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Un physicien américain propose un trajet vers Mars en 90 jours grâce à une technologie déjà disponible

Une nouvelle approche du voyage interplanétaire, présentée par un chercheur de l’Université de Californie à Berkeley, pourrait bouleverser la manière dont l’humanité envisage l’exploration de la planète rouge.

Jusqu’à présent, se rendre sur Mars représentait un périple de six à neuf mois, au-delà des limites d’exposition recommandées aux radiations cosmiques pour les astronautes. Mais selon Jack Kingdon, physicien à l’Université de Californie à Berkeley, ce voyage pourrait ne durer que 90 jours, sans avoir besoin de technologies futuristes. Sa proposition, publiée récemment dans la revue Scientific Reports, s’appuie uniquement sur les technologies existantes, notamment la fusée Starship de SpaceX.

Un raccourci interplanétaire basé sur la physique classique

Le cœur du projet repose sur une optimisation des trajectoires interplanétaires selon le problème de Lambert, une méthode bien connue des ingénieurs aérospatiaux. Contrairement aux idées reçues, cette trajectoire accélérée ne nécessite pas de propulsion nucléaire ou ionique encore en développement, mais uniquement une fusée chimique puissante et réutilisable : le Starship.

Le plan prévoit l’envoi de six vaisseaux spatiaux : deux habités et quatre cargos non habités transportant du matériel et des ressources. Pour les préparer, environ 45 lancements seraient nécessaires sur une période de deux à trois semaines. Un rythme intensif mais cohérent avec les ambitions logistiques de SpaceX.

Une manœuvre en orbite basse avant le grand départ

Le défi le plus complexe serait l’organisation en orbite terrestre. Des ravitailleurs Starship, spécialisés dans le transport de carburant, devraient procéder à une série de ravitaillements cryogéniques :
• Les deux vaisseaux habités nécessiteraient 15 ravitaillements chacun, pour embarquer environ 1 500 tonnes de propulseur.
• Les quatre cargos recevraient chacun quatre ravitaillements et emprunteraient une trajectoire plus lente mais économiquement avantageuse.

Une fois ravitaillés en méthane et oxygène liquide, les vaisseaux habités s’élanceraient sur une trajectoire de type Lambert à haute énergie, permettant un transit en 90 jours. À l’approche de Mars, une manœuvre de freinage permettrait de réduire leur vitesse de 9,7 km/s à environ 6,8 km/s avant d’entrer dans l’atmosphère martienne.

Aérocapture et atterrissage propulsif

La phase finale du voyage vers Mars serait marquée par une aérocapture, technique audacieuse mais prometteuse : le vaisseau utiliserait l’atmosphère martienne pour freiner sans consommer de carburant, avant un atterrissage propulsif sur la surface.

Le scénario proposé serait réalisable dès 2035, selon les calculs, à condition que SpaceX réussisse à maîtriser deux éléments critiques : le ravitaillement cryogénique orbital à grande échelle et l’aérocapture à haute vitesse, encore jamais testés en conditions réelles.

Le voyage retour, un pari technologique

Le retour vers la Terre serait encore plus complexe. Le plan nécessiterait la construction préalable d’une usine de production de carburant sur Mars, reposant sur le procédé Sabatier, qui transforme le dioxyde de carbone et l’eau martienne en méthane et oxygène.

Une fois ravitaillé en orbite martienne par l’un des cargos envoyés plus tôt, le vaisseau habité pourrait alors entamer un voyage retour de 90 jours vers la Terre.

Une proposition ambitieuse mais controversée

Si la proposition de Jack Kingdon suscite l’enthousiasme, elle ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Le chercheur admet que ses idées contredisent les approches privilégiées par des institutions comme la NASA, qui misent encore sur la propulsion nucléaire thermique, jugée plus adaptée aux voyages rapides, bien que cette technologie soit loin d’être mature sur le plan technique et réglementaire.

Vers une colonie humaine sur Mars ?

Cette avancée s’inscrit dans une vision plus large portée par Elon Musk, qui souhaite bâtir une ville autosuffisante sur Mars. Pour y parvenir, SpaceX envisage d’y envoyer dans un premier temps des robots pour la construction d’infrastructures de base, avant de faire voyager les premiers colons volontaires.

