Ukraine : Poutine propose un sommet avec Trump et Xi Jinping sans Zelensky,Tension entre trump et Zelensky

Le président russe Vladimir Poutine aurait proposé une rencontre avec Donald Trump et Xi Jinping pour discuter de l’avenir de la guerre en Ukraine, sans participation de Volodymyr Zelensky. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Kiev, marqué par un assouplissement des sanctions américaines contre Moscou.

Selon des informations rapportées à la mi-octobre par le Wall Street Journal, Vladimir Poutine aurait évoqué, lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump le 9 octobre 2026, l’organisation d’un sommet réunissant les dirigeants russe, américain et chinois. Cette rencontre pourrait se tenir en marge du forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), prévu les 18 et 19 novembre à Shenzhen, en Chine.

L’absence du président ukrainien Volodymyr Zelensky dans ces discussions potentielles suscite des interrogations sur la place accordée à Kiev dans les négociations concernant son propre avenir. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a toutefois précisé qu’aucun accord définitif n’avait encore été établi sur la tenue de cette rencontre ou sur son éventuel ordre du jour.

Washington assouplit sa politique envers Moscou

Cette initiative diplomatique intervient alors que l’administration Trump multiplie les décisions favorables aux intérêts russes. Selon les informations rapportées, Washington aurait notamment conclu un accord portant sur l’achat de diesel russe, dans un contexte de tensions sur les marchés énergétiques internationaux.

Le président américain a également suspendu l’application de nouvelles sanctions visant la Russie, malgré l’existence d’un dispositif adopté par le Congrès américain. Cette décision a provoqué des critiques au sein des deux principaux partis politiques américains, certains élus estimant qu’elle risque de réduire la pression exercée sur le Kremlin.

Le sénateur démocrate Richard Blumenthal et plusieurs élus républicains ont notamment dénoncé cette orientation. De son côté, l’Institute for the Study of War estime que l’assouplissement des sanctions pourrait permettre à Moscou de poursuivre son effort de guerre sans être suffisamment incité à négocier.

Par ailleurs, des restrictions concernant l’utilisation de Starshield, le réseau de communication satellitaire militaire associé à Starlink, auraient affecté certaines capacités opérationnelles ukrainiennes. Washington reste toutefois contesté sur plusieurs aspects de sa politique envers Kiev, notamment concernant le partage de renseignements militaires.

Zelensky craint un accord conclu au détriment de l’Ukraine

Volodymyr Zelensky a exprimé ses inquiétudes face à l’évolution des relations entre Washington et Moscou. Le président ukrainien redoute que la recherche d’une issue rapide au conflit ne se fasse aux dépens des intérêts territoriaux et sécuritaires de son pays.

Donald Trump a, de son côté, renouvelé ses critiques contre le dirigeant ukrainien sur son réseau Truth Social, l’accusant de ne pas vouloir mettre fin à la guerre. Le président américain reproche notamment à Kiev ses frappes contre les raffineries russes, estimant que celles-ci contribuent aux tensions sur les marchés pétroliers et aux difficultés économiques aux États-Unis.

L’Ukraine affirme que ces opérations constituent des représailles aux bombardements russes visant ses infrastructures énergétiques depuis le début de l’invasion, en février 2022. Kiev cherche également à réduire les revenus pétroliers qui financent l’effort militaire russe.

Malgré ces tensions, Volodymyr Zelensky a indiqué avoir échangé avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Il a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre les discussions et a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités ukrainiennes de défense antiaérienne, notamment grâce aux systèmes Patriot.

La Chine pourrait renforcer son rôle diplomatique

La participation éventuelle de Xi Jinping à ce sommet donnerait à Pékin une place centrale dans les discussions sur un conflit qui bouleverse les équilibres internationaux depuis plus de quatre ans.

Pour la Chine, une telle rencontre constituerait une occasion de renforcer son influence diplomatique et de consolider ses relations avec Moscou, tout en se présentant comme un acteur capable de contribuer à une issue négociée.

Toutefois, l’éventuelle exclusion de l’Ukraine soulève une question fondamentale : dans quelle mesure un accord sur la guerre pourrait-il être durable sans la participation directe du pays concerné ?

Alors que les bombardements se poursuivent des deux côtés, les tensions diplomatiques s’accentuent. La perspective d’un sommet entre Poutine, Trump et Xi Jinping reste incertaine, mais elle illustre déjà les interrogations sur l’avenir du soutien américain à Kiev et sur la place de l’Ukraine dans les négociations à venir.

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