Le professeur Paulin Hountondji, éminent philosophe africain, nous a quittés ce vendredi 2 février 2024 à son domicile de Cotonou, comme l’a annoncé sa famille. Il avait atteint l’âge de 82 ans. Les intellectuels du Bénin et d’Afrique rendent hommage à sa mémoire. (Source : RFI).
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Environnement : le Groenland retient beaucoup plus de méthane qu’il n’en libère – une note encourageante pour le climat
Le Groenland absorbe plus de méthane – puissant gaz à effet de serre qui accélère le réchauffement climatique – qu’il n’en émet. C’est ce qu’indique une étude de l’Université de Copenhague publiée dans la revue « Nature Communications Earth & Environment ». (Source : AFP).
Lire la suite Environnement : le Groenland retient beaucoup plus de méthane qu’il n’en libère – une note encourageante pour le climatArchéologie : En Égypte, une momie ornée d’une langue en or reposait secrètement dans un tombeau prestigieux
Au cœur de la vallée du Nil, parmi les ruines d’une cité antique florissante de l’ère gréco-romaine, les chercheurs ont mis au jour un tombeau renfermant plus d’une vingtaine de momies. L’une d’entre elles a attiré l’attention en raison de sa langue remplacée par un petit artefact en or.(Avec : Futura-sciences).
Quelques jours après l’annonce des découvertes fascinantes à Saqqarah, le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités réaffirme ces trouvailles. Dans un communiqué diffusé le 8 janvier sur les réseaux sociaux, les archéologues partagent les détails de leurs explorations dans la cité antique d’Al-Bahnasa. Ils ont eu l’occasion de découvrir un tombeau majestueux renfermant des merveilles vieilles de plusieurs siècles, dont la plupart remontent aux époques ptolémaïque et romaine.
Des pratiques rituelles singulières
Les tombes découvertes dans la partie supérieure orientale d’Al-Bahnasa possèdent des caractéristiques inobservées dans le secteur à ce jour. Certaines sépultures ont ainsi été creusées dans la roche naturelle, directement dans le sol. Elles recèlent des artefacts inhabituels, à l’instar de statues en terre cuite à l’effigie de la déesse Isis Aphrodite, coiffée d’une couronne de fleurs. Fusion des deux déesses, elle est souvent représentée nue, arborant régulièrement un couvre-chef. Elle apparaît déjà dans des contextes funéraires à partir du IIIe siècle avant J.-C., continuant d’être louée par les Romains, également les peuples méditerranéens tournés vers l’orientalisme.
Une autre curiosité frappe les archéologues : la présence d’une momie, dont le visage masqué dissimulait une langue en or. Un symbole prestigieux selon les croyances de l’Égypte ancienne. Les égyptologues estiment que la langue pouvait être remplacée lors de l’embaumement par des sculptures en or, permettant au défunt de s’adresser directement au dieu Osiris, souverain de l’au-delà. Une rareté qui avait toutefois été observée en 2021 à Al-Bahnasa même et en 2022, lorsque des archéologues avaient découvert des tombes à Qewaisna, quelques kilomètres au nord du Caire.
Al-Bahnasa, un site archéologique d’importance
Le ministère du Tourisme et des Antiquités indique avoir déterré une quantité importante de momies, au nombre de 23. Elles se trouvaient dans un puits, au fond duquel une porte emmurée par des briques protégeait les sépultures. La majorité des momies sont drapées d’étoffes colorées, et l’individu à la langue d’or n’est pas le seul à posséder un masque. D’autres faciès sont ainsi dissimulés, avec des masques de différents aspects et de différentes couleurs, une petite quantité d’entre eux étant incrustés de feuilles d’or.
Le site d’Al-Bahnasa semble particulièrement important pour le gouvernement égyptien. La ville, autrefois fortifiée, se développe durant l’Antiquité, plus précisément durant l’ère gréco-romaine. Elle fleurit véritablement durant l’âge d’or islamique, période propice au développement culturel et scientifique au sein des pays musulmans du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient.
La cité était nommée à l’époque « la ville des martyrs », à la suite des affrontements violents entre les garnisons romaines retranchées sur le site et les musulmans souhaitant s’en emparer. Depuis 2020, le gouvernement égyptien et les autorités locales ont commencé un processus de restauration afin de rendre aux vestiges gréco-romains et à la nécropole islamique son rayonnement d’antan.
France : Sous la pression des écologistes, le berger de la baie du Mont-Saint-Michel est contraint de démolir sa bergerie.
Depuis plus d’une décennie, François Cerbonney fait face aux critiques de l’association « Manche Nature ». L’éleveur de moutons de prés-salés était une nouvelle fois devant le tribunal de Coutances le mardi 23 janvier 2024, où la justice a ordonné la démolition de sa bergerie. Malgré cela, les deux parties persistent dans leur désaccord. (Source : France3).