En réduisant la durée du voyage à seulement trois mois, le scénario de Kingdon pourrait bien rapprocher cette ambition d’une réalité tangible — à condition de surmonter les nombreux défis logistiques, techniques et financiers que pose une telle expédition.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung renonce à sa participation au sommet de l’Otan à La Haye

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a officiellement décidé de ne pas participer au sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) qui se tiendra les 24 et 25 juin à La Haye, aux Pays-Bas. L’annonce a été faite ce dimanche à 18h10 (heure locale) par le bureau présidentiel à Séoul.

Dans un communiqué, la présidence sud-coréenne a expliqué que cette décision était motivée par l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient ainsi que par des priorités internes urgentes.

« Compte tenu de l’incertitude causée par la situation au Moyen-Orient et les actualités internes, et malgré le fait que le bureau présidentiel ait examiné positivement la participation du président au sommet de l’Otan, le président a décidé de ne pas y participer cette fois-ci », précise le texte.

Un sommet crucial manqué

La participation du président Lee au sommet de l’Otan était initialement perçue comme une opportunité stratégique, notamment pour rencontrer son homologue américain Donald Trump. Plusieurs médias sud-coréens avaient anticipé une réunion bilatérale au cours de laquelle les deux chefs d’État auraient discuté de sujets sensibles pour Séoul :
• la reprise des droits de douane américains sur les produits sud-coréens,
• le partage des coûts liés à la présence militaire américaine en Corée du Sud,
• et le futur déploiement des troupes américaines dans la péninsule.

La nécessité d’un dialogue direct s’est intensifiée depuis l’annulation d’une rencontre prévue le 17 juin à Toronto, en marge du sommet du G7, en raison du retour précipité de Donald Trump à Washington.

La crise au Moyen-Orient bouleverse les plans

La décision de renoncer au sommet de l’Otan intervient dans un contexte international extrêmement tendu, marqué par des frappes directes des États-Unis contre des installations nucléaires iraniennes. Ces événements ont ravivé le spectre d’une escalade militaire majeure dans la région.

À Séoul, les autorités redoutent des conséquences économiques sévères, notamment sur l’énergie, le commerce et la stabilité financière du pays. Le président Lee, fraîchement investi et confronté à des dossiers économiques urgents, aurait donc choisi de rester à la tête du pays pour suivre de près l’évolution de la situation.

Une absence remarquée au sein du groupe Indo-Pacifique

Le sommet de l’Otan devait également être l’occasion pour le président Trump de rencontrer collectivement les quatre partenaires indo-pacifiques (IP4) : la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Selon des sources au sein de l’Otan, ces rencontres visaient à renforcer la coordination stratégique entre les alliés occidentaux et les démocraties asiatiques face aux défis croissants posés par la Chine et la Russie.

L’absence du président Lee ne manquera pas d’être remarquée, alors que Séoul cherche à consolider sa posture diplomatique dans cette région clé.

Une posture sous pression

La décision du président Lee illustre le dilemme auquel est confrontée la Corée du Sud : maintenir une présence diplomatique forte sur la scène internationale tout en faisant face à des urgences nationales et régionales pressantes.

D’un côté, l’administration Lee cherche à rétablir rapidement des liens solides avec l’administration Trump sur le plan commercial et sécuritaire ; de l’autre, elle doit affronter un environnement international de plus en plus volatil et gérer les attentes internes dans un contexte économique incertain.

Il n’est pas exclu qu’un entretien bilatéral entre Lee et Trump soit reprogrammé dans les semaines à venir, en marge d’un autre forum international ou lors d’une visite officielle.

Les prochaines heures pourraient voir de nouveaux ajustements diplomatiques au sein des relations États-Unis–Corée du Sud, tandis que l’extension du conflit au Moyen-Orient reste l’un des dossiers les plus préoccupants à Séoul comme à Washington.

Finale NBA : le Thunder d’Oklahoma City triomphe avec un premier sacre

La jeune équipe d’Oklahoma City a dominé les Indiana Pacers (103-91) dimanche soir, lors du dernier match d’une finale très disputée. Ce succès confirme la stratégie du manager général Sam Presti, qui a fait le pari de construire autour de la jeunesse.

Porté par son MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander (29 points, 12 passes), le Thunder d’Oklahoma City a décroché, dimanche 22 juin, à domicile son premier sacre NBA (National Basket Association) face aux Indiana Pacers.

Le Thunder s’est imposé 103-91 lors d’un 7e match électrique pour remporter la série 4-3 et valider son couronnement, mais a longtemps tremblé face aux Pacers, pourtant privés de leur talisman Tyrese Haliburton, sorti blessé après sept minutes de jeu.

