Donald Trump fait mardi son grand retour à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU où il entend dénoncer les « mondialistes », tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’efforcera à nouveau de battre le rappel face à l’inflexibilité russe.(Avec : AFP et Reuters).
Lire la suite Donald Trump de retour à la tribune de l’ONU, Volodymyr Zelensky à l’affûtArchives du mot-clé maison Blanche
Donald Trump va promulguer sa loi budgétaire « Big Beautiful Bill » pour la fête nationale
Donald Trump signera ce vendredi sa loi budgétaire baptisée “Big Beautiful Bill”, adoptée la veille au Congrès par 218 voix contre 214. Il s’agit de sa première grande victoire législative depuis son retour à la Maison Blanche, qu’il compte célébrer en grande pompe à l’occasion de la fête nationale américaine. Au programme des festivités : un feu d’artifice spectaculaire et le survol d’un bombardier B-2, utilisé lors des récentes opérations militaires en Iran.(Source : AFP).
Le président américain va promulguer sa loi budgétaire en grande pompe vendredi 4 juillet à l’occasion de la fête nationale, avec feux d’artifice et parade aérienne d’un bombardier furtif B-2, le type d’avion utilisé lors des raids en Iran.
Le dirigeant américain avais mis la pression sur les élus républicains pour que le Congrès adopte sa « grande et belle loi », comme il l’a baptisée, avant le 4 juillet. La loi a été définitivement votée jeudi, juste à temps.
Jamais avare de mises en scène spectaculaires, le milliardaire américain va maintenant associer sa victoire législative, pièce maîtresse du programme de son second mandat, à une grande fête à la Maison Blanche pour célébrer les 249 ans de l’indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne.
Donald Trump a annoncé qu’une cérémonie de signature se tiendrait à la Maison Blanche à partir de 16 h locales (20 h GMT), en présence des parlementaires.
« Le début de notre nouvel âge d’or »
« Ensemble, nous célébrerons l’indépendance de notre nation et le début de notre nouvel âge d’or », a-t-il lancé sur son réseau Truth Social jeudi.
L’adoption du projet de loi est le dernier d’une série de succès politiques pour Donald Trump ces dernières semaines, entre cessez-le-feu entre l’Iran et Israël après des frappes sur des sites nucléaires iraniens, accord sur les dépenses de l’Otan, et décision de la Cour suprême favorable à l’exécutif.
Elle confirme aussi son emprise sur le Parti républicain et, pour l’heure, sur la politique américaine en général.
Jeudi soir, lors d’un meeting dans l’Iowa (centre), Donald Trump a savouré sa victoire. « Il n’y a pas de plus beau cadeau d’anniversaire pour l’Amérique que la victoire phénoménale que nous avons remportée il y a quelques heures à peine, lorsque le Congrès a adopté le grand et magnifique projet de loi visant à redonner sa grandeur à l’Amérique », a-t-il lancé à la foule.
L’ancien magnat de l’immobilier a toutefois passé sous silence les vives inquiétudes de son parti et des électeurs, qui craignent que ce projet ne fasse gonfler la dette publique et n’affaiblisse les aides à la santé et à la protection sociale.
La cérémonie de signature aura lieu « le 4 juillet, comme le président l’a toujours dit et espéré », a souligné jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Un B-2, le type d’avion qui a bombardé les installations nucléaires iraniennes le 22 juin, et des avions de chasse effectueront une parade aérienne au-dessus de la Maison Blanche pour l’occasion, tandis que certains pilotes qui ont mené l’opération militaire en Iran seront présents lors de la cérémonie.
Jusqu’à 17 millions de personnes privés d’assurance santé
Donald Trump a fait adopter le projet de loi malgré des doutes au sein de son parti et l’opposition bruyante de son ancien allié, le milliardaire Elon Musk.
Après le Sénat, qui l’avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte par 218 voix contre 214, un vote très serré, précédé de multiples pressions et tractations.
Pour compenser le creusement de la dette publique, la nouvelle loi réduira le programme fédéral d’aide alimentaire et imposera d’importantes coupes au Medicaid, régime d’assurance santé pour les Américains à revenus modestes, les plus importantes depuis son lancement dans les années 1960.
Selon certaines estimations, jusqu’à 17 millions de personnes pourraient perdre leur couverture d’assurance santé et des dizaines d’hôpitaux ruraux pourraient fermer leurs portes.
Les démocrates espèrent que le mécontentement provoqué par les conséquences de la loi les aidera à renverser la Chambre des représentants aux élections de mi-mandat de 2026.
Il s’agira pour eux de montrer qu’il s’agit d’une énorme redistribution de richesses des Américains les plus pauvres vers les plus riches.
Après sa représentation en pape, Donald Trump en Jedi pour la journée Star Wars… mais un détail fait dérailler le coup de com’
À l’occasion de la célébration mondiale de la « Journée Star Wars » – et quelques jours après s’être fait présenter en tenue de pape -, le président états-unien Donald Trump a voulu marquer le coup avec une publication spectaculaire sur les réseaux sociaux.
