Des films apparaissant sur les écrans de cinéma des salles françaises à partir de ce 8 octobre 2025, ressort l’adaptation, en dessin animé, de l’un des chefs d’œuvres de l’écrivain George Orwell, « La ferme des animaux ». Initialement film de propagande anticommuniste financé par la CIA et destiné à un public adulte, il est devenu, avec le temps, un bon film à faire connaître au jeune public.
Lire la suite Ressorties salles (France) – 8 octobre 2025 : « La ferme des animaux », lorsque que l’œuvre d’Orwell détournée par la CIA pour sa propagande devient un film pour jeune publicArchives pour la catégorie Cinéma
Cinéma : Claudia Cardinale, icône du cinéma, s’est éteinte à 87 ans
Claudia Cardinale, légende franco-italienne du septième art et symbole d’une époque où le cinéma européen rayonnait sur le monde, est décédée mardi à l’âge de 87 ans, entourée de ses enfants, à Nemours, près de Paris, où elle résidait. La nouvelle a été annoncée par son agent, Laurent Savry, dans un message transmis à l’AFP.
Lire la suite Cinéma : Claudia Cardinale, icône du cinéma, s’est éteinte à 87 ansCinéma – sorties salles (France) du 17 septembre 2025 : « La tour de glace » ou le reflet d’une (trop) longue nuit frigorifique d’hiver.
Énième semaine sans grand intérêt en ce qui concerne les sorties cinématographiques dans les salles françaises de cette semaine du 17 septembre 2025. Alors, oui, il y a une très grosse sortie cinéma avec le manga « Demon slayer : la forteresse infinie » mais, si vous ne suivez pas la série animée depuis son début, il y a des années, pas la peine de s’y arrêter car ce film correspond, peu ou prou, au début d’une cinquième saison et, si la bande annonce nous avait plu, nous n’en avions jamais vu le moindre épisode. Seul le film chinois « Left-hand girl » trouvait vraiment grâce à nos yeux. Hélas, n’ayant pas eu l’opportunité de le voir en projection presse et celui-ci n’étant pas diffusé dans notre ville de résidence, nous n’allions tout de même pas faire une centaine de kilomètres pour ne passer que 1h49 dans une salle obscure.
Nous restait l’option « La tour de glace », qui, malgré une bande-annonce qui nous laissait hésiter, se présentait en bouée de sauvetage si nous voulions pouvoir faire notre travail de critique ciné cette semaine. Avec le recul du visionnage de ce film, nous en venons à nous dire que boire la tasse nous aurait laissé un moins mauvais goût…
Lire la suite Cinéma – sorties salles (France) du 17 septembre 2025 : « La tour de glace » ou le reflet d’une (trop) longue nuit frigorifique d’hiver.Cinéma : Robert Redford, légende du cinéma états-unien, s’est éteint à 89 ans
Icône du cinéma mondial, Robert Redford est mort à l’âge de 89 ans. Acteur, réalisateur et fondateur du Sundance Film Festival, il a marqué des générations de cinéphiles par ses rôles mythiques, ses films engagés et son influence sur le cinéma indépendant.
Lire la suite Cinéma : Robert Redford, légende du cinéma états-unien, s’est éteint à 89 ansJulian McMahon, mort d’un homme libre : quand l’industrie du divertissement perd l’un de ses visages ambigus
Décédé à l’âge de 56 ans, l’acteur australo-états-unien s’était imposé dans les années 2000 comme un symbole des fictions télévisées de transition. Sa disparition éclaire, en creux, une époque marquée par la tension entre séduction, violence et quête d’identité.
Julian McMahon est mort le 2 juillet 2025 à Clearwater, en Floride, à l’âge de 56 ans, des suites d’un cancer qu’il avait choisi de combattre dans la discrétion. L’information, confirmée par son épouse Kelly McMahon, a suscité une pluie d’hommages dans les milieux du cinéma et de la télévision. Mais au-delà de l’émotion, le parcours de cet acteur discret interroge la manière dont le petit écran a mis en scène, pendant plus de deux décennies, des figures masculines troubles, ambivalentes, et profondément modernes.