Le Thunder, héritier des Seattle SuperSonics champions en 1979, décroche ainsi son premier titre depuis son installation en Oklahoma en 2008. « OKC » avait atteint une première fois la finale en 2012 dans le sillage de Kevin Durant mais avait été dominé par Miami et LeBron James.

Le projet de Sam Presti

Treize ans plus tard, la franchise, qui repose sur un marché commercial modeste de cet État rural du Sud, a tout changé, sauf le manager général Sam Presti, qui a patiemment bâti un rouleau-compresseur défensif, grâce à de jeunes joueurs et un entraîneur à peine plus âgé, Mark Daigneault (40 ans).

Après un premier âge d’or, Presti fait table rase en 2019 et parie sur Gilgeous-Alexander qu’il récupère auprès des Clippers, avec ce qui est désormais considéré comme le casse du siècle en NBA.

Daigneault débute l’année suivante sa première expérience de titulaire sur un banc NBA sans pression et prend le temps de faire progresser ses jeunes joueurs autour de la future star Gilgeous-Alexander, qui franchit les 30 points par match de moyenne à partir de l’exercice 2022-2023.

Meilleur bilan de la conférence Ouest l’an passé déjà, le Thunder achève son apprentissage en tombant en demi-finale de conférence contre Dallas et Luka Doncic, avant de devenir la meilleure équipe de la ligue cette saison.

Un collectif jeune avec l’avenir devant lui

Lors des play-offs, l’équipe est bousculée au deuxième tour par le champion 2023 Denver et Nikola Jokic, battus 4-3, après un échauffement contre Memphis (4-0) et avant un succès autoritaire contre Minnesota (4-1) pour voir la finale, où les étonnants Pacers font trembler le Thunder jusqu’au bout.

Shai Gilgeous-Alexander n’aura pas fait injure à son statut de meilleur joueur de la ligue nord-américaine, avec des finales de patron aux statistiques épaisses (30,3 points de moyenne).

Le Thunder aura su trouver à son étoile un lieutenant solide, Jalen Williams (20 points), révélation des dernières rencontres, l’immense, agile et toujours perfectible Chet Holmgren (18 points) complétant le trio. Le pivot Isaiah Hartenstein et le couteau-suisse Alex Caruso ont enrichi l’été dernier un collectif à la défense redoutable menée par l’étouffant Québecois Luguentz Dort.

Dimanche, la finale a connu un premier temps fort, malheureux, lorsque Tyrese Haliburton s’est écroulé sur le parquet après 7 minutes de jeu, avant de sortir définitivement, en larmes, touché dans le bas de la jambe droite. Bien que privés de leur talisman, les Pacers sont restés dans la partie et ont âprement défendu leurs chances, les deux formations se rendant coup pour coup en première période, Indiana virant même en tête (48-47) à la pause.

Le Thunder a fini par faire la différence lors du 3e quart-temps (81-68), avec un peu d’adresse de loin, et malgré les arabesques de T.J. McConnell (16 points dont 12 lors du 3e quart-temps).

L’absence d’Haliburton s’est fait sentir en début de 4e quart-temps, les Pacers se retrouvant incapables de marquer pendant 4 minutes 30 marquant l’envol définitif des locaux.

Alors que la NBA célèbre un septième champion différent en sept ans, le Thunder possède les moyens de rester en haut de l’affiche, avec une masse salariale maîtrisée et un effectif de 25 ans de moyenne d’âge. L’orage peut continuer de gronder sur la NBA.

Fake News : Non, la Corée du Nord ne s’engage pas aux côtés de l’Iran contre Israël

Ces derniers jours, un post viral sur le réseau social X (ex-Twitter), visionné près de 30 millions de fois, prétend que la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran dans le contexte des tensions croissantes avec Israël. L’annonce, reprise sur plusieurs plateformes comme TikTok, Facebook ou Instagram, a enflammé les débats, suscitant autant d’espoir chez certains que d’inquiétudes chez d’autres. Mais cette affirmation est fausse.

Une rumeur sans fondement relayée par un compte douteux

Le message, qui se limite à une phrase lapidaire « SCOOP : la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran » – cite comme source les « médias d’État nord-coréens ». Pourtant, aucune agence de presse crédible, qu’il s’agisse de Reuters, l’AFP, AP News ou encore la BBC, n’a confirmé cette information.