Lire la suite France : Sous la pression des écologistes, le berger de la baie du Mont-Saint-Michel est contraint de démolir sa bergerie.La Colombie, confrontée à des incendies de forêt, lance un appel à l’aide alors que « 87% du pays est en état de catastrophe naturelle »
La Colombie, affectée par le phénomène « El Niño » et une sécheresse persistante accentuée par le changement climatique, a lancé un appel à l’aide internationale le jeudi 25 janvier pour faire face aux incendies de forêt. Avec 87 % de son territoire exposé à un risque d’incendie maximal, le pays fait face à une situation critique.
Lire la suite La Colombie, confrontée à des incendies de forêt, lance un appel à l’aide alors que « 87% du pays est en état de catastrophe naturelle »Archéologie : En Alsace (France), cinq momies égyptiennes d’animaux vieilles de 2 000 à 3 000 ans révèlent leurs secrets au scanner
Il y a environ un siècle, l’université de Strasbourg (Alsace – France) a acquis des chats, oiseaux et poissons embaumés, de l’Egypte antique, qui ont été soumis pour la première fois aux rayons X sous la supervision d’un laboratoire d’archéologie.
Lire la suite Archéologie : En Alsace (France), cinq momies égyptiennes d’animaux vieilles de 2 000 à 3 000 ans révèlent leurs secrets au scannerArchéologie : Un couteau vieux de 2000 ans, orné d’inscriptions runiques, a été mis au jour au Danemark
Des runes gravées sur un couteau vieux de 2
000 ans seraient les plus anciennes du Danemark. L’inscription « Hirila » sur ce couteau découvert par un archéologue dans une tombe de l’île de Funen signifie « petite épée ».
Des archéologues ont découvert une gravure sur un couteau vieux de près de 2 000 ans qui serait les plus anciennes runes jamais trouvées au Danemark.
L’inscription runique l’alphabet de la première langue écrite du Danemark – a été gravée sur un couteau en fer de 8 cm trouvé dans une tombe sous une urne pres de la ville d’Odense, sur l’ile de Funen. Les cinq caractères, d’une hauteur d’environ 0,5 cm chacun, suivis de trois rainures, épellent hirila, qui signifie « petite épée » en vieux norrois.
Jakob Bonde, conservateur du musée de la ville et archéologue à l’origine de la découverte, est intrigue par la gravure. Il a demande à Lisbeth Imer, du Musée national, de l’examiner : « Selon elle, l’inscription est « HIRILA' ».Cela peut se traduire par quelque chose comme « Petite épée », probablement. C’est du moins l’interprétation qu’elle en fait. Et qu’est-ce que « Little Sword » ? Nous l’interprétons comme le nom du couteau, mais en principe, il pourrait aussi s’agir du nom du propriétaire du couteau, 150 ans après la naissance du Christ très précisément ».
Le couteau, qui sera exposé au musée d’Odense à Montergaarden à partir du 2 février, sera présenté avec d’autres objets trouvés sur le site.
Archéologie : Le luxe dans l’Empire romain révélé par 60 squelettes antiques découverts dans une nécropole en Italie
Lors de travaux pour une installation solaire en Italie, une nécropole romaine a été mise au jour, révélant des sépultures luxueuses datant de l’Empire romain. Les squelettes étaient enterrés avec des bijoux en or et des chaussures en cuir coûteuses. Cette découverte, effectuée par Eos Arc, éclaire sur le statut et les croyances de l’élite romaine.(source:science et vie)
La découverte archéologique récente en Italie, menée par des experts de l’entreprise d’archéologie Eos Arc, a mis au jour une nécropole romaine près de Tarquinia, au nord de Rome. Cette trouvaille, survenue lors des travaux préparatoires pour une centrale solaire, révèle plus de 60 tombes datant du IIe au IVe siècle après notre ère. Cette découverte offre un aperçu précieux de la vie et des pratiques funéraires de l’élite romaine, enrichissant notre compréhension de l’histoire et de la culture de l’Empire romain. Elle souligne l’importance cruciale de l’archéologie dans la compréhension de notre histoire et la nécessité de préserver ces sites pour les futures recherches historiques et culturelles.
Les sépultures mises au jour dans cette nécropole romaine dévoilent un niveau de richesse et de raffinement exceptionnel. Elle caractériserait l’aristocratie de l’époque. Les squelettes, ornés de colliers, bracelets et boucles d’oreilles en or, témoignent d’une opulence rare. Les chaussures en cuir, retrouvées encore aux pieds de certains défunts, étaient probablement des articles de luxe, fabriqués sur mesure. Citons également des bagues en argent avec des initiales en ambre et gravées, des amulettes contenant des pierres précieuses.
Ces éléments, associés à des objets du quotidien comme des poteries finement travaillées, des monnaies d’époques variées et des verres aux reflets éclatants, suggèrent non seulement une richesse matérielle, mais aussi une appartenance à une classe sociale privilégiée. Les ossements, exempts de marques typiques de travaux physiques intensifs, renforcent l’idée que ces individus n’étaient pas des travailleurs manuels. Il s’agirait plutôt des membres de la haute société urbaine.
