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Guerre en Ukraine : pourquoi Volodymyr Zelensky fera escale en Alsace ce mercredi, après sa rencontre avec Donald Trump au sommet de l’OTAN

Ce mercredi 25 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky entame une journée cruciale sur la scène internationale. Attendu au sommet de l’OTAN à La Haye pour une rencontre bilatérale avec le président américain Donald Trump, il se rendra ensuite à Strasbourg, en Alsace, pour activer la création d’un tribunal spécial chargé de juger l’agression russe contre l’Ukraine. Ce double déplacement illustre l’intensification de l’offensive diplomatique de Kyiv, à la recherche d’un soutien renforcé et de justice.

Rencontre Trump-Zelensky : un échange attendu à La Haye

Une source proche de la présidence ukrainienne a confirmé à l’AFP la tenue d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump en marge du sommet de l’OTAN. Elle aura lieu aux alentours de 14h30 (heure belge) ce mercredi. Les deux chefs d’État devraient faire de courtes déclarations avant leur entretien, qui portera essentiellement sur la poursuite du soutien militaire américain, les perspectives de paix et la stratégie de défense commune face à la Russie.

Donald Trump avait déclaré dans l’avion le menant aux Pays-Bas qu’il rencontrerait « probablement » Zelensky. Cette confirmation donne un poids symbolique fort à l’événement, dans un contexte où le soutien américain à l’Ukraine est à nouveau scruté, notamment depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier dernier.

Strasbourg : un tournant judiciaire contre l’impunité russe

Après cette étape diplomatique majeure, Volodymyr Zelensky est attendu à Strasbourg, au Conseil de l’Europe, pour activer officiellement la création d’un tribunal international spécial chargé de juger le “crime d’agression” commis par la Russie depuis février 2022. Une compétence que la Cour pénale internationale (CPI) ne peut pas exercer dans ce cas précis.

D’après Le Dauphiné Libéré, le président ukrainien est attendu à 15h pour signer la création de ce tribunal, qui visera spécifiquement les dirigeants politiques et militaires russes ayant pris part à l’agression. Ce tribunal, bien qu’abrité institutionnellement à Strasbourg sous l’égide du Conseil de l’Europe, aura ses bureaux opérationnels à La Haye, ville qui accueille déjà de nombreuses instances internationales, dont la CPI.

Une justice ciblée mais limitée par le droit international

Ce tribunal ne pourra toutefois pas poursuivre immédiatement le président russe Vladimir Poutine, son Premier ministre ou son ministre des Affaires étrangères, en raison des protections liées à leur statut en fonction. Mais il établira une base juridique claire pour de futures poursuites, une fois ces protections levées.

Alain Berset, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a affirmé dans un communiqué :

« L’agression ne doit pas rester impunie. Ce tribunal spécial vise à garantir la responsabilité, et à faire en sorte que celles et ceux qui portent la plus grande part de responsabilité répondent de leurs actes. »

Plus de 34 000 demandes d’indemnisation enregistrées

En parallèle à ce projet de tribunal, le Conseil de l’Europe a aussi mis en place un registre des dommages causés par la guerre. Cet outil vise à recueillir les plaintes et demandes d’indemnisation de victimes ukrainiennes.
À ce jour, plus de 34 000 demandes ont été enregistrées, preuve tangible de l’ampleur des souffrances infligées par le conflit.

Zelensky s’adressera à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

Toujours à Strasbourg, Volodymyr Zelensky prononcera un discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, composée d’élus des 46 États membres de l’organisation. Il répondra également aux questions des parlementaires, consolidant encore le soutien politique européen à l’Ukraine.

Il est utile de rappeler que l’Ukraine est membre du Conseil de l’Europe, tandis que la Russie en a été exclue en mars 2022, peu après le début de la guerre, pour violation grave des droits de l’homme et des principes fondamentaux de l’organisation.

Un double message de Kyiv : diplomatie et justice

La journée du 25 juin s’inscrit dans une stratégie claire de Volodymyr Zelensky : conjuguer pression diplomatique et action juridique. À La Haye, il vise à renforcer la coordination militaire avec les alliés de l’OTAN, en particulier les États-Unis. À Strasbourg, il acte une nouvelle phase dans la lutte contre l’impunité russe.

