Le Rassemblement national (RN) a annoncé qu’il boycotterait la commission d’enquête parlementaire sur les violences survenues en marge des manifestations des 17 et 18 octobre 2026. En cause : l’absence de représentants du parti parmi les trois rapporteurs désignés.
Mardi 20 octobre, Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (Parti socialiste) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social) ont été nommés à ces postes, à l’issue d’un scrutin à bulletin secret.
Marine Le Pen dénonce un revirement par rapport aux engagements pris concernant la représentation des différents courants politiques. Elle accuse la gauche d’avoir empêché le RN d’obtenir un poste de rapporteur.
Dans un communiqué, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a qualifié la commission d’« entre-soi gauchiste », estimant qu’elle était « discréditée avant même d’avoir débuté ses travaux ».
Le candidat du RN, Michaël Taverne, a obtenu 23 voix au dernier tour, contre 28 pour Pouria Amirshahi, selon des sources parlementaires.
De son côté, La France insoumise a également regretté l’absence de l’un de ses députés parmi les rapporteurs. Les travaux de la commission doivent notamment permettre d’examiner les violences et la réponse des autorités lors des événements concernés.