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Sénégal: l’Assemblée nationale adopte une loi révisant l’amnistie votée sous l’ex-président Macky Sall

Mercredi, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi modifiant l’amnistie instaurée sous l’ex-président Macky Sall, excluant notamment les “crimes de torture, d’assassinat et de meurtre”. Cette initiative a été vivement critiquée par l’opposition.(Source : AFP).

Cette loi d’amnistie avait été adoptée en mars 2024, dans les dernières semaines de la présidence de Macky Sall (2012-2024), afin d’apaiser les années de tensions politiques qui ont culminé à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2024.

Le régime du président élu Bassirou Diomaye Faye, vainqueur de ce scrutin, avait promis d’abroger cette loi « pour que toute la lumière soit faite et les responsabilités établies de quelque bord qu’elles se situent », selon les mots du Premier ministre Ousmane Sonko en décembre devant les députés.

Mais c’est finalement « une proposition de loi interprétative » modifiant ce texte, portée par un député du parti au pouvoir, le Pastef, qui a été examinée à l’Assemblée nationale, où cette formation a une majorité absolue.

La proposition de loi a été approuvée par 126 députés parmi 146 votants, sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. 20 ont voté contre le texte, après près de 11 heures de débats, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Les obligations internationales du Sénégal imposent au législateur de circonscrire le champ d’application de la loi en la restreignant aux seules infractions qui répondent à une motivation politique ou celles commises en lien avec l’exercice d’un droit démocratique », dit le texte soumis aux députés.

« Les meurtres, assassinats, actes de torture, de barbarie, de traitements inhumains, cruels ou dégradants » sont en revanche exclus du champ d’application de la loi.

L’opposition accuse le parti au pouvoir de vouloir protéger ses militants qui avaient manifesté, parfois de manière violente, contre le pouvoir de M. Sall avant l’alternance de 2024, et en même temps de cibler des responsables et membres des forces de l’ordre soupçonnés d’abus contre ces mêmes militants.

Au moins 65 personnes ont été tuées – dont 51 par balles, en grande majorité des jeunes – pendant les manifestations à l’appel de l’opposition, selon le bilan établi par un collectif réunissant des journalistes et scientifiques. Nombre de jeunes ont aussi été blessés ou détenus.

Mardi, 20 organisations de la société civile sénégalaise, parmi les plus représentatives du pays, avaient demandé un report de l’examen de la révision de la loi d’amnistie, et une concertation sur le sujet pour faire toute la lumière sur les violences, faire rendre des comptes à leurs auteurs et indemniser les victimes.

Turquie : manifestations massives contre le président Erdogan et le chef de l’opposition défie Erdogan d’organiser des élections en novembre

Reconduit à la tête du principal parti d’opposition en Turquie, Özgür Özel a réclamé dimanche la tenue d’élections anticipées “au plus tard en novembre”, dans un contexte de vives tensions suscitées par l’arrestation, il y a dix jours, du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu.

Le chef du principal parti de l’opposition en Turquie a appelé, dimanche 6 avril, à la tenue d’élections anticipées « au plus tard en novembre », après dix jours de contestation dans le pays déclenchés par l’arrestation du maire d’Istanbul. Lors d’un congrès exceptionnel, Özgür Özel, seul candidat à la direction du CHP (Parti républicain du peuple, social démocrate), a été reconduit avec 1 171 votes sur 1 276 exprimés. « En novembre au plus tard, tu viendras affronter notre candidat. (…) Nous t’invitons à en appeler une fois de plus à la volonté du peuple, car la plus grande motion de censure de l’histoire aboutira à ceci. Nous te défions. Nous voulons notre candidat à nos côtés et notre urne devant nous », a déclaré Özgür Özel, le président du CHP (Parti républicain du peuple, social démocrate) en s’adressant au président turc Recep Tayyip Erdogan, lors du congrès extraordinaire de son parti à Ankara.