Alors que la guerre se prolonge, l’Ukraine entend prouver que le droit international reste un outil puissant contre l’agression, et que la justice peut encore l’emporter, même au cœur des conflits les plus brutaux.

Israël – Iran : Trump annonce un dialogue imminent et affirme avoir freiné le programme nucléaire iranien ; trois espions israéliens pendus à Téhéran, où un complot viserait à écarter l’ayatollah Khamenei (Point du 25 juin)

Alors que le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël entame son deuxième jour, les tensions restent palpables au Moyen-Orient. Frappes aériennes, pendaisons, révélations diplomatiques et luttes de pouvoir internes secouent la région. Le président américain Donald Trump affirme que le programme nucléaire iranien a été durablement affaibli et annonce des discussions imminentes avec Téhéran. Pendant ce temps, l’Iran exécute trois espions présumés au service d’Israël et prépare des funérailles nationales pour ses élites militaires et scientifiques. En coulisse, un plan secret se tramerait à Téhéran pour écarter le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Le programme nucléaire iranien « retardé de plusieurs décennies », selon Trump

Lors d’une conférence de presse à La Haye, où se tient le sommet de l’OTAN, Donald Trump a revendiqué un succès stratégique majeur :

« Les frappes américaines ont totalement détruit les trois principaux sites nucléaires iraniens. Le programme a été retardé de plusieurs décennies. L’Iran ne fabriquera pas de bombe avant longtemps. »

Israël, bien que plus prudent, se félicite également :

« C’est une victoire historique », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que les frappes avaient « anéanti » le projet nucléaire iranien. Il a répété : « L’Iran n’aura jamais l’arme atomique. »

Le porte-parole de l’armée israélienne, le général Effie Defrin, a néanmoins rappelé que « l’heure est encore à l’évaluation » :

« Nous avons porté un coup dur, mais il est encore tôt pour mesurer l’ampleur réelle des dégâts. »

Téhéran reconnaît les dégâts mais maintient son cap

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a reconnu que ses installations nucléaires avaient été « considérablement endommagées », tout en réaffirmant son droit légitime à poursuivre un programme nucléaire à usage civil.

Dans un double discours, Téhéran a également crié « victoire » sur la scène intérieure et a exprimé son ouverture à de futures négociations.

« L’Iran est prêt à dialoguer avec Washington », a déclaré un porte-parole du ministère.

Trump annonce une rencontre avec l’Iran

Sur le plan diplomatique, le président américain a annoncé une potentielle avancée :

« Nous allons discuter avec eux la semaine prochaine. Peut-être signerons-nous un accord, je ne sais pas. »

L’annonce intervient dans un contexte où Washington souhaite rétablir une forme de stabilité régionale après douze jours de guerre intense.

Pendaison de trois espions israéliens présumés

En parallèle, Téhéran a envoyé un signal fort : trois hommes accusés d’espionnage pour le compte d’Israël ont été pendus mercredi à Ourmia, près de la frontière turque. Le pouvoir judiciaire les identifie comme Idris Ali, Azad Shojai et Rasoul Ahmad.

« Ils avaient tenté d’introduire de l’équipement pour commettre des assassinats sur le sol iranien », indique un communiqué officiel.

Ces pendaisons s’inscrivent dans une série d’exécutions expéditives. Depuis le début du cessez-le-feu, l’Iran a accéléré les procès liés à la sécurité nationale. Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, avait promis dimanche :

« Les affaires de trahison, d’espionnage ou de soutien au régime sioniste seront jugées rapidement. »

Un plan secret pour remplacer l’ayatollah Khamenei ?

Selon des sources diplomatiques et militaires, la mort du général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, aurait fragilisé le cercle rapproché du guide suprême Ali Khamenei. Plusieurs analystes évoquent un plan clandestin au sein même du pouvoir iranien visant à pousser l’ayatollah vers la sortie, dans un contexte de divisions internes aggravées par les pertes militaires et scientifiques.

Deuil national en Iran : funérailles pour les élites tuées

L’agence iranienne IRNA a annoncé pour samedi une journée de deuil national. Une cérémonie sera organisée à Téhéran en l’honneur des hauts responsables militaires et scientifiques tués dans les frappes israéliennes. Parmi eux, le général Hossein Salami, figure-clé du régime.

