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Échec de la tentative d’arrestation du président serbe de Bosnie, Milorad Dodik

La situation reste tendue en Bosnie-Herzégovine après l’échec d’une tentative d’arrestation du président de la République serbe de Bosnie (Republika Srpska), Milorad Dodik.

Mercredi, des agents de l’Agence d’investigation et de sécurité de l’État (SIPA) ont tenté d’exécuter un mandat d’arrêt contre le dirigeant séparatiste, recherché pour violation de l’ordre constitutionnel. Toutefois, l’intervention rapide de la police armée fidèle à Dodik a empêché l’opération d’aboutir.

La porte-parole de la SIPA, Jelena Miovcic, a confirmé que ses agents “ont tenté d’appliquer un ordre de la cour mais ont été empêchés par la police de la République serbe de Bosnie”. Selon des images relayées par les médias locaux, aucune violence n’aurait éclaté sur les lieux : des inspecteurs bosniaques non armés faisaient face à des forces serbes lourdement équipées devant un bâtiment gouvernemental.

Milorad Dodik, ouvertement pro-russe, est visé par un mandat d’arrêt depuis mars pour avoir ignoré une convocation judiciaire. Au-delà de cet incident, il est poursuivi pour ses politiques séparatistes visant à affaiblir l’État central de Bosnie-Herzégovine, nourrissant des tensions ethniques déjà profondes.

La Bosnie reste marquée par les divisions héritées de la guerre de 1992-1995, qui a fait environ 100 000 morts et des millions de déplacés. Plusieurs responsables serbes avaient alors été condamnés pour crimes de guerre et génocide par la Cour pénale internationale. Aujourd’hui encore, une grande partie des Serbes de Bosnie revendiquent la sécession de leur territoire pour le rattacher à la Serbie, une ambition portée avec force par Dodik, soutenu par Moscou et dénoncé par Washington.

Cet épisode vient raviver les craintes d’une instabilité accrue dans une région fragile où les blessures de la guerre restent béantes.

Donald Trump et Volodymyr Zelensky : une rencontre inattendue en marge des funérailles du pape François, à Rome

En marge des funérailles du pape François, célébrées ce samedi 26 avril à Rome, Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont entretenus en tête-à-tête lors d’une rencontre aussi brève que symbolique.

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Iran : Une « puissante explosion » fait au moins quatre morts et plus de 500 blessés dans le port de Bandar Abbas

Une « puissante explosion » à eu lieu dans le port iranien de Bandar Abbas, aujourd’hui, 26 avril 2025. À ce stade, les autorités iraniennes n’ont pas communiqué sur l’origine du sinistre ; l’armée israélienne, de son côté, dément toute responsabilité. (Source : AFP)

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Affaire Epstein : Virginia Giuffre, l’une des principales plaignantes, s’est suicidée

La famille de Virginia Giuffre a annoncé, ce samedi 26 avril, que celle qui fut la principale plaignante dans l’affaire Jeffrey Epstein s’est donné la mort à son domicile, en Australie, à l’âge de 41 ans. (Source : AFP)

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Gaza : le Hamas se dit prêt à un accord pour la libération des otages et une longue trêve

Le mouvement terroriste Hamas a annoncé, aujourd’hui, samedi 26 avril 2025, être prêt à conclure un accord prévoyant la libération simultanée de tous les otages encore détenus à Gaza ainsi qu’une trêve de cinq ans avec Israël, tandis que de nouvelles frappes israéliennes sur le territoire palestinien ont fait au moins 17 morts dans la matinée, selon les secours. (Source : AFP)

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Guerre en Ukraine : Donald Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et évoque un accord “proche” avec la Russie

Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année, Donald Trump multiplie les déclarations chocs et s’en prend directement à Volodymyr Zelensky. Depuis la Maison Blanche, le président des États-Unis s’est dit “proche” d’un accord avec la Russie, accusant son homologue ukrainien de bloquer le processus de paix et de “prolonger les tueries”.