« Si tu as du courage, tu viendras. Si tu le souhaites, dès la première semaine de juin, avec le calendrier le plus court. Si tu dis ‘Non, c’est trop court’, alors, au milieu de ton mandat, en novembre », a-t-il ajouté.

Qualifiant la situation de “coup d’État”, le CHP a mobilisé des dizaines de milliers de manifestants dans les rues d’Istanbul et d’autres grandes villes à travers le pays, suite à l’arrestation, le 19 mars, du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, désormais désigné comme candidat du parti à la prochaine présidentielle.

Face à cette vague de contestation sans précédent depuis 2013, les autorités multiplient les tentatives pour étouffer le mouvement. Près de 1 900 personnes, parmi lesquelles des étudiants et des journalistes, ont été arrêtées depuis le début des manifestations. Jeudi 3 avril, onze personnes interpellées pour avoir relayé des appels au boycott lancés par l’opposition ont été libérées sous contrôle judiciaire. L’une d’elles, l’acteur Cem Yigit Uzumoglu, a déclaré à sa sortie qu’il continuerait à se battre pour défendre sa liberté d’expression. Le CHP est arrivé en tête des élections municipales en mars 2024 avec 37,8 % des voix à travers le pays, remportant, en plus des métropoles comme Istanbul et Ankara qui lui étaient déjà acquises depuis 2019, des bastions de l’AKP, parti du président Recep Tayyip Erdogan.

Une manifestations massives contre le président Erdogan

Le mouvement de contestation contre le président turc prend chaque jour plus d’ampleur. Ekrem İmamoğlu, le maire d’Istanbul, reste détenu sans avoir été informé des chefs d’accusation.

En signe de solidarité, une foule massive de citoyens s’est mobilisée pour lui témoigner son soutien. Certains ont même traversé le Bosphore en bateau afin de rejoindre la rive asiatique d’Istanbul et participer aux rassemblements.

En dépit des menaces et des arrestations arbitraires, les manifestants restent déterminés à poursuivre leur mobilisation. Depuis plusieurs jours, des milliers de citoyens turcs battent le pavé pour dénoncer l’arrestation forcée d’Ekrem İmamoğlu, figure du Parti social-démocrate et adversaire politique du président Recep Tayyip Erdoğan. Celui-ci devait être officiellement désigné candidat à la prochaine élection présidentielle au moment de son interpellation.

Plus de 2 000 personnes arrêtées en une semaine, dont des journalistes

La vague de protestation au cœur de la mégalopole turque rassemble toutes les générations. “Je n’ai pas peur, je n’ai qu’une vie et je serais prête à la sacrifier pour mon pays”, confie une manifestante âgée. “Je condamne vivement tous ceux qui ne sont pas venus ici sous prétexte qu’ils sont dans la fonction publique”, avoue une jeune femme.

Selon les derniers chiffres officiels, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées en une semaine, dont 260 ont été incarcérées. Parmi eux, plusieurs journalistes turcs dont certains ont été libérés. Plusieurs reporters étrangers ont également été pris pour cible. Reporters Sans Frontières appelle à cesser de criminaliser les journalistes et d’entraver le droit à l’information dans un pays supposé être démocratique.

Chute libre des Bourses européennes : Trump inflexible sur les droits de douane, -6,46 % à Paris, -7,86 % à Francfort , panique au EUA

Lundi noir sur les marchés : les Bourses s’effondrent face à l’inflexibilité de Donald Trump.

Ce lundi 7 avril, les Bourses mondiales s’effondrent, emportées par une vague de panique déclenchée par l’inflexibilité de Donald Trump sur sa politique de droits de douane. Des places européennes aux marchés asiatiques, en passant par les cryptomonnaies et le pétrole, rien n’échappe à la chute.

