Au début de l’année 2026, l’actualité togolaise est marquée par une importante mesure de clémence présidentielle, accompagnée de la libération d’un ressortissant étranger dont le cas avait été largement médiatisé.
Une grâce présidentielle pour désengorger les prisons
À la veille du Nouvel An 2026, le président togolais Faure Gnassingbé a accordé une grâce présidentielle à 1 511 détenus, dans le cadre des traditionnelles mesures de fin d’année. Cette décision vise principalement à désengorger les établissements pénitentiaires du pays, régulièrement critiqués pour leur surpopulation.
Selon les autorités, la grâce concerne essentiellement des personnes condamnées pour des délits mineurs, des détenus âgés en fin de peine, des condamnés souffrant de maladies graves, ainsi que des personnes purgeant de longues peines et ayant déjà accompli une part significative de leur condamnation.
Cette mesure s’inscrit dans le discours de vœux à la Nation du chef de l’État, au cours duquel il a rappelé ses priorités pour l’année 2026, axées sur la protection, le rassemblement et la transformation du peuple togolais.
La libération d’un ressortissant français
Parallèlement à cette grâce collective, un cas particulier a retenu l’attention internationale. Le 1er janvier 2026, le ministère français des Affaires étrangères (Quai d’Orsay) a annoncé la libération de Steeve Rouyar, un ressortissant français détenu au Togo depuis juin 2025.
Arrêté en marge d’une manifestation, il était poursuivi notamment pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Après environ huit mois de détention, il a pu regagner la France, mettant fin à une affaire suivie de près par les autorités françaises et les organisations de défense des droits humains.
Des revendications toujours présentes
Malgré ces libérations, la question des prisonniers politiques demeure un sujet sensible au Togo. L’opposition et plusieurs organisations de la société civile continuent de réclamer la libération de dizaines de militants et d’opposants arrêtés lors de manifestations antérieures, notamment en 2024 et 2025.
Ces acteurs estiment que la grâce présidentielle, bien que significative, ne répond que partiellement aux revendications liées aux libertés publiques et au climat politique, appelant à des mesures plus larges en faveur de l’apaisement et du dialogue national.