Vendredi, les autorités syriennes ont pris le contrôle de la prison d’Al-Aktan, située à Raqqa, dans le nord-est du pays. Cette opération fait suite à un accord de cessez-le-feu conclu avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), bras armé des Kurdes. La perte de ce site stratégique symbolise une défaite majeure pour la minorité kurde, qui perd progressivement son autonomie dans le nord et le nord-est de la Syrie.
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Syrie : Damas reprend des territoires aux Kurdes, affrontements autour de prisons
Les troupes de Damas ont renforcé lundi leur emprise dans le nord et l’est de la Syrie au lendemain du retrait soudain des forces kurdes, qui fait suite à un accord de cessez-le-feu conclu sous la pression de l’avancée des forces gouvernementales.(Source : Reuters).
Lire la suite Syrie : Damas reprend des territoires aux Kurdes, affrontements autour de prisonsSyrie : le president non élu Al-Charaa annule sa visite à Berlin et signe un accord de cessez-le-feu avec les Kurdes, alors que l’armée syrienne progresse
Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa a annulé sa visite prévue à Berlin en raison de l’escalade des combats en Syrie. Dans le même temps, il a annoncé un accord de cessez-le-feu avec le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, alors que l’armée syrienne poursuit son offensive dans les zones contrôlées par les Kurdes.
Lire la suite Syrie : le president non élu Al-Charaa annule sa visite à Berlin et signe un accord de cessez-le-feu avec les Kurdes, alors que l’armée syrienne progresseEn Syrie, les billets de banque tournent la page Assad et adoptent des symboles agricoles
La Syrie a officiellement engagé un changement symbolique fort en remplaçant le portrait de l’ancien président Bachar Al-Assad sur ses billets de banque par des images de roses, d’oranges, d’olives, de blé et d’autres symboles agricoles du pays. L’annonce a été faite lundi 29 décembre par le président de transition, Ahmed Al-Charaa, lors d’une présentation à la presse.
Lire la suite En Syrie, les billets de banque tournent la page Assad et adoptent des symboles agricolesSyrie : pour la première fois, le ministère des Affaires étrangères publie une carte du pays sans le Golan occupé par Israël
C’est un geste discret mais hautement symbolique. Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, le ministère syrien des Affaires étrangères a diffusé une carte officielle du pays qui n’inclut pas le plateau du Golan, territoire occupé par Israël depuis 1967. Publiée dimanche 21 décembre sur le réseau social X, cette carte accompagne un message célébrant la levée prochaine des sanctions américaines contre Damas, sans que le gouvernement syrien n’annonce formellement un changement de doctrine sur ce dossier sensible.
Lire la suite Syrie : pour la première fois, le ministère des Affaires étrangères publie une carte du pays sans le Golan occupé par IsraëlWashington accueille Ahmed al-Charaa : les États-Unis retirent le président syrien de leur liste noire antiterroriste dans un geste historique
Alors que la Syrie signe son retour sur la scène internationale, le président Ahmed al-Charaa a été reçu ce lundi à la Maison-Blanche par Donald Trump. Cette rencontre marque un tournant majeur dans les relations entre Washington et Damas, et l’intégration officielle de la Syrie à la coalition internationale contre le terrorisme.
Lire la suite Washington accueille Ahmed al-Charaa : les États-Unis retirent le président syrien de leur liste noire antiterroriste dans un geste historiqueLe Polisario déclaré persona non grata en Syrie, tandis que l’armée mauritanienne interpelle plusieurs de ses membres à Lebriga
Le Front Polisario connaît une série de revers diplomatiques et sécuritaires majeurs. Alors que la Syrie, sous la présidence d’Ahmed Al-Charaa, vient de rompre officiellement ses relations avec le mouvement séparatiste sahraoui, l’armée mauritanienne a procédé à l’interpellation de plusieurs de ses membres à Lebriga, dans une région frontalière stratégique. Ces événements renforcent l’isolement du Polisario sur la scène internationale et illustrent une nette détérioration de sa marge de manœuvre régionale.
Damas ferme la porte au Polisario
Dans un geste fort et symbolique, les nouvelles autorités syriennes ont déclaré le Polisario persona non grata, rompant ainsi tous liens avec le mouvement séparatiste. La fermeture de son bureau à Damas, ouvert depuis les années 1980 sous le régime de Hafez Al-Assad, a été actée en présence d’une délégation officielle marocaine.
Selon l’agence MAP, la Syrie a affirmé son attachement à l’intégrité territoriale du Maroc et son refus de toute forme de soutien aux entités séparatistes. « Cette décision reflète la volonté de Damas de renforcer ses relations bilatérales avec Rabat et de contribuer à la stabilité régionale », ajoute la même source.
Cette rupture marque une perte diplomatique majeure pour le Polisario, qui voit son principal allié au Moyen-Orient se retirer. Il ne bénéficie désormais plus que des soutiens du Hezbollah libanais et de l’Iran.