Né à Sydney le 27 juillet 1968, Julian Dana William McMahon est le fils de Sir William McMahon, éphémère Premier ministre australien au début des années 1970. L’héritage politique, cependant, ne sera pas le sien. Très tôt, Julian McMahon choisit la voie du mannequinat, avant de s’orienter vers la comédie, d’abord dans les séries australiennes, puis aux États-Unis, où il s’installe durablement au tournant des années 1990.
C’est dans des rôles de plus en plus marquants qu’il se forge une notoriété : Profiler, Another World, puis surtout Charmed (où il incarne Cole Turner, mi-homme mi-démon, entre 2000 et 2005), et Nip/Tuck, série médicale corrosive dans laquelle il campe le chirurgien Christian Troy. Ce dernier rôle, salué par une nomination aux Golden Globes, impose son visage comme l’un des emblèmes d’une télévision postmoderne, en quête de récits sulfureux et de protagonistes tiraillés entre pulsion et rédemption.
Loin du héros linéaire, McMahon a souvent incarné des hommes en conflit avec eux-mêmes, séduisants mais instables, volontaires mais insaisissables. Une posture qui épouse celle des années 2000 : époque de remise en cause des figures d’autorité classiques, mais aussi de fascination pour le chaos intérieur. En incarnant tour à tour des êtres démoniaques, des esthètes cyniques ou des puissants ambivalents (Doctor Doom dans Fantastic Four, 2005 et 2007), il devient sans le dire un révélateur : celui des contradictions de l’Occident en quête de repères après la fin du XXe siècle.
Cette tension est encore visible dans ses choix récents : Marvel’s Runaways, FBI: Most Wanted, ou The Residence, série Netflix dans laquelle il interprète ironie du sort un Premier ministre australien, comme en écho tardif à ses origines familiales.
Sa dernière apparition publique, en mars 2025 au festival SXSW pour présenter le film The Surfer aux côtés de Nicolas Cage, n’avait rien d’un adieu. On y voyait un homme amaigri mais énergique, habité par son rôle et toujours proche de ses partenaires. C’est peut-être là le paradoxe Julian McMahon : une star sans tapage, un acteur populaire resté en marge des grands circuits hollywoodiens, préférant les séries aux blockbusters, les personnages tordus aux archétypes.
Le fait qu’il ait choisi de mener sa lutte contre le cancer dans l’intimité n’étonne guère. Son épouse a simplement évoqué « un effort courageux pour vaincre la maladie », sans chercher à médiatiser l’épreuve. À l’heure où l’exposition médiatique est souvent érigée en preuve d’authenticité, McMahon aura préféré le retrait, la pudeur, la trace laissée dans les mémoires plus que les plateaux de talk-shows.
Les réactions de ses anciens partenaires de jeu ont été à la mesure de l’homme : sobres, mais sincères. Alyssa Milano (Charmed) a salué « son intelligence tranquille et sa présence singulière », Holly Marie Combs a évoqué « un collègue toujours à l’écoute, même dans les scènes les plus dures », tandis que Nicolas Cage a souligné « son intensité calme et son art du doute ».
Au fond, Julian McMahon aura incarné un pan entier de la culture télévisuelle mondiale, celle qui, à la charnière des XXe et XXIe siècles, ne savait plus très bien qui étaient les héros, et où les monstres portaient parfois costume trois-pièces.
Julian McMahon laisse derrière lui un vide discret, à l’image de son parcours. Ni géant du box-office, ni révolutionnaire de la scène, il fut ce que l’époque avait de plus troublant à offrir : un homme en mouvement, libre, jamais tout à fait là où on l’attendait.
Kate Winslet quitte la série « The Spot » : une décision artistique qui révèle les tensions de l’industrie du prestige télévisuel
À 49 ans, la comédienne oscarisée a claqué la porte de la série ambitieuse produite par A24 et Hulu. Son départ, pour divergences créatives, illustre les fractures croissantes entre vision artistique et logique de production dans les fictions télévisées haut de gamme.
Elle avait accepté de porter le projet sur ses épaules, à la fois comme actrice principale et productrice exécutive. Mais l’aventure aura tourné court. L’actrice britannique Kate Winslet, récompensée aux Oscars et saluée pour ses rôles télévisés exigeants (Mildred Pierce, Mare of Easttown), a annoncé son retrait du projet de série The Spot, développé par les studios A24, Hulu et 20th Television.