Le ministère de la Santé iranien fait état de 610 morts civils et plus de 4 700 blessés. En Israël, les tirs de représailles iraniens ont causé 28 décès, selon les autorités.

Plus d’un millier de Français rapatriés d’Iran et d’Israël

La France continue de rapatrier ses ressortissants depuis les deux pays en guerre. Le ministre du Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin, a déclaré sur TF1 :

« Nous avons dépassé le cap des 1 000 rapatriements. »

Des vols militaires et civils continuent d’affluer depuis Amman, Tel-Aviv et Chypre. Cependant, la situation des Français emprisonnés, dont Cécile Kohler et Jacques Paris détenus à Evin, reste inchangée. Paris en réclame toujours la libération.

Un calme précaire et un avenir incertain

Malgré le cessez-le-feu en cours, les actes de vengeance, les pendaisons, les discours contradictoires et les tensions internes en Iran laissent penser que la crise est loin d’être terminée. L’annonce d’un dialogue à venir entre les États-Unis et l’Iran ouvre une porte, mais sur fond de défiance, de deuil et de bouleversements politiques.

Conflit Israël-Iran : Téhéran demande des comptes à Lisbonne après l’autorisation accordée à des avions américains, la trêve vacille quelques heures après son entrée en vigueur, Paris appelle l’Iran à renouer rapidement le dialogue (Point du mardi 24 juin)

Alors qu’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran venait tout juste d’entrer en vigueur ce mardi 24 juin au matin, la situation sur le terrain a rapidement dégénéré, mettant en doute la viabilité de cette trêve. Parallèlement, une tension diplomatique grandissante est née entre Téhéran et Lisbonne, après que le Portugal a autorisé le transit d’avions militaires américains par la base stratégique de Lajes, dans les Açores.

L’Iran interpelle officiellement le Portugal

L’ambassadeur iranien à Lisbonne, Majid Tafreshi, a annoncé que Téhéran allait officiellement demander des explications au gouvernement portugais sur l’utilisation de la base de Lajes par des avions de ravitaillement américains. Selon lui, la présence de ces appareils, qui auraient contribué indirectement aux frappes contre des installations nucléaires en Iran, remettrait en cause la neutralité du Portugal.

Dans une interview à Rádio Renascença, Tafreshi a déclaré : « Votre gouvernement devrait clarifier cette situation, et nous ne manquerons pas de la remettre en question. » Il a souligné que ravitailler des avions en route pour des missions offensives revenait à participer à l’agression elle-même. Dans un entretien à CNN Portugal, il a ajouté que « si le pays était au courant des frappes, il devrait le déclarer ouvertement ».

Le gouvernement portugais a confirmé que le 18 juin dernier, il avait autorisé le transit de 12 avions militaires américains dans le cadre d’un accord bilatéral. Le ministère de la Défense a précisé qu’il s’agissait d’une procédure habituelle, les appareils étant des avions de ravitaillement et non des chasseurs. Lisbonne a également rappelé que ce type d’autorisation est accordé régulièrement à divers partenaires.

Le cessez-le-feu compromis dès ses premières heures

Entré en vigueur à 7 heures du matin, le cessez-le-feu négocié sous l’impulsion de Donald Trump semble avoir volé en éclats dès la fin de la matinée. À 11 heures, des sirènes d’alerte ont retenti dans le nord d’Israël, signalant deux missiles balistiques tirés depuis l’Iran. Les projectiles ont été interceptés par le système de défense aérienne israélien.

En réponse, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a ordonné des frappes de représailles. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a quant à lui affirmé que « Téhéran va trembler ». De son côté, l’Iran a nié avoir violé la trêve, qualifiant les accusations israéliennes de fausses. Toutefois, un haut responsable sécuritaire iranien a déclaré que le pays « garde le doigt sur la détente pour répondre à toute agression ».

Une nuit de violence avant la trêve

Malgré la trêve annoncée, les hostilités ont continué jusqu’aux premières heures du matin. L’Iran a tiré une salve de 20 missiles sur la ville de Beer-Sheva, dans le désert du Néguev, causant la mort de quatre civils et faisant plus d’une vingtaine de blessés. Dans le même temps, Israël a poursuivi ses frappes contre des infrastructures militaires iraniennes, notamment dans le nord du pays. Un ingénieur en armement iranien aurait été tué à Téhéran.