Un rapprochement diplomatique Maroc-Syrie en marche
Cette décision syrienne s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement stratégique entre Rabat et Damas, impulsé dès la chute du régime de Bachar al-Assad. Le Maroc a rapidement reconnu les nouvelles autorités syriennes, avec une série d’échanges de haut niveau entre les deux pays.
Le roi Mohammed VI a adressé, en février dernier, un message de félicitations au président Ahmed Al-Charaa, et ordonné la réouverture de l’ambassade du Maroc à Damas, fermée depuis 2012. En marge du sommet de la Ligue arabe, le 17 mai à Bagdad, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a rencontré son homologue syrien Asaad Al-Shibani pour préparer cette reprise diplomatique. Une délégation technique marocaine est attendue prochainement en Syrie pour finaliser les préparatifs de cette réouverture.
Par ailleurs, les autorités syriennes devraient prochainement publier des informations sur les combattants du Polisario capturés dans le pays. Selon un article du Washington Post paru en avril, plusieurs membres du Front seraient actuellement détenus dans les prisons syriennes, où ils auraient combattu aux côtés des forces de Bachar al-Assad.
Tensions à Lebriga : la Mauritanie passe à l’action
Pendant ce temps, au sud du Sahara, l’armée mauritanienne a intercepté plusieurs membres du Polisario à Lebriga, une zone frontalière entre la Mauritanie, l’Algérie et les camps sahraouis de Tindouf. Selon des sources sécuritaires, des Sahraouis à bord de véhicules tentaient d’entrer clandestinement en Mauritanie, avant d’être arrêtés par une patrouille militaire. Des membres armés du Front auraient été témoins de la scène, sans réagir.
Un média affilié au Polisario a reconnu l’incident, parlant de « voyageurs sahraouis civils » interceptés, tout en affirmant que la situation aurait été « résolue » suite à des excuses présentées par les militaires mauritaniens. Toutefois, ces individus ont bel et bien été refoulés vers les camps de Tindouf, selon des sources marocaines bien informées.
Zone fermée et surveillance accrue
La semaine précédente, la Mauritanie avait décrété la fermeture de la région de Lebriga aux civils, dans le but de contrer la recrudescence d’activités illégales, dont la contrebande et l’infiltration armée. Cette zone sensible, située au nord-est du pays, a souvent été exploitée par le Polisario, profitant du relâchement sécuritaire pour lancer des attaques contre le Maroc à partir de véhicules immatriculés en Mauritanie.
Une double crise révélatrice d’un affaiblissement
Entre la perte d’un allié de poids comme la Syrie et le durcissement sécuritaire de la Mauritanie, le Front Polisario traverse une période critique. Sur le plan diplomatique, le soutien international s’effrite, tandis que sur le terrain, les marges d’action se réduisent face à une vigilance renforcée des États voisins.
Le Maroc, de son côté, tire profit de cette conjoncture pour consolider ses alliances et renforcer sa position sur la question du Sahara. Cette dynamique semble accentuer l’isolement du Polisario, désormais pris en étau entre des partenaires déserteurs et un encerclement sécuritaire grandissant.
Macron favorable à un allègement des sanctions contre la Syrie après sa rencontre avec le dictateur islamiste Ahmed al-Charaa
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir être favorable à un allègement progressif des sanctions contre la Syrie, à l’issue d’une rencontre officielle avec le président intérimaire syrien Ahmed al-Charaa. Cette rencontre, tenue au palais de l’Élysée, est la première visite en Europe du nouveau chef d’État syrien depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Lire la suite Macron favorable à un allègement des sanctions contre la Syrie après sa rencontre avec le dictateur islamiste Ahmed al-CharaaFrance : Macron reçoit à Paris le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa, ex-djihadiste, « qui n’a pas renoncé a son passé » selon les renseignements états-uniens
Ce mercredi 7 mai, le président français Emmanuel Macron reçoit à Paris Ahmed al-Charaa, président intérimaire de la Syrie (et nouveau dictateur de la Syrie), pour sa première visite en Europe depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre dernier. Cette rencontre diplomatique, à forte portée symbolique et politique, suscite de vives réactions, notamment en raison du « passé » djihadiste d’al-Charaa, connu également sous le nom d’Abou Mohammed al-Joulani.
Lire la suite France : Macron reçoit à Paris le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa, ex-djihadiste, « qui n’a pas renoncé a son passé » selon les renseignements états-uniensSyrie : le nouveau dictateur islamiste annonce de nouvelles institutions pour le pays
Le nouveau dictateur islamiste de la Syrie, Ahmed al-Charaa, a signé, ce jeudi 13 mars, une déclaration constitutionnelle marquant, selon lui, une « nouvelle page de l’histoire » du pays après plus d’une décennie de guerre. Cette nouvelle charte, élaborée par un comité spécialement mandaté, établit une stricte séparation des pouvoirs et garantit plusieurs libertés fondamentales. Parallèlement, les autorités ont annoncé la création d’un Conseil national de sécurité, chargé de coordonner les politiques sécuritaires du pays.
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