La Crimée au cœur du conflit diplomatique

C’est autour de la Crimée que les tensions se cristallisent. D’après plusieurs sources relayées dans la presse états-unienne, l’administration Trump envisagerait de reconnaître l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou, réalisée en 2014. Une ligne rouge pour Volodymyr Zelensky, qui a immédiatement réagi :
« Ce serait une violation de notre Constitution. C’est notre territoire, le territoire du peuple ukrainien. Il n’y a rien à ajouter. »

Cette prise de position a déclenché la colère de Donald Trump, qui accuse Zelensky d’entraver les négociations.
« Il peut avoir la paix ou il peut se battre encore trois ans avant de perdre tout le pays », a lancé le président états-unien. Selon lui, la situation en Ukraine est “désastreuse”, et une solution diplomatique est à portée de main.

Un plan de paix polémique

Si aucun document officiel n’a encore été publié, plusieurs éléments du plan de paix évoqué par Trump ont filtré :
•La reconnaissance par Washington de l’annexion de la Crimée par la Russie.
•La cession des autres régions ukrainiennes occupées, soit environ 20 % du territoire.
•Un engagement formel de l’Ukraine à ne jamais adhérer à l’OTAN.
•Et même une clause prévoyant que la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe, soit transférée sous autorité états-unienne.

Des conditions jugées inacceptables par Kiev. Pour Zelensky, toute concession sur le territoire national est inenvisageable. Il a même publié sur Telegram une ancienne déclaration signée en 2018 par Mike Pompeo, alors chef de la diplomatie sous Trump, s’opposant fermement à l’annexion de la Crimée. Un rappel historique qui a visiblement irrité encore davantage Donald Trump.

Une Maison Blanche impatiente

Selon des sources internes, Donald Trump serait frustré par la lenteur des négociations et le refus de l’Ukraine de plier. Il assure cependant :« Je pense que nous avons un accord avec la Russie. Nous devons simplement en conclure un avec Zelensky. »

De son côté, le vice-président JD Vance a lancé un avertissement clair :
« Si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, les États-Unis se retireront du processus. »

Il a même proposé de geler les lignes territoriales actuelles, ce qui signifierait de facto la reconnaissance des gains territoriaux russes.

L’Europe entre deux feux

En Europe, les réactions sont mesurées mais fermes. La France a rappelé que le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne était une “exigence très forte”. Le Royaume-Uni, quant à lui, a souligné que « c’est à l’Ukraine de décider de son avenir ».

Les Européens avancent avec prudence, ne voulant pas froisser Washington tout en soutenant Kiev. La complexité de la situation diplomatique s’est illustrée lors des dernières réunions organisées à Londres, où Marco Rubio a annulé sa venue, officiellement pour des raisons d’agenda, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’est rendu à Moscou à la place.

Des discussions sous le feu des bombes

Alors que les négociations avancent dans les coulisses, le front militaire reste actif. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque massive de missiles et de drones russes sur Kiev a causé la mort d’au moins neuf personnes et blessé plus de 60 civils. Une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’année.

Au même moment, dans la région de Marganets, une frappe de drone a tué neuf autres personnes dans un bus civil, blessant 32 passagers.

Zelensky appelle à un cessez-le-feu total

Malgré les pressions, Volodymyr Zelensky continue de plaider pour un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Lors de la rencontre à Londres, il a déclaré :
« La partie états-unienne a partagé sa vision. L’Ukraine et les autres pays européens ont également apporté leur contribution. Nous espérons que ce travail commun mènera à une paix durable. »

Zelensky reste ferme : la souveraineté de l’Ukraine n’est pas négociable.

Une échéance décisive approche

Donald Trump s’était initialement donné 24 heures pour mettre fin à la guerre en cas de retour à la présidence. Puis, ce délai a été étendu à 100 jours. Ce compte à rebours touche à sa fin, et les regards se tournent vers Washington.

« Entre Poutine et Zelensky, je n’ai pas de favori », a récemment déclaré Trump. Mais sur le terrain, les attaques se poursuivent et la paix semble encore lointaine.