L’Europe vacille, emportée par le tsunami boursier mondial

Dans la foulée de l’Asie, les principales Bourses européennes ont ouvert en forte baisse, déstabilisées par l’escalade commerciale entre les États-Unis et ses partenaires :

•Francfort : -7,86 % (avec un plongeon temporaire de plus de 10 %)
•Paris : -6,46 %
•Londres : -5,21 %
•Milan : -6,37 %
•Zurich : -6,51 %

Les économistes de la Deutsche Bank qualifient ces mouvements de “historiques”, rappelant l’ampleur du choc provoqué par la décision américaine.

Effondrement en Asie : la Chine contre-attaque

La réaction des marchés asiatiques est encore plus spectaculaire. En représailles aux droits de douane américains, la Chine a annoncé vendredi ses propres mesures punitives, entraînant une panique boursière ce lundi matin :

•Hong Kong : -12,65 % (plus forte chute depuis 2008)
•Shanghai : -7,34 %
•Shenzhen : -9,66 %
•Tokyo : -7,9 %
•Séoul : -5,6 %
•Sydney : -4,2 %
•Taïwan : près de -10 %

Selon Deutsche Bank, ce choc est le plus important depuis la fin de Bretton Woods en 1971. « Le monde tel qu’on le connaissait a disparu », déclare le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Trump inflexible : “C’est magnifique”

Malgré le chaos, Donald Trump maintient le cap. Dans un message publié dimanche sur Truth Social, il justifie :

« Nous avons des déficits commerciaux massifs avec la Chine, l’Union européenne et beaucoup d’autres. La seule manière de régler ce problème, ce sont les droits de douane. C’est magnifique. »

À bord d’Air Force One, il ajoute froidement :

« Il faut parfois un traitement pour se soigner. »

Une offensive commerciale sans précédent depuis les années 1930

L’administration Trump a imposé :

•10 % de taxe universelle sur tous les produits importés
•Des majorations ciblées : 20 % pour l’UE, 34 % pour la Chine, 24 % pour le Japon, 31 % pour la Suisse

Le ministre des Finances américain, Scott Bessent, annonce que plus de 50 pays ont contacté Washington pour négocier. Mais il prévient :

« Après 20, 30, 40, 50 ans de mauvais comportements, on ne peut pas repartir de zéro. »

L’UE en alerte, la riposte s’organise

L’Union européenne convoque en urgence ses ministres du Commerce extérieur ce lundi à Luxembourg pour plancher sur une réponse. Objectif : une contre-attaque coordonnée face aux sanctions américaines.

Panique sur les actifs à risque : pétrole, Bitcoin et Wall Street plongent

Les investisseurs fuient les actifs jugés risqués :

•Brent (mer du Nord) : -4,48 % à 62,64 $
•WTI (US) : -4,59 % à 59,14 $, sous les 60 $ pour la première fois depuis avril 2021
•Bitcoin : -10,44 %, à 74 983 $

Pendant ce temps, les capitaux se dirigent vers les valeurs refuges, en particulier les obligations souveraines :

•Taux US à 10 ans : 3,93 % (contre 4 % vendredi)
•Taux allemand : 2,49 % (contre 2,58 %)

Vers une crise systémique ?

Les contrats à terme sur les marchés américains laissent présager une nouvelle journée noire à Wall Street, après les plongeons successifs de jeudi et vendredi.

« La semaine dernière a marqué le début d’une vente historique sur les marchés », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Face à un président américain déterminé à redessiner l’ordre commercial mondial à coups de taxes, le monde entre dans une ère d’incertitude extrême.

France : un projet d’attentat à la ceinture explosive déjoué – ce que l’on sait

Un nouveau projet d’attentat vient d’être déjoué en France. Trois jeunes hommes, âgés de 19 à 24 ans et originaires du nord du pays, ont été mis en examen dimanche soir à Paris, soupçonnés d’avoir préparé une attaque visant un lieu public très fréquenté. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième a été placé sous contrôle judiciaire.