L’armée israélienne a revendiqué le « contrôle absolu du ciel de Téhéran », annonçant avoir infligé des pertes importantes au commandement militaire iranien et détruit plusieurs cibles stratégiques. Parallèlement, l’Iran a répliqué dans la nuit en frappant la base militaire américaine d’Al Oudeïd, au Qatar, sans faire de victime selon Washington.

Donald Trump tente d’imposer une trêve fragile

C’est le président américain Donald Trump qui a annoncé, dans la nuit de lundi à mardi, la mise en place d’un cessez-le-feu de 24 heures. L’Iran s’engageait à suspendre ses frappes pendant 12 heures, suivi d’un engagement similaire de la part d’Israël. Trump a salué sur son réseau Truth Social « l’intelligence et le courage » des deux pays pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de « Guerre de 12 jours ».

Mais la fragilité de cet accord est apparue dès les premières heures. L’armée israélienne a confirmé que de nouvelles salves de missiles avaient été tirées par l’Iran juste avant l’entrée en vigueur de la trêve, et qu’elle restait prête à répondre. À Tel-Aviv et Beer-Sheva, des explosions ont été entendues au petit matin. L’armée iranienne, via l’agence SNN, a toutefois précisé qu’il s’agissait des « derniers tirs avant la trêve ».

La diplomatie en action, mais les armes parlent encore

Selon la Maison Blanche, l’accord aurait été conclu grâce à l’entremise du Premier ministre qatari Mohammed ben Abdoulrahman al Thani, qui a mené des échanges directs avec Téhéran. Le vice-président américain J.D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et l’émissaire spécial Steve Witkoff ont également joué un rôle dans les négociations.

En parallèle, la France a exhorté l’Iran à s’engager « sans délai » dans des négociations de fond. Le ministère français des Affaires étrangères a appelé à un « arrêt complet des hostilités » et à une reprise rapide des efforts diplomatiques.

Un bilan humain et matériel toujours en hausse

Alors que les combats se sont poursuivis malgré les annonces officielles, les pertes civiles s’alourdissent. En Iran, une attaque qualifiée de « terroriste » a frappé la province de Gilan mardi matin, faisant neuf morts et 33 blessés selon les autorités locales. Par ailleurs, un expert nucléaire iranien, Mohammadreza Sediqi, a été tué lors d’une frappe israélienne, selon l’agence Nournews.

La France exhorte l’Iran à s’engager « sans délai » dans des négociations

La France a salué mardi l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran et appelé Téhéran à s’engager « sans délai » dans des négociations sur ses activités nucléaire et balistique, réaffirmant que seule une solution diplomatique pourrait apporter une réponse durable aux défis de sécurité posés par le programme nucléaire iranien.

« La France exhorte l’Iran à s’engager sans délai dans des négociations conduisant à un accord qui réponde à toutes les préoccupations liées à ses programmes nucléaire et balistique et à ses activités déstabilisatrices. La France, en lien avec ses partenaires, est pleinement mobilisée pour contribuer à cet objectif », a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans une déclaration.

La guerre éclair entre Israël et l’Iran, déclenchée le 13 juin, devait trouver un apaisement avec la trêve annoncée par les États-Unis. Mais les faits de ce mardi 24 juin témoignent d’un climat encore extrêmement instable, où les promesses diplomatiques peinent à contenir la réalité des affrontements. Le conflit, d’abord militaire, s’étend désormais au champ diplomatique, comme le montre l’affaire de la base de Lajes. Reste à savoir si les heures à venir verront un réel engagement vers la paix ou une reprise ouverte des hostilités.

Se félicitant à son tour de ce cessez-le-feu, Emmanuel Macron a toutefois souligné que la situation restait « volatile » et estimé que le risque d’un enrichissement de l’uranium clandestin par l’Iran s’était accru avec les événements récents.

« C’est évidemment un risque qui existe, que nous redoutons depuis que le JCPoA [l’accord sur le nucléaire iranien de 2015] a été fragilisé, et contre lequel nous avons toujours cherché à lutter (…). Ce risque est accru, en effet, avec ce qui s’est passé récemment », a déclaré le président de la République.