Droits de douane : un texte de loi états-unien pourrait bouleverser la stratégie commerciale de Trump

Douze États des États-Unis viennent de lancer une offensive judiciaire contre la politique commerciale du président Donald Trump. En cause : l’imposition massive de droits de douane que ces États estiment non seulement déstabilisants pour l’économie, mais aussi illégaux. Cette plainte pourrait bien remettre en question l’un des piliers de la stratégie économique de Trump, et avoir des répercussions majeures sur le commerce mondial.

Une coalition démocrate contre la stratégie de Trump

Mercredi 23 avril 2025, une coalition de douze États à majorité démocrate – parmi lesquels l’Oregon, l’Arizona, le Colorado, New York ou encore le Vermont – a déposé une plainte devant le Tribunal du commerce international des États-Unis. L’objet de cette plainte ? Contester les hausses massives des droits de douane imposées par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche.

La plainte accuse le président d’avoir détourné la loi pour « imposer des droits de douane immenses et évolutifs sur tous les produits entrant aux États-Unis, selon son bon vouloir », créant un climat d’incertitude économique. Elle estime que cette pratique viole à la fois l’ordre constitutionnel états-unien et les règles fondamentales du commerce international.

Des taxes record et une guerre commerciale en plein essor

Depuis le début de son nouveau mandat, Trump a mis en place un droit de douane universel de 10 %, ainsi que des surtaxes ciblées sur des secteurs stratégiques comme l’acier, l’automobile et l’aluminium. Le conflit commercial avec la Chine a également pris une ampleur inédite : Washington applique 145 % de surtaxes sur certains produits chinois, tandis que Pékin réplique avec des taxes allant jusqu’à 125 % sur les produits états-uniens.

Cette guerre commerciale fragilise non seulement les relations internationales, mais aussi les entreprises états-uniennes elles-mêmes, contraintes de payer plus cher leurs importations.

Le texte au cœur du litige : l’IEEPA

Le cœur de la plainte repose sur l’utilisation controversée d’une loi de 1977 : l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Cette loi permet au président d’agir face à une urgence nationale menaçant l’économie ou la sécurité des États-Unis.

Or, selon les États plaignants, Donald Trump a détourné cette loi pour imposer ses droits de douane sans réel fondement d’urgence. « Aucun président n’a jamais utilisé l’IEEPA pour appliquer des tarifs douaniers », souligne la plainte. Elle accuse également Trump de violer la Constitution, qui réserve le pouvoir de taxation au Congrès.

Kris Mayes, procureure générale de l’Arizona, va plus loin : « Le projet tarifaire du président Trump n’est pas seulement économiquement imprudent. Il est aussi illégal. »

Un débat juridique qui monte en puissance

La plainte déposée par les douze États s’inscrit dans une vague de contestation plus large. La semaine précédente, la Californie a engagé une procédure similaire, dénonçant « l’autorité unilatérale » exercée par l’administration Trump. Un groupe de cinq entreprises privées a également porté plainte pour les mêmes motifs.

Cependant, mardi dernier, un panel de trois juges a rejeté la demande d’ordonnance de restriction temporaire visant à suspendre immédiatement les tarifs, ce qui montre que le bras de fer judiciaire s’annonce complexe.

Jusqu’où la plainte peut-elle aller ?

Si les tribunaux donnent raison aux plaignants, les droits de douane de Trump pourraient être annulés. En revanche, une victoire présidentielle entérinerait son autorité sur la politique commerciale états-unienne.

Et si une des parties décide de porter l’affaire jusqu’à la Cour suprême, l’issue devient encore plus incertaine. Bien que dominée par les conservateurs – dont trois juges nommés par Trump – deux principes constitutionnels pourraient lui nuire :
•La doctrine de non-délégation, qui limite le transfert des pouvoirs législatifs vers l’exécutif ;
•Et la doctrine des questions majeures, qui exige une validation du Congrès pour toute décision politique ou économique d’envergure.