Un projet d’attaque d’ampleur

Les autorités soupçonnent les trois individus d’avoir voulu viser un foyer pour jeunes, un restaurant ou encore un lieu de culte juif. Le mode opératoire envisagé : une attaque à la ceinture explosive. Les forces de l’ordre, en particulier la DGSI et la Sous-Direction Antiterroriste, ont procédé à leur interpellation la semaine dernière. Lors des perquisitions, des éléments permettant la fabrication d’explosifs ont été saisis.

Un profil inquiétant parmi les suspects

Le principal suspect, âgé de 19 ans, était déjà connu des services de renseignement territoriaux. Il avait proféré à plusieurs reprises des menaces sur les réseaux sociaux et partageait abondamment du contenu lié à l’organisation État Islamique. Originaire de Dunkerque, il vivait dans un foyer pour jeunes au moment de son arrestation mercredi matin, une opération menée par le RAID.

Selon les informations de BFMTV, ce jeune homme se trouvait en rupture familiale : une mère absente, un père inexistant. Il appelait régulièrement au Jihad et faisait des références explicites aux attentats du Bataclan. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert une lettre d’allégeance à Daech ainsi qu’une notice détaillée et du matériel pour la fabrication d’un gilet explosif.

Des chefs d’accusation lourds

Les deux suspects principaux ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et détention de produits explosifs en relation avec une entreprise terroriste. Le troisième individu est poursuivi pour non-dénonciation d’un crime terroriste.

Ce démantèlement intervient dans un contexte de vigilance accrue sur le territoire, alors que les services de renseignement redoublent d’efforts pour prévenir toute tentative d’attaque, notamment à l’approche des grands événements prévus en France.

Musique : Amadou Bagayoko, membre du légendaire duo de musiciens aveugles « Amadou & Mariam », est mort

Le chanteur Amadou Bagayoko, membre du légendaire duo de musiciens aveugles « Amadou & Mariam » est mort, ce vendredi 4 avril, à Bamako à l’âge de 70 ans, des suites d’une maladie. (Avec AFP)

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L’acteur Jean-Claude Van Damme visé par une plainte pour relations sexuelles avec cinq femmes « victimes de trafic humain » – nouveau qualificatif pour criminaliser et interdire la prostitution

L’acteur belge Jean-Claude Van Damme est au cœur d’un scandale judiciaire international. Une plainte pénale a été déposée contre lui auprès de la Direction roumaine des enquêtes sur la criminalité organisée et le terrorisme (DIICOT), l’accusant d’avoir eu des relations sexuelles avec cinq femmes roumaines « victimes d’un réseau de trafic d’êtres humains » – nouvelle façon de parler de la prostitution organisée, dans le seul but de criminaliser et interdire totalement la prostitution.

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Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne déploie, en Lituanie, des troupes permanentes à l’étranger environ 5000 soldats

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a pris une décision historique en déployant une brigade blindée de 5 000 soldats en Lituanie. Ce déploiement permanent marque un tournant stratégique majeur, notamment en raison des bouleversements de l’architecture de défense européenne liés à la guerre en Ukraine et à l’évolution de la politique de défense des États-Unis en Europe.

Ce mardi 1er avril, à Vilnius, capitale de la Lituanie, l’armée allemande a inauguré le quartier général provisoire de la 45e brigade blindée, une unité destinée à être pleinement opérationnelle d’ici 2027. À terme, cette brigade sera installée dans la région de Rudniki, une zone forestière située près de la frontière biélorusse et à une trentaine de kilomètres au sud de Vilnius, la capitale lituanienne.

Le déploiement de cette unité a pour objectif de renforcer le flanc est de l’Otan face aux menaces grandissantes de la Russie. Le général de brigade Christoph Huber a affirmé que la mission de l’armée allemande était claire : « Nous devons assurer la protection, la liberté et la sécurité de nos alliés lituaniens ici, sur le flanc oriental de l’Otan ».