Emmanuel Macron s’exprimait depuis la Norvège peu avant de se rendre à La Haye, où il devrait s’entretenir avec Donald Trump en marge du sommet de l’Otan qui se tient dans la ville néerlandaise jusqu’à mercredi.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a de son côté écrit au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, afin de lui proposer une rencontre.
Dans un message sur X, Rafael Grossi a exhorté l’Iran à reprendre sa coopération avec l’agence onusienne dans le but d’avancer vers une solution diplomatique à même de régler le dossier nucléaire iranien.

Un physicien américain propose un trajet vers Mars en 90 jours grâce à une technologie déjà disponible

Une nouvelle approche du voyage interplanétaire, présentée par un chercheur de l’Université de Californie à Berkeley, pourrait bouleverser la manière dont l’humanité envisage l’exploration de la planète rouge.

Jusqu’à présent, se rendre sur Mars représentait un périple de six à neuf mois, au-delà des limites d’exposition recommandées aux radiations cosmiques pour les astronautes. Mais selon Jack Kingdon, physicien à l’Université de Californie à Berkeley, ce voyage pourrait ne durer que 90 jours, sans avoir besoin de technologies futuristes. Sa proposition, publiée récemment dans la revue Scientific Reports, s’appuie uniquement sur les technologies existantes, notamment la fusée Starship de SpaceX.

Un raccourci interplanétaire basé sur la physique classique

Le cœur du projet repose sur une optimisation des trajectoires interplanétaires selon le problème de Lambert, une méthode bien connue des ingénieurs aérospatiaux. Contrairement aux idées reçues, cette trajectoire accélérée ne nécessite pas de propulsion nucléaire ou ionique encore en développement, mais uniquement une fusée chimique puissante et réutilisable : le Starship.

Le plan prévoit l’envoi de six vaisseaux spatiaux : deux habités et quatre cargos non habités transportant du matériel et des ressources. Pour les préparer, environ 45 lancements seraient nécessaires sur une période de deux à trois semaines. Un rythme intensif mais cohérent avec les ambitions logistiques de SpaceX.

Une manœuvre en orbite basse avant le grand départ

Le défi le plus complexe serait l’organisation en orbite terrestre. Des ravitailleurs Starship, spécialisés dans le transport de carburant, devraient procéder à une série de ravitaillements cryogéniques :
• Les deux vaisseaux habités nécessiteraient 15 ravitaillements chacun, pour embarquer environ 1 500 tonnes de propulseur.
• Les quatre cargos recevraient chacun quatre ravitaillements et emprunteraient une trajectoire plus lente mais économiquement avantageuse.

Une fois ravitaillés en méthane et oxygène liquide, les vaisseaux habités s’élanceraient sur une trajectoire de type Lambert à haute énergie, permettant un transit en 90 jours. À l’approche de Mars, une manœuvre de freinage permettrait de réduire leur vitesse de 9,7 km/s à environ 6,8 km/s avant d’entrer dans l’atmosphère martienne.

Aérocapture et atterrissage propulsif

La phase finale du voyage vers Mars serait marquée par une aérocapture, technique audacieuse mais prometteuse : le vaisseau utiliserait l’atmosphère martienne pour freiner sans consommer de carburant, avant un atterrissage propulsif sur la surface.

Le scénario proposé serait réalisable dès 2035, selon les calculs, à condition que SpaceX réussisse à maîtriser deux éléments critiques : le ravitaillement cryogénique orbital à grande échelle et l’aérocapture à haute vitesse, encore jamais testés en conditions réelles.

Le voyage retour, un pari technologique

Le retour vers la Terre serait encore plus complexe. Le plan nécessiterait la construction préalable d’une usine de production de carburant sur Mars, reposant sur le procédé Sabatier, qui transforme le dioxyde de carbone et l’eau martienne en méthane et oxygène.

Une fois ravitaillé en orbite martienne par l’un des cargos envoyés plus tôt, le vaisseau habité pourrait alors entamer un voyage retour de 90 jours vers la Terre.

