Présidentielles au Costa Rica : Laura Fernandez s’impose dès le premier tour sur fond d’enjeux sécuritaires

Le Costa Rica a élu, dimanche 1er février 2026, sa nouvelle présidente dès le premier tour de l’élection présidentielle. La candidate de droite Laura Fernandez est arrivée largement en tête du scrutin, franchissant le seuil requis pour éviter un second tour, selon les résultats officiels communiqués par les autorités électorales.

Une victoire nette dès le premier tour

Laura Fernandez a obtenu près de 49 % des suffrages, dépassant le seuil constitutionnel de 40 %, assorti d’un écart suffisant avec ses poursuivants, nécessaire pour être élue dès le premier tour. Cette avance lui permet de s’imposer sans passer par un second tour initialement prévu en avril.

Son principal adversaire, Álvaro Ramos, candidat de centre droit, a reconnu sa défaite peu après l’annonce des résultats, confirmant ainsi l’issue rapide du scrutin.

Une campagne centrée sur la sécurité et l’ordre public

Âgée de 39 ans, Laura Fernandez a axé sa campagne sur la lutte contre l’insécurité, devenue l’une des principales préoccupations des électeurs costariciens. Le pays, longtemps considéré comme l’un des plus stables et sûrs d’Amérique centrale, fait face depuis plusieurs années à une hausse de la criminalité, notamment liée au narcotrafic.

La candidate s’est engagée à renforcer les forces de sécurité, améliorer la coopération internationale et restaurer l’autorité de l’État face aux réseaux criminels.

Continuité politique avec le pouvoir sortant

Laura Fernandez est perçue comme une proche du président sortant Rodrigo Chaves, dont elle a été une collaboratrice et une figure clé du camp conservateur. Sa victoire s’inscrit ainsi dans une forme de continuité politique, même si elle a affirmé vouloir imprimer son propre style et ses priorités au cours de son mandat.

Un signal politique en Amérique centrale

Cette élection renforce la présence de la droite au pouvoir en Amérique centrale, dans un contexte régional marqué par des débats sur la sécurité, la gouvernance et la stabilité institutionnelle. L’arrivée de Laura Fernandez à la tête de l’État est observée de près par les partenaires régionaux et internationaux du Costa Rica.

La nouvelle présidente doit entrer en fonction le 8 mai 2026, pour un mandat de quatre ans.

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