Ce déploiement s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes en Europe, notamment en raison des ambitions militaires de la Russie et de son rapprochement avec la Biélorussie, dont la frontière avec la Lituanie est de plus en plus surveillée. La Lituanie, membre de l’Otan et de l’Union européenne, partage une frontière non seulement avec la Biélorussie, mais aussi avec la Russie, via l’enclave de Kaliningrad, un territoire stratégique pour Moscou. Ce voisinage a conduit à des craintes croissantes selon lesquelles la Lituanie pourrait être l’une des prochaines cibles militaires de la Russie, notamment après l’invasion de l’Ukraine.

Une nouvelle ère pour la défense européenne

Ce déploiement marquant reflète les changements géopolitiques liés à la guerre en Ukraine, qui a poussé de nombreux pays européens à réévaluer leur stratégie de défense. L’Allemagne, traditionnellement réticente à engager des troupes en dehors de ses frontières après la Seconde Guerre mondiale, adopte une nouvelle posture face aux défis sécuritaires européens. Bien que l’Allemagne ait participé à des missions internationales, comme en Afghanistan, ce déploiement permanent en Lituanie est une première depuis la fin du conflit mondial, ce qui souligne l’importance croissante de son rôle dans la défense de l’Europe.

Le renforcement de la présence allemande sur le flanc est de l’Otan fait écho à une volonté de renforcer la sécurité collective dans un contexte de désengagement progressif des États-Unis en Europe. Alors que Washington se concentre de plus en plus sur ses priorités dans la région Asie-Pacifique, l’Europe cherche à s’assurer qu’elle peut maintenir une défense robuste et autonome face à des menaces potentielles en provenance de la Russie.

Des implications pour l’avenir de l’Otan

Ce déploiement allemand soulève des questions sur l’avenir de la coopération au sein de l’Otan et la manière dont les pays membres vont renforcer leur engagement face à un adversaire commun. En déployant des troupes permanentes en Lituanie, l’Allemagne prend une place plus centrale dans les efforts de défense du continent européen, aux côtés de pays comme les États-Unis, la France et les pays baltes.

La Lituanie, avec sa situation géographique stratégique, se positionne ainsi comme un point focal de la défense de l’Otan contre la menace russe. Les soldats allemands, en collaboration avec leurs alliés, auront pour mission de dissuader toute tentative de destabilisation de la région tout en renforçant les capacités de défense collective de l’Alliance.

En conclusion

Le déploiement de la brigade blindée allemande en Lituanie représente un moment charnière dans l’histoire militaire de l’Allemagne. Il marque un renforcement significatif de la défense de l’Europe face à la menace russe, dans un contexte géopolitique en évolution rapide. Ce geste symbolise aussi la volonté de l’Allemagne de jouer un rôle plus proactif dans la sécurité de l’Europe, tout en s’assurant que la Lituanie et ses voisins immédiats disposent du soutien nécessaire pour faire face aux tensions croissantes sur le flanc est de l’Otan.

Gymnastique : une célèbre entraîneuse italienne accusée de pratiques abusives et scandaleuses, y compris sur la médaillée olympique Raffaeli

Un nouveau scandale éclabousse la Fédération italienne de gymnastique. Après la mise en examen de l’ancienne directrice technique Emanuela Maccarani pour maltraitance, des révélations accablantes viennent mettre en cause Julieta Cantaluppi, une entraîneuse nationale qui a notamment encadré la médaillée olympique Sofia Raffaeli.

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En Birmanie, une frappe de la junte juste après le séisme a fait sept morts chez les rebelles

Mercredi, la junte birmane a annoncé un nouveau bilan de près de 2 900 morts, cinq jours après le séisme dévastateur qui a frappé le pays, tout en déclarant la reprise de “ses activités défensives” contre les groupes rebelles armés.

Sept rebelles birmans ont été tués dans une frappe de la junte qui s’est produite quelques heures après le séisme vendredi, a confié dimanche à l’AFP le représentant d’un groupe ethnique armé de l’Etat Shan (nord-est).