Selon plusieurs médias spécialisés (Variety, Deadline, TheWrap), ce départ survenu fin juin 2025 s’explique par des divergences créatives entre l’actrice et l’équipe en charge du développement artistique. Le tournage, prévu pour début 2026, est désormais suspendu en attendant le remplacement de l’actrice principale.
The Spot se présentait comme un projet phare du paysage des séries « prestige » : un thriller psychologique contemporain, centré sur une brillante chirurgienne rattrapée par un événement mystérieux du passé. Créé par le scénariste Ed Solomon (connu pour Men in Black, No Sudden Move), le projet bénéficiait du savoir-faire d’A24 studio prisé pour ses choix audacieux et de la renommée de Winslet, garante de qualité et d’exigence.
Le retrait de l’actrice ne s’explique ni par un conflit d’agenda, ni par un désintérêt pour le rôle, mais bien par une incompatibilité artistique avec l’évolution du scénario et du personnage. Kate Winslet, connue pour son implication rigoureuse et son souci du détail, aurait désapprouvé certains choix créatifs qui, selon elle, nuiraient à la cohérence du récit.
Ce type de rupture n’est pas isolé. Ces dernières années, plusieurs comédiennes de premier plan ont quitté des projets en cours de développement : Kate McKinnon a abandonné la série The Dropout, et Margaret Qualley s’est retirée d’un projet sur Amanda Knox. Ces départs traduisent une évolution du rapport de force dans l’industrie télévisuelle : les stars, souvent sollicitées comme garanties de qualité et de notoriété, entendent garder un pouvoir réel sur la direction artistique, au risque de fragiliser les calendriers de production.
Dans le cas présent, les studios ont exprimé leur volonté de maintenir le projet en vie, en cherchant une nouvelle actrice « A-list » capable d’endosser ce rôle complexe. Mais la perte d’une figure aussi emblématique que Kate Winslet, particulièrement respectée pour ses choix artistiques sélectifs, pourrait porter un coup à la crédibilité du projet.
Révélée au grand public dès les années 1990 grâce à Titanic, Kate Winslet s’est progressivement imposée comme une actrice rigoureuse, refusant les rôles faciles. Loin d’enchaîner les productions commerciales, elle a construit une carrière marquée par l’intensité dramatique (The Reader, Revolutionary Road), les défis émotionnels (Ammonite, Mare of Easttown), et l’exploration de la complexité humaine.
En télévision, elle a notamment contribué à redéfinir la place des femmes de plus de 40 ans dans les récits contemporains. Sa série Mare of Easttown (HBO), diffusée en 2021, a été saluée pour son réalisme cru, son refus de l’esthétisation et son regard empathique sur la douleur ordinaire. En quittant The Spot, elle semble fidèle à cette éthique : ne pas se contenter d’un rôle de façade, mais rechercher la profondeur narrative et psychologique.
Le départ de Kate Winslet n’est pas qu’un fait divers du monde du divertissement. Il révèle une fracture plus large entre logique industrielle qui exige vitesse, rentabilité, “bingeabilité” et ambition artistique qui suppose lenteur, audace, et parfois confrontation.
Dans une époque marquée par l’inflation des séries à gros budget et la domination de quelques plateformes états-uniennes sur la production mondiale, les désaccords de ce type témoignent d’un besoin de rééquilibrage. L’actrice, en refusant de plier à une logique qui ne lui convient pas, incarne un rare exemple de résistance au formatage narratif de plus en plus répandu.
En quittant The Spot, Kate Winslet rappelle que, dans l’univers saturé des séries haut de gamme, l’exigence artistique n’est pas toujours soluble dans les logiques de production. Ce geste, loin d’être anecdotique, invite à interroger les conditions dans lesquelles sont fabriqués les récits que nous consommons massivement. Et si derrière l’abandon d’un rôle se cachait, en réalité, un acte de résistance culturelle ?
Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobiles
C’est avec une très grosse cylindrée hollywoodienne que nous terminons notre « saison régulière » de critiques cinéma, puisque nous allons parler de « F1 – le film » (ou tout simplement « F1 »), film sur le sport automobile du même nom mais qui, hélas, n’en a rien de plus de commun tant, avec cette superproduction, on s’écrase droit dans le mur de la réalité.