Une proposition ambitieuse mais controversée

Si la proposition de Jack Kingdon suscite l’enthousiasme, elle ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Le chercheur admet que ses idées contredisent les approches privilégiées par des institutions comme la NASA, qui misent encore sur la propulsion nucléaire thermique, jugée plus adaptée aux voyages rapides, bien que cette technologie soit loin d’être mature sur le plan technique et réglementaire.

Vers une colonie humaine sur Mars ?

Cette avancée s’inscrit dans une vision plus large portée par Elon Musk, qui souhaite bâtir une ville autosuffisante sur Mars. Pour y parvenir, SpaceX envisage d’y envoyer dans un premier temps des robots pour la construction d’infrastructures de base, avant de faire voyager les premiers colons volontaires.

En réduisant la durée du voyage à seulement trois mois, le scénario de Kingdon pourrait bien rapprocher cette ambition d’une réalité tangible — à condition de surmonter les nombreux défis logistiques, techniques et financiers que pose une telle expédition.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung renonce à sa participation au sommet de l’Otan à La Haye

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a officiellement décidé de ne pas participer au sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) qui se tiendra les 24 et 25 juin à La Haye, aux Pays-Bas. L’annonce a été faite ce dimanche à 18h10 (heure locale) par le bureau présidentiel à Séoul.

Dans un communiqué, la présidence sud-coréenne a expliqué que cette décision était motivée par l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient ainsi que par des priorités internes urgentes.

« Compte tenu de l’incertitude causée par la situation au Moyen-Orient et les actualités internes, et malgré le fait que le bureau présidentiel ait examiné positivement la participation du président au sommet de l’Otan, le président a décidé de ne pas y participer cette fois-ci », précise le texte.

Un sommet crucial manqué

La participation du président Lee au sommet de l’Otan était initialement perçue comme une opportunité stratégique, notamment pour rencontrer son homologue américain Donald Trump. Plusieurs médias sud-coréens avaient anticipé une réunion bilatérale au cours de laquelle les deux chefs d’État auraient discuté de sujets sensibles pour Séoul :
• la reprise des droits de douane américains sur les produits sud-coréens,
• le partage des coûts liés à la présence militaire américaine en Corée du Sud,
• et le futur déploiement des troupes américaines dans la péninsule.

La nécessité d’un dialogue direct s’est intensifiée depuis l’annulation d’une rencontre prévue le 17 juin à Toronto, en marge du sommet du G7, en raison du retour précipité de Donald Trump à Washington.

La crise au Moyen-Orient bouleverse les plans

La décision de renoncer au sommet de l’Otan intervient dans un contexte international extrêmement tendu, marqué par des frappes directes des États-Unis contre des installations nucléaires iraniennes. Ces événements ont ravivé le spectre d’une escalade militaire majeure dans la région.

À Séoul, les autorités redoutent des conséquences économiques sévères, notamment sur l’énergie, le commerce et la stabilité financière du pays. Le président Lee, fraîchement investi et confronté à des dossiers économiques urgents, aurait donc choisi de rester à la tête du pays pour suivre de près l’évolution de la situation.

Une absence remarquée au sein du groupe Indo-Pacifique

Le sommet de l’Otan devait également être l’occasion pour le président Trump de rencontrer collectivement les quatre partenaires indo-pacifiques (IP4) : la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Selon des sources au sein de l’Otan, ces rencontres visaient à renforcer la coordination stratégique entre les alliés occidentaux et les démocraties asiatiques face aux défis croissants posés par la Chine et la Russie.

L’absence du président Lee ne manquera pas d’être remarquée, alors que Séoul cherche à consolider sa posture diplomatique dans cette région clé.

Une posture sous pression

La décision du président Lee illustre le dilemme auquel est confrontée la Corée du Sud : maintenir une présence diplomatique forte sur la scène internationale tout en faisant face à des urgences nationales et régionales pressantes.

D’un côté, l’administration Lee cherche à rétablir rapidement des liens solides avec l’administration Trump sur le plan commercial et sécuritaire ; de l’autre, elle doit affronter un environnement international de plus en plus volatil et gérer les attentes internes dans un contexte économique incertain.

Il n’est pas exclu qu’un entretien bilatéral entre Lee et Trump soit reprogrammé dans les semaines à venir, en marge d’un autre forum international ou lors d’une visite officielle.