Cinq avions de la junte birmane ont attaqué vendredi une base de l’armée de libération du peuple Danu, l’un des groupes appartenant à une minorité ethnique de l’Etat Shan, dans le district de Naungcho, tuant sept combattants, dont au moins cinq femmes, a déclaré l’un de leurs officiers à l’AFP. «Nos soldats ont essayé de rejoindre les bunkers lorsqu’ils ont entendu le bruit des avions,» a-t-il indiqué, préférant s’exprimer sous couvert de l’anonymat. «Mais une grosse bombe a frappé un bunker où cinq soldates ont été tuées sur le coup», a-t-il ajouté.

D’autres cas de frappes aériennes depuis le séisme ont été rapportés, mais l’AFP n’a pas été en mesure de les vérifier.

Larguer des bombes après un séisme dévastateur est «tout simplement ahurissant», a déclaré à la BBC le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’Homme en Birmanie, Tom Andrews.

La junte multiplie les frappes aériennes

La junte birmane, au pouvoir depuis le coup d’État de 2021, a de plus en plus recours aux frappes aériennes, alors qu’elle lutte pour prendre le dessus contre une myriade de groupes représentant des minorités ethniques ou l’opposition pro-démocratie.

L’armée a subi des revers au cours des 18 derniers mois, mais elle conserve une supériorité aérienne grâce à des avions de combat de son principal fournisseur, la Russie.

Le nombre de frappes aériennes sur les civils a augmenté d’année en année pendant la guerre civile, selon l’ONG Armed Conflict Location and Event Data (ACLED), atteignant près de 800 en 2024.

Ce chiffre est plus de trois fois supérieur à l’année précédente, et l’ACLED pense que la junte continuera à y recourir car elle se trouve «sous une pression militaire croissante sur le terrain».

Des combattants anti-junte ont déclaré samedi un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche afin de faciliter les opérations de secours, a annoncé le Gouvernement d’unité nationale (NUG), un organe d’opposition fondé par d’anciens députés du parti pro-démocratie d’Aung San Suu Kyi, pour beaucoup en exil.

La junte a publié mercredi un nouveau bilan de 2.886 morts, et a indiqué que 4.600 personnes étaient blessées tandis que 373 étaient toujours portées disparues.

Le concert caritatif «Solidarité Congo», prévu le 7 avril à Paris, à été reporté

Les organisateurs du concert “Solidarité Congo”, initialement prévu le 7 avril à l’Accor Arena de Paris, ont annoncé son report jeudi, conformément à la demande du préfet de police.

Depuis plusieurs semaines, des associations rwandaises réclamaient ce report, soulignant la forte charge symbolique de la date du 7 avril, qui marque la journée de commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda.

“C’est avec regret, mais aussi avec un sens des responsabilités, que nous annonçons le report du concert”, ont déclaré les organisateurs sur Instagram.

« Cette décision nous est imposée par les autorités administratives », ont-ils regretté. Le spectacle devait avoir lieu le lundi 7 avril à l’Accor Arena de Paris.Ils ont toutefois assuré que ce n’était que « partie remise » et promis de communiquer « prochainement » une « nouvelle date ». Dans un message posté sur X en milieu de journée, le préfet de police Laurent Nuñez avait averti qu’il lancerait la procédure d’interdiction « eu égard aux risques de troubles à l’ordre public » que constituerait le maintien de ce concert le 7 avril.

Des associations rwandaises demandaient depuis plusieurs semaines le report de ce concert au profit des enfants victimes du conflit de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), au vu de la charge symbolique du 7 avril.

Dans la journée du jeudi 27 mars, le Président de la Communauté rwandaise de France, Christophe Renzaho avait dit à l’AFP qu’un maintien de l’événement aurait été « de la provocation ». Christophe Renzaho, qui avait prévu des manifestations le 7 avril aux abords de la salle, avait aussi affirmé que son association ne s’opposerait pas au concert s’il se tenait à une autre date. « On est conscients de la liberté d’expression », avait-il affirmé.