Lire la suite Sorties salles (France) – 25 juin 2025 : « F1 – le film », la formule « Fast-food » hollywoodienne des sports automobilesLéa Massari, disparition d’une icône franco-italienne du cinéma d’auteur
Léa Massari, l’une des plus grandes comédiennes du cinéma européen d’après-guerre, s’est éteinte à Paris à l’âge de 91 ans. Actrice italienne de naissance mais profondément enracinée dans la culture française, elle laisse derrière elle une œuvre rare, exigeante et marquée par la modernité cinématographique des années 1960 et 1970
Née à Rome en 1933 sous le nom d’Anna Maria Massetani, elle avait adopté très tôt le pseudonyme de « Léa Massari » en hommage à un amour disparu. D’abord étudiante en architecture à Lausanne, elle bifurque vers le cinéma au tournant des années 1950. Sa trajectoire artistique prendra rapidement une dimension continentale.
Sa percée internationale survient en 1960 avec L’Avventura de Michelangelo Antonioni, où elle incarne Anna, dont la disparition soudaine au cours d’une croisière méditerranéenne sert de point de départ à une méditation esthétique sur l’absence, le désir et le vide affectif. Ce rôle la fixe dans l’imaginaire du public comme une figure du mystère, alliant beauté grave et modernité émotionnelle.
Si elle tourne avec de grands noms du cinéma italien (Francesco Rosi, Mauro Bolognini, Luigi Comencini), c’est en Franche que Léa Massari trouve une reconnaissance profonde. Elle incarne la mère dans Les choses de la vie (1970) de Claude Sautet, face à Michel Piccoli et Romy Schneider un rôle qui restera parmi les plus marquants de sa carrière.
On la retrouvera aussi dans Clair de femme (1979) de Costa-Gavras, ou encore dans La menace (1977) d’Alain Corneau. Réputée pour son exigence dans le choix des rôles, elle refuse les compromissions commerciales et privilégie les films d’auteur et les réalisateurs à la recherche d’une langue cinématographique neuve.
Discrète, peu encline aux apparitions médiatiques, Léa Massari incarne un type de célébrité aujourd’hui en voie de disparition : celle fondée non sur l’exposition permanente, mais sur la force d’un regard, la profondeur d’un silence, l’authenticité d’un jeu. Elle n’a jamais cherché à être une star au sens populaire du terme. Son art était intérieur, tendu vers le tragique du réel.
Elle recevra la Légion d’honneur en 2003, reconnaissance française de son apport artistique. Elle vivait à Paris depuis les années 1970, et avait fait du français une langue d’expression aussi naturelle que sa langue maternelle.
Dans un paysage culturel aujourd’hui saturé de flux rapides et d’émotions simplifiées, la filmographie de Léa Massari demeure un repère pour ceux qui cherchent un cinéma de profondeur, de lenteur et d’ambiguïté. Ses choix artistiques, marqués par une fidélité aux valeurs de rigueur et d’intégrité, résonnent encore dans les œuvres de nombreux cinéastes contemporains.
Avec la disparition de Léa Massari, le cinéma européen perd une figure de la transition entre le classicisme d’après-guerre et la modernité radicale des années 1960-70. Mais son image, entre douleur contenue et élégance lumineuse, continue d’habiter les mémoires de celles et ceux qui refusent de voir dans l’art une simple distraction.
Deux fusillades en deux jours dans un camp de migrants à l’ouest de Dunkerque
Moins de vingt-quatre heures après des tirs meurtriers à Loon-Plage, dans le département du Nord, de nouveaux coups de feu ont fait au moins un mort dimanche 15 juin selon les médias locaux.
Lire la suite Deux fusillades en deux jours dans un camp de migrants à l’ouest de DunkerqueCinéma : Tom Cruise décroche un nouveau « Guinness World Record » grâce à une cascade extrême dans « Mission: Impossible 8 »
Tom Cruise, icône du cinéma d’action hollywoodien, a récemment signé une performance hors norme qui lui vaut une nouvelle entrée au Guinness World Records. Lors du tournage du très attendu Mission: Impossible 8, l’acteur a réalisé une chute libre en wingsuit depuis un avion à plus de 7 600 mètres d’altitude, sans doublure ni recours à des effets spéciaux numériques. Cette cascade spectaculaire souligne une fois de plus l’engagement personnel de Cruise à repousser les limites physiques pour garantir un réalisme saisissant dans ses films.
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