Un enjeu majeur pour l’économie mondiale

Derrière ce litige juridique, c’est l’avenir du commerce mondial qui est en jeu. Les taxes douanières états-uniennes, en particulier vis-à-vis de la Chine, perturbent les chaînes d’approvisionnement, augmentent les coûts pour les entreprises et alimentent une instabilité financière mondiale.

Si la plainte réussit, elle pourrait mettre un frein à l’escalade commerciale, rétablir l’équilibre constitutionnel aux États-Unis, et obliger l’administration Trump à revoir sa stratégie économique.

Une jeune espoir du ski français, Margot Simond, se tue à l’entraînement à l’âge de 18 ans

La Fédération française de ski (FFS) a annoncé, avec une grande tristesse, la disparition de Margot Simond, une jeune skieuse prometteuse, décédée jeudi 24 avril 2025 lors d’un entraînement à Val d’Isère, en Savoie. Âgée de 18 ans, la championne de France U18 de slalom a tragiquement perdu la vie à la suite d’un accident sur les pistes.

Une carrière prometteuse fauchée en pleine ascension

Margot Simond était considérée comme une figure montante du ski français. En mars 2025, elle avait remporté le titre de championne de France junior de slalom aux Ménuires, en Savoie, un exploit qui témoigne de son talent et de son potentiel sur les pistes. Son avenir semblait tout tracé, et elle faisait partie de ces jeunes athlètes appelés à représenter fièrement la France dans les compétitions internationales.

Malheureusement, cette carrière prometteuse a été brutalement interrompue lors de l’entraînement à Val d’Isère, où elle s’entraînait en vue de futures compétitions. Les circonstances de l’accident restent floues pour l’instant, et une enquête a été ouverte par le parquet d’Albertville pour déterminer les causes exactes de ce drame.

Un drame au sein de la communauté sportive

La nouvelle de son décès a choqué et bouleversé la communauté du ski. La Fédération française de ski a exprimé ses condoléances dans un communiqué diffusé sur X (anciennement Twitter), soulignant la perte tragique de “Margot Simond, jeune compétitrice en plein devenir”. Son décès a également suscité une vague de soutien de la part d’autres skieurs, de ses entraîneurs et de nombreux passionnés de ski.

Margot Simond avait encore une carrière devant elle, pleine de promesses et de rêves à réaliser. Sa disparition laisse un grand vide dans le monde du ski, où elle était perçue comme une future grande.

Une enquête en cours

Le parquet d’Albertville a ouvert une enquête pour tenter de comprendre les circonstances exactes de l’accident qui a coûté la vie à Margot Simond. Bien que les détails de l’incident n’aient pas encore été communiqués, la famille de la jeune skieuse et ses proches cherchent des réponses à ce tragique événement.

Le décès de Margot Simond est une perte immense pour le ski français et un choc pour le sport en général. À seulement 18 ans, elle avait montré des capacités exceptionnelles et un grand potentiel. Sa famille, ses amis et la communauté sportive pleurent une jeune vie qui s’éteint trop tôt, laissant derrière elle des rêves et des espoirs inachevés.

L’Espagne annule un contrat d’armement avec une entreprise israélienne sous la pression de la gauche radicale – Israël réagit

Sous la pression de son allié de gauche radicale, le gouvernement espagnol a annulé un contrat d’armement signé avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, marquant ainsi un revirement important dans sa politique de défense. Cette décision, justifiée par l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, a été saluée par l’aile gauche de la coalition, mais a suscité une réaction ferme d’Israël et une critique sévère de l’opposition de droite en Espagne.

Un revirement sous pression

Le jeudi 24 avril, le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de rompre un contrat d’armement de 6,8 millions d’euros avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, portant sur la fourniture de munitions à la Guardia Civil, la force de gendarmerie espagnole. Cette annulation a été largement attribuée à la pression exercée par Sumar, la formation de gauche radicale alliée des socialistes au sein de la coalition gouvernementale. Yolanda Díaz, ministre du Travail et figure de proue de Sumar, a salué cette décision en soulignant que l’Espagne “ne pouvait pas acheter des armes à un gouvernement qui massacre le peuple palestinien”. Elle a précisé qu’elle avait personnellement négocié cette annulation avec le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre.