À l’origine de la rumeur, on retrouve le compte X « Pamphlets », qui se présente comme « affilié à l’État d’URSS » et relaie régulièrement des contenus favorables aux régimes autoritaires, notamment la Corée du Nord, ainsi que des publications antisionistes et conspirationnistes. Cette source n’a aucune crédibilité journalistique et ne fournit aucune preuve concrète de ses affirmations.

Une coopération militaire historique, mais rien de nouveau

Il est vrai que Pyongyang et Téhéran ont des relations militaires anciennes, fondées sur des échanges de technologie balistique et de savoir-faire depuis plusieurs décennies. Toutefois, aucun élément sérieux ne permet d’affirmer que la Corée du Nord envisage de soutenir activement l’Iran dans un conflit direct contre Israël.

La vigilance est d’autant plus de mise que les tensions au Moyen-Orient suscitent déjà de vives préoccupations internationales quant à un risque d’embrasement régional. L’hypothèse d’une implication militaire nord-coréenne dans un nouveau théâtre de guerre constitue un sujet sensible, et toute annonce en ce sens devrait être traitée avec rigueur.

Une fausse information virale

Pour l’heure, rien ne confirme que la Corée du Nord envisage d’envoyer une aide militaire à l’Iran dans son affrontement avec Israël. Il s’agit d’une infox sans fondement, qui s’appuie sur des sources non vérifiées et des réseaux habitués à la désinformation. Dans un contexte aussi volatile, la prudence et la vérification des sources restent essentielles.

EUA : la justice autorise le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles par Donald Trump

Jeudi, une cour d’appel fédérale des États-Unis a donné raison au président Donald Trump, l’autorisant à maintenir le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles pour faire face aux manifestations liées à sa politique migratoire, et ce malgré l’opposition exprimée par les autorités de l’État de Californie.

« Le fait que le président n’ait pas émis l’ordre de fédéralisation directement +à travers+ le gouverneur de Californie ne limite pas son autorité par ailleurs légale d’appeler la Garde nationale », ont écrit les trois juges de la cour de San Francisco dans un jugement unanime de 38 pages.

Donald Trump a ainsi été en droit d’ordonner la mobilisation de 4000 membres de la Garde nationale pour 60 jours afin de « protéger les fonctionnaires » et bâtiments fédéraux, ont tranché les juges.

Le président américain a salué jeudi soir la décision, une « GRANDE VICTOIRE » selon lui.

« Partout aux Etats-Unis, si nos villes et nos concitoyens ont besoin d’une protection, c’est à nous de la leur fournir si l’Etat ou la police locale en sont incapables, pour quelque raison que ce soit », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Saisi par le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, un juge fédéral avait estimé illégal en première instance la semaine dernière l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale. Le magistrat avait du même coup ordonné que le contrôle de ce corps de réserve à double tutelle soit rendu au gouverneur démocrate.

« Le combat n’est pas fini », a réagi jeudi Gavin Newsom. « Nous poursuivrons notre contestation de l’utilisation autoritaire par le président Trump des soldats américains contre les citoyens », a-t-il posté sur X.

Le déploiement de la Garde nationale sans l’accord du gouverneur de l’État – qui détient également une autorité sur cette force de réserve – constitue une première aux États-Unis depuis 1965.

Ce déploiement fait suite à une série d’interpellations musclées de migrants en situation irrégulière par les agents de l’ICE, la police fédérale de l’immigration, dans la ville de Los Angeles, bastion du Parti démocrate. Ces opérations ont déclenché des manifestations parfois tendues, bien que circonscrites et sans pertes humaines ni destructions majeures.

Face à cette agitation, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Los Angeles était en proie au chaos, justifiant ainsi sa décision de faire intervenir la Garde nationale pour, selon lui, rétablir l’ordre dans une ville où les autorités locales, dirigées par les démocrates, avaient perdu le contrôle. Celles-ci ont toutefois assuré que la situation restait maîtrisée.

États-Unis d’Amérique : le visa refusé à plusieurs joueuses de l’équipe femmes de basket du Sénégal

Coup dur pour les Lionnes du basket sénégalais. À quelques semaines de l’Afrobasket 2025, qui se tiendra cet été en Côte d’Ivoire, plusieurs joueuses de l’équipe nationale n’ont pas obtenu leurs visas pour les États-Unis d’Amérique, où devait se dérouler leur préparation. Un refus qui suscite incompréhension et inquiétude, alors qu’aucune explication officielle n’a été donnée par les autorités états-uniennes.