Les prochaines heures pourraient voir de nouveaux ajustements diplomatiques au sein des relations États-Unis–Corée du Sud, tandis que l’extension du conflit au Moyen-Orient reste l’un des dossiers les plus préoccupants à Séoul comme à Washington.

Finale NBA : le Thunder d’Oklahoma City triomphe avec un premier sacre

La jeune équipe d’Oklahoma City a dominé les Indiana Pacers (103-91) dimanche soir, lors du dernier match d’une finale très disputée. Ce succès confirme la stratégie du manager général Sam Presti, qui a fait le pari de construire autour de la jeunesse.

Porté par son MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander (29 points, 12 passes), le Thunder d’Oklahoma City a décroché, dimanche 22 juin, à domicile son premier sacre NBA (National Basket Association) face aux Indiana Pacers.

Le Thunder s’est imposé 103-91 lors d’un 7e match électrique pour remporter la série 4-3 et valider son couronnement, mais a longtemps tremblé face aux Pacers, pourtant privés de leur talisman Tyrese Haliburton, sorti blessé après sept minutes de jeu.

Le Thunder, héritier des Seattle SuperSonics champions en 1979, décroche ainsi son premier titre depuis son installation en Oklahoma en 2008. « OKC » avait atteint une première fois la finale en 2012 dans le sillage de Kevin Durant mais avait été dominé par Miami et LeBron James.

Le projet de Sam Presti

Treize ans plus tard, la franchise, qui repose sur un marché commercial modeste de cet État rural du Sud, a tout changé, sauf le manager général Sam Presti, qui a patiemment bâti un rouleau-compresseur défensif, grâce à de jeunes joueurs et un entraîneur à peine plus âgé, Mark Daigneault (40 ans).

Après un premier âge d’or, Presti fait table rase en 2019 et parie sur Gilgeous-Alexander qu’il récupère auprès des Clippers, avec ce qui est désormais considéré comme le casse du siècle en NBA.

Daigneault débute l’année suivante sa première expérience de titulaire sur un banc NBA sans pression et prend le temps de faire progresser ses jeunes joueurs autour de la future star Gilgeous-Alexander, qui franchit les 30 points par match de moyenne à partir de l’exercice 2022-2023.

Meilleur bilan de la conférence Ouest l’an passé déjà, le Thunder achève son apprentissage en tombant en demi-finale de conférence contre Dallas et Luka Doncic, avant de devenir la meilleure équipe de la ligue cette saison.

Un collectif jeune avec l’avenir devant lui

Lors des play-offs, l’équipe est bousculée au deuxième tour par le champion 2023 Denver et Nikola Jokic, battus 4-3, après un échauffement contre Memphis (4-0) et avant un succès autoritaire contre Minnesota (4-1) pour voir la finale, où les étonnants Pacers font trembler le Thunder jusqu’au bout.

Shai Gilgeous-Alexander n’aura pas fait injure à son statut de meilleur joueur de la ligue nord-américaine, avec des finales de patron aux statistiques épaisses (30,3 points de moyenne).

Le Thunder aura su trouver à son étoile un lieutenant solide, Jalen Williams (20 points), révélation des dernières rencontres, l’immense, agile et toujours perfectible Chet Holmgren (18 points) complétant le trio. Le pivot Isaiah Hartenstein et le couteau-suisse Alex Caruso ont enrichi l’été dernier un collectif à la défense redoutable menée par l’étouffant Québecois Luguentz Dort.

Dimanche, la finale a connu un premier temps fort, malheureux, lorsque Tyrese Haliburton s’est écroulé sur le parquet après 7 minutes de jeu, avant de sortir définitivement, en larmes, touché dans le bas de la jambe droite. Bien que privés de leur talisman, les Pacers sont restés dans la partie et ont âprement défendu leurs chances, les deux formations se rendant coup pour coup en première période, Indiana virant même en tête (48-47) à la pause.

Le Thunder a fini par faire la différence lors du 3e quart-temps (81-68), avec un peu d’adresse de loin, et malgré les arabesques de T.J. McConnell (16 points dont 12 lors du 3e quart-temps).

