Liban : une opération israélienne ciblée entraîne l’enlèvement d’un cadre islamiste

Une nouvelle opération militaire israélienne a eu lieu dans le sud du Liban, ravivant les tensions persistantes le long de la frontière libano-israélienne. Selon les informations rapportées par RFI, l’armée israélienne a enlevé, le 9 février 2026, le responsable d’un groupe islamiste sunnite lors d’un raid ciblé mené en territoire libanais.

Une opération ciblée près de la frontière

D’après l’armée israélienne, l’opération s’est déroulée à l’aube dans une localité du sud du Liban, à proximité immédiate de la frontière avec Israël. Les forces israéliennes affirment avoir agi sur la base de renseignements précis visant un cadre du mouvement sunnite Jamaa Islamiya, identifié comme Atwi Atwi. L’homme aurait été interpellé puis transféré en Israël pour y être interrogé par les services de sécurité.

Les autorités israéliennes présentent cette intervention comme une action préventive destinée à neutraliser une menace sécuritaire potentielle.

Réactions du groupe islamiste et du Liban

La Jamaa Islamiya a rapidement condamné l’opération, dénonçant un enlèvement et non une arrestation, et a tenu Israël pour entièrement responsable de la sécurité de son responsable. Le mouvement a également dénoncé une violation de la souveraineté libanaise.

À ce stade, les autorités libanaises n’ont pas annoncé de réponse militaire immédiate, mais plusieurs responsables politiques ont exprimé leurs inquiétudes face à ce qu’ils considèrent comme une nouvelle atteinte à l’intégrité territoriale du Liban.

Un contexte régional toujours instable

Cette opération intervient dans un climat de fortes tensions régionales, malgré les tentatives de désescalade observées ces derniers mois. Le sud du Liban reste une zone particulièrement sensible, marquée par des affrontements récurrents, des frappes ciblées et des incursions militaires, même après les accords de cessez-le-feu conclus précédemment entre Israël et le Hezbollah.

La Jamaa Islamiya, mouvement islamiste sunnite libanais, dispose d’une aile politique et d’une branche armée. Bien que moins puissante que le Hezbollah, elle est active dans certaines régions du pays et a déjà été impliquée dans des incidents sécuritaires le long de la frontière sud.

Risques d’escalade

L’enlèvement d’un responsable de ce groupe islamiste pourrait entraîner de nouvelles tensions, voire des représailles, dans une région déjà fragilisée par les conflits à Gaza et par les rivalités régionales impliquant plusieurs acteurs étatiques et non étatiques.

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, craignant qu’un nouvel épisode de violence ne compromette davantage la stabilité du Liban et de l’ensemble du Moyen-Orient.

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