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Minnesota : l’assassinat de l’élue Melissa Hortman choque l’Amérique, les autorités évoquent un mobile politique – les détails terrifiants sur le passage à l’acte du tueur qui a listé plusieurs noms

Un double meurtre suivi d’une chasse à l’homme spectaculaire a secoué le Minnesota et relancé le débat sur les violences à caractère politique aux États-Unis. Samedi 14 juin, Melissa Hortman, ancienne présidente démocrate de la Chambre des représentants du Minnesota, et son mari Mark, ont été tués par balles à leur domicile dans la banlieue de Minneapolis. Le suspect, Vance Boelter, 57 ans, a été arrêté deux jours plus tard, mettant fin à l’une des plus importantes opérations de traque de l’histoire de l’État.

Une attaque préméditée

Selon les autorités, l’homme avait minutieusement préparé son passage à l’acte. Le procureur fédéral Joe Thompson a décrit des faits « glaçants » et dignes « d’un cauchemar ». Boelter se serait équipé de fausses plaques de police, d’un gilet pare-balles, de munitions et d’un masque en silicone hyperréaliste, évoquant des personnages comme Michael Myers ou Fantômas, pour se déguiser en agent des forces de l’ordre.

La nuit du drame, il se serait d’abord rendu vers 2h du matin au domicile du sénateur local John Hoffman et de son épouse Yvette. Après avoir forcé l’entrée, il aurait ouvert le feu à plusieurs reprises, blessant grièvement les deux occupants. Leur fille, protégée par sa mère, a pu prévenir les secours. Le couple a survécu et est aujourd’hui hors de danger.

Boelter aurait ensuite tenté de s’attaquer à deux autres cibles, qui ont échappé de peu à l’agression l’une étant absente, l’autre protégée par une patrouille de police à proximité.

Le meurtre des Hortman

Vers 3h30, le suspect aurait atteint la résidence de Melissa et Mark Hortman. D’après le rapport officiel, il aurait tiré plusieurs fois en avançant dans leur maison, puis une seconde salve de coups de feu peu après. Lorsque la police est intervenue, les deux victimes étaient grièvement blessées et sont décédées peu après leur découverte.

Vance Boelter a été intercepté dimanche soir à plus d’une heure de route à l’ouest de Minneapolis, après une traque impliquant une centaine d’agents et des drones.

Une liste de cibles à connotation politique

L’enquête a révélé que le suspect transportait une liste d’environ 70 noms, essentiellement liés au Parti démocrate. Parmi eux figuraient des élus de haut rang comme le gouverneur Tim Walz, des sénateurs, ainsi que des militants pro-avortement. Melissa Hortman, militante de longue date pour les droits reproductifs, aurait été particulièrement ciblée : des notes et observations répétées de son domicile ont été retrouvées.

Un ami de Boelter a confirmé que ce dernier tenait des positions conservatrices très marquées, notamment contre le droit à l’avortement. « C’était un assassinat politique », a affirmé le procureur Thompson, tout en appelant à la prudence sur les motivations précises du suspect.

Vives réactions politiques et judiciaires

La classe politique américaine a largement condamné l’attaque. Le gouverneur Tim Walz a dénoncé un « acte odieux » et mis en garde contre la banalisation de la violence politique. La ministre de la Justice Pam Bondi a promis des « conséquences sévères », rappelant que le suspect fait face à six chefs d’accusation, dont deux pour meurtre par arme à feu, passibles de la prison à perpétuité, voire de la peine de mort.

« J’espère que cela servira de piqûre de rappel : on peut ne pas être d’accord avec quelqu’un sans chercher à le tuer », a conclu le procureur Joe Thompson.

Alors que l’Amérique s’interroge une nouvelle fois sur la montée des tensions politiques et idéologiques, ce drame relance le débat sur la sécurité des responsables publics et la radicalisation violente dans le pays.

Le Japon soutient trois projets d’eau et d’agriculture dans le sud-est du Maroc

Dans le cadre de son programme de dons KUSANONE, le Japon renforce son engagement en faveur du développement local au Maroc. L’ambassade japonaise a remis, les 11 et 12 juin derniers, trois projets ciblant l’eau et l’agriculture dans les provinces d’Errachidia et de Tinghir. Dotée d’un financement global de 1,57 million de dirhams, cette initiative vise à améliorer concrètement la sécurité humaine à l’échelle communautaire.

