Un consensus inédit entre factions palestiniennes
Le 14 janvier 2026, l’Égypte a annoncé qu’un consensus avait été atteint entre les différentes factions palestiniennes pour former un comité technocratique chargé de gouverner temporairement la bande de Gaza. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la phase deux du plan de paix américain, visant à stabiliser et reconstruire l’enclave après deux ans de conflit.
Le comité, officiellement nommé Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), est composé de 15 personnalités palestiniennes choisies pour leurs compétences professionnelles plutôt que leurs affiliations politiques. Il doit assurer l’administration quotidienne et coordonner la reconstruction dans un contexte post‑conflit.
Un rôle central dans le plan américain
Ce comité fait partie du plan proposé par le président américain Donald Trump, qui prévoit de transformer le simple cessez‑le‑feu en un processus structuré de démilitarisation et de gouvernance civile. L’objectif est de restaurer les services essentiels — eau, électricité, santé, éducation — et de préparer un retour progressif à une administration palestinienne plus large.
L’Égypte a joué un rôle de médiateur, facilitant les discussions entre les factions souvent opposées et favorisant un accord sur une gouvernance neutre et temporaire.
Défis et premières actions
Le comité a tenu sa première réunion au Caire, pour définir ses priorités concernant la sécurité, la stabilité et la reconstruction de Gaza. Une fois les structures administratives mises en place, le comité se déplacera sur le terrain pour commencer la mise en œuvre concrète de ses missions.
Des obstacles persistent : Israël a exprimé sa réserve sur la composition du comité, estimant que certaines décisions n’avaient pas été suffisamment coordonnées avec ses autorités. La bande de Gaza reste également fragile, avec un cessez‑le‑feu précaire et des tensions sociales importantes.
Une étape vers la normalisation
Malgré ces défis, la création du comité technocratique constitue une étape importante pour la stabilisation de Gaza et la mise en œuvre du plan américain. Elle reflète la volonté des parties palestiniennes de coopérer pendant cette période de transition et illustre l’engagement régional de l’Égypte pour soutenir la paix et la reconstruction.
Crédit photo :Jehad Alshrafi, AP