L’absence d’Haliburton s’est fait sentir en début de 4e quart-temps, les Pacers se retrouvant incapables de marquer pendant 4 minutes 30 marquant l’envol définitif des locaux.

Alors que la NBA célèbre un septième champion différent en sept ans, le Thunder possède les moyens de rester en haut de l’affiche, avec une masse salariale maîtrisée et un effectif de 25 ans de moyenne d’âge. L’orage peut continuer de gronder sur la NBA.

France – soupçons de détournement de fonds publics : une lanceuse d’alerte relance la justice contre Édouard Philippe

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe est de nouveau dans le viseur de la justice. Une lanceuse d’alerte, ancienne haute fonctionnaire de la communauté urbaine du Havre, a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du tribunal judiciaire de Paris. L’objectif : pousser à la désignation d’un juge d’instruction pour enquêter sur des accusations de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts, harcèlement moral et concussion. L’information a été révélée ce lundi 23 juin par l’avocat de la plaignante, Me Jérôme Karsenti, à l’AFP, France Inter et Le Monde.

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Iran-États-Unis : Washington accusé de guerre injustifiée à l’ONU, inquiétudes croissantes aux EUA, Trump visé par une demande de destitution, Moscou et Pyongyang en renfort de l’Iran etc… (Point sur la situation ce lundi 23 juin)

Après l’opération militaire « Marteau de minuit » menée contre l’Iran, l’administration Trump fait face à une double tempête : diplomatique à l’international, politique à l’intérieur.

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Israël rejette fermement un rapport de l’Union européenne l’accusant de violations des droits de l’homme à Gaza

Les tensions entre Israël et l’Union européenne ont franchi un nouveau seuil après la publication d’un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) affirmant que l’État hébreu aurait violé les droits de l’homme dans la bande de Gaza. En réponse, Israël a dénoncé un texte « absurde », «partial » et « politiquement motivé », exigeant qu’il soit «rejeté dans son intégralité ».

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Fake News : Non, la Corée du Nord ne s’engage pas aux côtés de l’Iran contre Israël

Ces derniers jours, un post viral sur le réseau social X (ex-Twitter), visionné près de 30 millions de fois, prétend que la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran dans le contexte des tensions croissantes avec Israël. L’annonce, reprise sur plusieurs plateformes comme TikTok, Facebook ou Instagram, a enflammé les débats, suscitant autant d’espoir chez certains que d’inquiétudes chez d’autres. Mais cette affirmation est fausse.

Une rumeur sans fondement relayée par un compte douteux

Le message, qui se limite à une phrase lapidaire « SCOOP : la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran » – cite comme source les « médias d’État nord-coréens ». Pourtant, aucune agence de presse crédible, qu’il s’agisse de Reuters, l’AFP, AP News ou encore la BBC, n’a confirmé cette information.

À l’origine de la rumeur, on retrouve le compte X « Pamphlets », qui se présente comme « affilié à l’État d’URSS » et relaie régulièrement des contenus favorables aux régimes autoritaires, notamment la Corée du Nord, ainsi que des publications antisionistes et conspirationnistes. Cette source n’a aucune crédibilité journalistique et ne fournit aucune preuve concrète de ses affirmations.

Une coopération militaire historique, mais rien de nouveau

Il est vrai que Pyongyang et Téhéran ont des relations militaires anciennes, fondées sur des échanges de technologie balistique et de savoir-faire depuis plusieurs décennies. Toutefois, aucun élément sérieux ne permet d’affirmer que la Corée du Nord envisage de soutenir activement l’Iran dans un conflit direct contre Israël.

La vigilance est d’autant plus de mise que les tensions au Moyen-Orient suscitent déjà de vives préoccupations internationales quant à un risque d’embrasement régional. L’hypothèse d’une implication militaire nord-coréenne dans un nouveau théâtre de guerre constitue un sujet sensible, et toute annonce en ce sens devrait être traitée avec rigueur.

Une fausse information virale

Pour l’heure, rien ne confirme que la Corée du Nord envisage d’envoyer une aide militaire à l’Iran dans son affrontement avec Israël. Il s’agit d’une infox sans fondement, qui s’appuie sur des sources non vérifiées et des réseaux habitués à la désinformation. Dans un contexte aussi volatile, la prudence et la vérification des sources restent essentielles.