Les priorités de ces micro-projets sont claires : faciliter l’accès à l’eau potable et moderniser les systèmes d’irrigation dans des régions confrontées à des défis climatiques croissants.

À M’daghra (Errachidia), la Coopérative ALJID agricole bénéficie de la construction d’une séguia en béton sur 950 mètres. Ce canal d’irrigation vise à desservir plus efficacement les terres de 460 familles, renforçant la sécurité alimentaire locale, réduisant le temps d’irrigation et aidant les agriculteurs à s’adapter aux effets du changement climatique.

À Taghzout Nait Atta (Tinghir), un système de pompage à énergie solaire et un bassin de rétention ont été mis en place avec le soutien de l’association Bougafer. Ce projet, destiné à 3 800 habitants, permettra d’augmenter la productivité agricole et d’étendre le périmètre cultivable, offrant ainsi de nouvelles perspectives économiques pour la région.

Enfin, à Ouaklim (Tinghir), 5 000 habitants auront désormais un accès direct à l’eau potable, grâce au soutien de l’association Azag. En période de sécheresse, cette infrastructure jouera un rôle crucial dans la résilience des populations. Elle contribuera également à alléger la corvée d’eau, souvent supportée par les femmes et les enfants, et à freiner l’exode rural.

Depuis son lancement en 1989, le programme KUSANONE a permis de financer 374 projets au Maroc, pour un montant total de plus de 180 millions de dirhams, confirmant ainsi la solidité de la coopération maroco-japonaise dans le domaine du développement durable.

Portugal : six personnes liées à un groupe d’extrême droite arrêtées, une importante cache d’armes saisie

Les autorités portugaises ont mené une vaste opération antiterroriste qui a conduit à l’arrestation de six individus affiliés à un groupe d’extrême droite. L’intervention a permis de mettre la main sur une impressionnante cache d’armes, incluant des explosifs, des armes à feu fabriquées fabriquées à l’aide d’imprimantes 3D des munitions et des couteaux.

Dans un communiqué diffusé mardi, la police judiciaire a indiqué que les suspects appartiennent au “Movimento Armilar Lusitano” (MAL), une organisation tentant de se structurer en mouvement politique, soutenue par une milice armée. Les arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une enquête sur des activités liées au terrorisme, à l’incitation à la haine et à la violence, ainsi qu’à la détention d’armes prohibées.

Lors d’une conférence de presse, Manuela Santos, directrice de l’Unité nationale de lutte contre le terrorisme (UNCT), a déclaré que « la qualité et la diversité de ce que nous avons saisi sont surprenantes ». Elle a également précisé que l’un des suspects est membre de la Polícia de Segurança Pública (PSP), la police civile nationale, tandis que d’autres auraient des connexions avec des sociétés de sécurité privées.

Mme Santos a souligné que les suspects, bien que d’origines diverses, partagent des convictions discriminatoires, fondées sur « l’identité sexuelle, la race et la croyance ».

Une vidéo diffusée par les autorités montre des éléments glaçants : livres à idéologie néonazie, tracts de propagande extrémiste, ainsi que des imprimantes 3D ayant servi à fabriquer des armes ou à modifier des fusils pour qu’ils puissent tirer des munitions létales.

Cette affaire relance le débat sur la surveillance des mouvances d’extrême droite en Europe, et met en lumière l’utilisation croissante de technologies comme l’impression 3D pour contourner les lois sur le contrôle des armes. Les autorités portugaises poursuivent actuellement leur enquête pour déterminer l’étendue du réseau et les objectifs réels du MAL.

Guerre Iran-Israël : des dizaines d’avions de guerre des EUA se dirigent vers le Moyen-Orient, L’ambassade des États-Unis d’Amérique à Jérusalem ferme ses portes, Trump appelle à une « capitulation sans conditions » de l’Iran (Point sur la situation)

Alors que le conflit entre Israël et l’Iran s’intensifie dangereusement, les États-Unis se positionnent au bord d’une implication militaire directe. Des dizaines d’avions de guerre états-uniens sont en route vers le Moyen-Orient, l’ambassade des États-Unis à Jérusalem est fermée jusqu’à nouvel ordre, et Donald Trump a convoqué son Conseil de sécurité nationale, exigeant une « capitulation sans conditions » de l’Iran. La tension est à son comble dans la région, et les prochaines heures pourraient être décisives.

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