Pour Sumar, cette victoire symbolique est d’autant plus importante qu’elle s’est produite après un autre revers pour la gauche radicale, le gouvernement ayant récemment adopté un plan de dépenses de défense d’une valeur de près de 10,5 milliards d’euros pour atteindre l’objectif de l’OTAN de 2% du PIB consacré à la défense. L’annulation du contrat a été présentée comme une mesure pour réaffirmer l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, dans un contexte de tensions croissantes autour de la situation à Gaza.

La condamnation israélienne

Israël a réagi fermement à la décision espagnole. Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a condamné “fermement” la rupture unilatérale du contrat, ajoutant que le gouvernement israélien ne conclurait plus de contrats de défense avec des entreprises espagnoles à l’avenir. Cette décision a exacerbé les tensions diplomatiques entre les deux pays, déjà tendues depuis la reconnaissance par l’Espagne de l’État de Palestine en mai 2022.

Les autorités israéliennes ont exprimé leur mécontentement en soulignant que le contrat annulé, qui avait été signé en octobre, était crucial pour les relations commerciales et stratégiques entre les deux pays. L’annulation de ce contrat est perçue comme un coup dur pour l’industrie de défense israélienne, d’autant plus qu’il s’agissait d’une commande d’armement importante.

Une décision favorable à l’aile gauche du gouvernement espagnol

La gauche radicale espagnole, en particulier Sumar, a salué cette décision comme un signe de fermeté politique. Yolanda Díaz, leader de Sumar, a affirmé que le contrat avec IMI Systems constituait une “violation flagrante de la légalité internationale”, en raison des actions militaires israéliennes à Gaza. Cette position a été renforcée par Enrique Santiago, secrétaire général du Parti communiste espagnol, qui a qualifié de “génocide” les actions israéliennes à Gaza et a insisté sur le fait que l’Espagne ne devait pas être complice de telles actions.

Les conséquences légales et financières

L’annulation du contrat soulève des questions juridiques complexes pour l’Espagne. Les services juridiques de l’État avaient initialement recommandé de maintenir le contrat, en soulignant que l’Espagne devrait payer l’entreprise israélienne, mais sans recevoir les munitions commandées. Les autorités espagnoles continuent d’examiner les implications financières de cette annulation, et des démarches légales pourraient être envisagées pour éviter des compensations financières.

Le leader du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, principal opposant de droite, a critiqué la décision du gouvernement, soulignant que les contrats entre États doivent être respectés. Il a posé la question du coût de cette annulation, en demandant : “Qui va la payer ?”. Le PP, traditionnellement favorable à Israël, a dénoncé ce revirement comme un affaiblissement de la position de l’Espagne sur la scène internationale.

Le soutien à la cause palestinienne

Le gouvernement de Pedro Sánchez a fait de son soutien à la cause palestinienne un axe central de sa politique étrangère. En plus de la reconnaissance de l’État de Palestine, cette annulation de contrat s’inscrit dans un contexte où l’Espagne a régulièrement pris des positions critiques à l’égard des actions militaires israéliennes à Gaza. Les relations diplomatiques entre Madrid et Tel Aviv, déjà tendues, risquent d’être davantage affectées par cette décision.

La décision du gouvernement espagnol d’annuler ce contrat d’armement avec IMI Systems Ltd marque un tournant important dans la politique de défense et de relations internationales de l’Espagne. Bien qu’elle soit saluée par l’aile gauche de la coalition, cette annulation provoque une réaction diplomatique sévère de la part d’Israël et soulève des questions juridiques et financières pour le gouvernement espagnol. La situation reste en évolution, et les répercussions de cette décision sur les relations entre l’Espagne et Israël, ainsi que sur la politique de défense espagnole, sont encore incertaines.