D’autre part, l’agencement et la conception des tombes elles-mêmes sont révélateurs de croyances et de pratiques funéraires sophistiquées. Chaque tombe, conçue pour refléter les demeures des défunts, était une miniature de leur vie terrestre. Les doublures en tissu luxueuses et colorées, ainsi que les tuiles et pièces en terre cuite, visaient à reproduire un cadre familier.
Cette attention portée aux détails montre une croyance profonde dans une vie après la mort. Les plaisirs et le statut de la vie terrestre devaient s’y prolonger. Ces tombes, véritables capsules temporelles, offrent un aperçu précieux des aspirations et de l’esthétique d’une élite romaine. Elle cherchait à tout prix à immortaliser sa grandeur et son statut au-delà de la mort.
Techniques et méthodologies archéologiques minutieuses dans la nécropole romaine
La nécropole romaine de Tarquinia est remarquablement préservée grâce à des caractéristiques géologiques uniques protégeant le site. Les blocs de calcaire affleurant ont formé une barrière naturelle, protégeant le site des activités agricoles modernes comme le labour. Cette protection a empêché toute perturbation ou destruction potentielle des précieux vestiges archéologiques. Les archéologues, conscients de cette protection naturelle, ont adopté des méthodes de préarchéologie. Elles consistaient en des enquêtes de terrain approfondies et la création de tranchées d’essai, pour sonder délicatement le sous-sol. Ces méthodes ont permis de détecter et d’explorer les structures funéraires sans perturber leur intégrité.
Parallèlement, une attention méticuleuse est portée à l’analyse des squelettes et des objets trouvés. Les experts s’efforcent de déterminer l’origine, l’âge et peut-être même les liens familiaux des individus inhumés. Cette analyse offrirait des indices précieux sur les aspects démographiques, sanitaires et mêmes génétiques de la population romaine de l’époque.
De plus, selon les auteurs, le cimetière pourrait être associé à un relais de type « mansio », du IIe au IVe siècle après notre ère. Il servait de halte pour les dignitaires et fonctionnaires en déplacement officiel. Il leur offrait un endroit pour se reposer et se restaurer. Dans un article de Live Science, Emanuele Giannini, d’Eos Arc, mentionne que des textes historiques font référence à une mansio nommée Tabellaria, située à environ 500 mètres du site funéraire. Elle se trouvait le long de la Via Aurelia, route antique s’étendant approximativement de Pise à Rome.
Une nécropole antique romaine aux implications historiques et culturelles actuelles
La découverte de cette nécropole romaine en Italie offre un aperçu de la vie de l’élite de l’Empire romain. Une classe souvent enveloppée de mystère et de spéculation. Les bijoux en or et les chaussures en cuir coûteux indiquent une société où la richesse matérielle était un indicateur clé du statut social. De plus, la manière dont ces individus ont été enterrés avec des objets qui semblent avoir une signification personnelle et peut-être même spirituelle offre des indices sur leurs croyances en l’au-delà. De fait, les historiens et archéologues appréhendent mieux les pratiques funéraires et les concepts de l’au-delà dans l’ancienne Rome.
La majorité des sépultures découvertes adoptaient le style « cappuccina ». Il se caractérise par des défunts couverts de tuiles en pierre ou en céramique agencées en A. Les fouilles ont révélé des tombes plus simples, des squelettes dans d’importants vases en céramique, et des traces de crémations.
Par ailleurs, le site de la nécropole ne fera pas partie du parc solaire. Il sera clôturé pour des raisons de sécurité, sans accès public. Cette approche prudente garantit que le site reste intact pour de futures explorations et découvertes. Les autorités sont confiantes dans le fait que d’autres objets seront découverts à mesure que les fouilles se poursuivent.
Après la restauration avec soins des objets, les archéologues les confiront au château de Santa Severa, pour les exposer. Datant du Moyen Âge, ce monument se dresse sur la côte près de Rome. Avec ses tours imposantes, ses murailles et son musée archéologique, il témoigne de l’histoire maritime de la région.
L’étude du génome du poisson le plus visqueux au monde conduit à une avancée majeure dans la compréhension de l’évolution des vertébrés
L’étude du génome de la myxine, un poisson particulièrement visqueux appartenant au groupe des vertébrés sans mâchoire, permet de mieux comprendre l’évolution des poissons il y a des millions d’années..
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Le module spatial japonais « SLIM » a réussi son atterrissage lunaire, a confirmé l’agence spatiale japonaise (Jaxa), établissant ainsi une communication. Surnommée « Moon Sniper », cette mission marque l’histoire du Japon en tant que cinquième pays à se poser sur la Lune, rejoignant les États-Unis d’Amérique, l’URSS, la Chine et l’Inde.
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