Macron annonce la signature d’un accord complémentaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle‑Calédonie

Le président français Emmanuel Macron a annoncé la signature d’un accord complémentaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle‑Calédonie, un territoire français du Pacifique, marquant une nouvelle étape dans le processus de réforme institutionnelle de l’archipel.

Cet accord, nommé « Élysée‑Oudinot », vient compléter l’accord de Bougival signé en juillet 2025, qui visait à créer un État de Nouvelle‑Calédonie doté d’une nationalité propre, tout en maintenant ses liens avec la République française. Il est le résultat de plusieurs jours de négociations entre l’État français et cinq délégations politiques calédoniennes, bien que le principal mouvement indépendantiste, le FLNKS, ait boycotté le processus. D’autres formations, telles que l’Union nationale pour l’indépendance et des partis non indépendantistes, ont participé à la signature.

Les points clés de l’accord

L’accord complémentaire définit plusieurs axes essentiels :
• Reconnaissance de l’identité kanak : le texte réaffirme l’importance de cette identité tout en appelant à construire une identité calédonienne commune.
• Autodétermination : il encourage l’exercice du droit à l’autodétermination pour chaque Calédonien et prévoit le transfert progressif de compétences de l’État vers l’archipel.
• Volet économique et social : un pacte de soutien financier a été signé afin de renforcer le développement économique et social de la Nouvelle‑Calédonie.

Étapes à venir

L’accord doit maintenant être inscrit dans un projet de loi constitutionnelle qui sera soumis au débat parlementaire. Après adoption législative, le texte sera présenté aux Calédoniens pour approbation au printemps ou à l’été 2026, suivi de l’adoption d’une loi organique à l’automne. Les élections provinciales, déjà reportées à plusieurs reprises, sont prévues avant le 31 décembre 2026.

Défis et enjeux

La réforme reste sensible, notamment en ce qui concerne le corps électoral, qui limite le droit de vote aux habitants installés avant 1998 et à leurs descendants. L’accord devra également obtenir une majorité qualifiée au Congrès français, ce qui constitue un test politique majeur pour le gouvernement.

Cette étape marque une avancée importante dans le processus de clarification de l’avenir institutionnel de la Nouvelle‑Calédonie, mais elle reste fragile face aux divisions politiques locales et à l’opposition persistante des indépendantistes.

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