France : Profil de l’assaillant, victimes, réactions… Le point sur l’attaque au couteau dans un lycée privé à Nantes

Le jeudi 24 avril, un tragique incident a secoué le lycée privé Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes, lorsqu’un élève a poignardé quatre de ses camarades vers 12h30. Une lycéenne est décédée, et trois autres élèves ont été blessés. Le suspect a été arrêté, mais son état de santé a conduit à son hospitalisation après avoir été placé en garde à vue.

Que s’est-il passé ?

L’attaque a eu lieu en plein après-midi, lorsque l’élève a poignardé quatre de ses camarades dans plusieurs classes. L’intervention rapide du personnel éducatif a permis de maîtriser le suspect avant l’arrivée des forces de l’ordre. Le lycée a immédiatement été bouclé, et un dispositif policier a été mis en place. Plusieurs élèves ont été confinés dans le self, tandis que d’autres se sont regroupés dans le gymnase ou dans une salle polyvalente. Certains témoins ont évoqué des scènes de panique, avec des cris et des enseignants ordonnant aux élèves de fuir. L’enquête, dirigée par la police judiciaire, est en cours. Le Parquet national antiterroriste a annoncé être en évaluation pour une possible saisine.

Le profil de l’assaillant

Le suspect, un lycéen scolarisé dans l’établissement, a été décrit par ses camarades comme instable et isolé. Plusieurs témoignages recueillis par l’AFP font état de propos violents et de fascination pour l’idéologie néonazie. « Il disait qu’il adorait Hitler », a révélé une collégienne. Peu avant l’attaque, le suspect a envoyé par mail un manifeste de 13 pages à plusieurs élèves, dans lequel il dénonce un « écocide globalisé » et appelle à une « révolte biologique » contre le monde moderne. Le document, qui témoigne d’un discours radicalisé, mêle idéologie extrémiste et détresse psychologique.

L’état des victimes

Une lycéenne a perdu la vie des suites de ses blessures. Trois autres élèves ont été blessés, dont au moins un dans un état critique. Le procureur de Nantes a précisé ce vendredi matin que l’état de santé du jeune le plus gravement blessé s’était amélioré. La ministre de l’Éducation, Elisabeth Borne, a évoqué l’incertitude concernant la gravité de l’état des autres victimes.

Les réactions

L’émotion est vive dans la communauté éducative et parmi les familles. De nombreux parents se sont rendus sur place pour retrouver leurs enfants dans la stupeur. Le président Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux familles des victimes et salué le courage des enseignants. Il a déclaré sur X : « Par leur intervention, des professeurs ont sans doute empêché d’autres drames. Leur courage force le respect. »

Le Premier ministre François Bayrou a dénoncé une « violence endémique » et a appelé à un « sursaut collectif ». Il a proposé des mesures telles que l’intensification des contrôles aux abords des établissements scolaires, voire l’installation de portiques de sécurité à l’entrée des établissements. Bayrou a aussi demandé des propositions concrètes sur la prévention, la réglementation et la répression des violences commises par des mineurs armés de couteaux.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a exprimé son soutien aux proches des victimes, soulignant que « perdre un enfant est la pire des douleurs ». Il a également précisé que cette tragédie ne devait pas être reléguée à un simple fait divers, mais qu’il s’agissait d’un « fait de société ». Il a ajouté : « Ce n’est pas un fait divers, c’est un fait de société. Nous sommes dans une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdits, l’autorité, l’ordre, les hiérarchies et qui a accouché de cette violence ».

La maire PS de Nantes, Johanna Rolland, a également exprimé son émotion face à ce « drame atroce ». Le syndicat étudiant Uni a appelé à une prise de conscience sur la sécurité dans les écoles, tandis que la CFDT Éducation a rappelé les difficultés à contrôler efficacement ces situations.

Ce drame a plongé la ville de Nantes dans la stupeur et suscite de nombreuses interrogations sur la sécurité dans les établissements scolaires. Les autorités, tout comme la communauté éducative, appellent à un sursaut collectif pour éviter que de tels actes de violence ne se reproduisent.