés ont procédé à un vote à main levée.
Le scrutin s’est soldé par un plébiscite : Komi Sélom Klassou a recueilli 109 voix, soit la totalité des suffrages exprimés.
Cette élection consacre le retour au premier plan d’une figure politique bien connue du pays. Ancien chef du gouvernement et parlementaire chevronné, Klassou aura pour mission de diriger l’Assemblée pour la durée restante du mandat du bureau ouvert le 14 juin 2024.
Un renouvellement partiel du bureau
Outre le perchoir, les députés ont également procédé à l’élection de quatre vice-présidents afin de compléter le bureau de l’Assemblée nationale.
Selon les dispositions de l’article 14 du règlement intérieur, ont été élus :
• Hadja Mémounatou Ibrahima, Première Vice-présidente
• Gbalgueboa Kangbéni, Deuxième Vice-président
• Saad Mohamed Ouro-Sama, Troisième Vice-président
• Pawoumondom Wella, Cinquième Vice-président
Ce renouvellement partiel vient renforcer la continuité institutionnelle du Parlement tout en consolidant la représentation politique au sein de l’hémicycle.
Komi Sélom Klassou, une figure d’expérience
Professeur de formation, Komi Sélom Klassou est une personnalité bien connue du paysage politique togolais.
Ancien Premier ministre et député de longue date, il s’est illustré par son attachement aux valeurs de dialogue et de stabilité institutionnelle.
Son élection à la présidence de l’Assemblée nationale apparaît comme un consensus politique autour d’un homme d’expérience, capable de rassembler les différentes sensibilités de la majorité parlementaire.
Un mandat placé sous le signe de la continuité
Avec cette élection, le Parlement togolais confirme sa volonté de stabilité et de continuité institutionnelle.
Le nouveau président aura la tâche de poursuivre les réformes législatives entamées sous son prédécesseur et de renforcer le rôle de l’Assemblée dans le suivi de l’action gouvernementale.
Son mandat, bien que partiel, s’annonce décisif dans la consolidation du cadre démocratique et le bon fonctionnement de l’institution parlementaire.