Lire la suite Après sa représentation en pape, Donald Trump en Jedi pour la journée Star Wars… mais un détail fait dérailler le coup de com’Guerre en Ukraine : Donald Trump accentue la pression sur Volodymyr Zelensky et évoque un accord “proche” avec la Russie
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année, Donald Trump multiplie les déclarations chocs et s’en prend directement à Volodymyr Zelensky. Depuis la Maison Blanche, le président des États-Unis s’est dit “proche” d’un accord avec la Russie, accusant son homologue ukrainien de bloquer le processus de paix et de “prolonger les tueries”.
La Crimée au cœur du conflit diplomatique
C’est autour de la Crimée que les tensions se cristallisent. D’après plusieurs sources relayées dans la presse états-unienne, l’administration Trump envisagerait de reconnaître l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou, réalisée en 2014. Une ligne rouge pour Volodymyr Zelensky, qui a immédiatement réagi :
« Ce serait une violation de notre Constitution. C’est notre territoire, le territoire du peuple ukrainien. Il n’y a rien à ajouter. »
Cette prise de position a déclenché la colère de Donald Trump, qui accuse Zelensky d’entraver les négociations.
« Il peut avoir la paix ou il peut se battre encore trois ans avant de perdre tout le pays », a lancé le président états-unien. Selon lui, la situation en Ukraine est “désastreuse”, et une solution diplomatique est à portée de main.
Un plan de paix polémique
Si aucun document officiel n’a encore été publié, plusieurs éléments du plan de paix évoqué par Trump ont filtré :
•La reconnaissance par Washington de l’annexion de la Crimée par la Russie.
•La cession des autres régions ukrainiennes occupées, soit environ 20 % du territoire.
•Un engagement formel de l’Ukraine à ne jamais adhérer à l’OTAN.
•Et même une clause prévoyant que la centrale nucléaire de Zaporijia, actuellement sous contrôle russe, soit transférée sous autorité états-unienne.
Des conditions jugées inacceptables par Kiev. Pour Zelensky, toute concession sur le territoire national est inenvisageable. Il a même publié sur Telegram une ancienne déclaration signée en 2018 par Mike Pompeo, alors chef de la diplomatie sous Trump, s’opposant fermement à l’annexion de la Crimée. Un rappel historique qui a visiblement irrité encore davantage Donald Trump.
Une Maison Blanche impatiente
Selon des sources internes, Donald Trump serait frustré par la lenteur des négociations et le refus de l’Ukraine de plier. Il assure cependant :« Je pense que nous avons un accord avec la Russie. Nous devons simplement en conclure un avec Zelensky. »
De son côté, le vice-président JD Vance a lancé un avertissement clair :
« Si Moscou et Kiev ne parviennent pas à un accord, les États-Unis se retireront du processus. »
Il a même proposé de geler les lignes territoriales actuelles, ce qui signifierait de facto la reconnaissance des gains territoriaux russes.
L’Europe entre deux feux
En Europe, les réactions sont mesurées mais fermes. La France a rappelé que le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne était une “exigence très forte”. Le Royaume-Uni, quant à lui, a souligné que « c’est à l’Ukraine de décider de son avenir ».
Les Européens avancent avec prudence, ne voulant pas froisser Washington tout en soutenant Kiev. La complexité de la situation diplomatique s’est illustrée lors des dernières réunions organisées à Londres, où Marco Rubio a annulé sa venue, officiellement pour des raisons d’agenda, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’est rendu à Moscou à la place.
Des discussions sous le feu des bombes
Alors que les négociations avancent dans les coulisses, le front militaire reste actif. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque massive de missiles et de drones russes sur Kiev a causé la mort d’au moins neuf personnes et blessé plus de 60 civils. Une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne depuis le début de l’année.
Au même moment, dans la région de Marganets, une frappe de drone a tué neuf autres personnes dans un bus civil, blessant 32 passagers.
Zelensky appelle à un cessez-le-feu total
Malgré les pressions, Volodymyr Zelensky continue de plaider pour un cessez-le-feu immédiat et sans conditions.
Lors de la rencontre à Londres, il a déclaré :
« La partie états-unienne a partagé sa vision. L’Ukraine et les autres pays européens ont également apporté leur contribution. Nous espérons que ce travail commun mènera à une paix durable. »
Zelensky reste ferme : la souveraineté de l’Ukraine n’est pas négociable.
Une échéance décisive approche
Donald Trump s’était initialement donné 24 heures pour mettre fin à la guerre en cas de retour à la présidence. Puis, ce délai a été étendu à 100 jours. Ce compte à rebours touche à sa fin, et les regards se tournent vers Washington.
« Entre Poutine et Zelensky, je n’ai pas de favori », a récemment déclaré Trump. Mais sur le terrain, les attaques se poursuivent et la paix semble encore lointaine.
Droits de douane : après un revirement surprise de Trump, les Bourses mondiales s’envolent – La Maison Blanche tente de justifier
Un retournement spectaculaire qui électrise les marchés.
Le mercredi 9 avril, Donald Trump a une nouvelle fois surpris la scène internationale. Alors que les surtaxes douanières imposées par les États-Unis venaient d’entrer en vigueur, le président états-unien a annoncé une suspension de 90 jours pour la plupart des pays… à l’exception de la Chine. Ce revirement inattendu a déclenché une euphorie généralisée sur les marchés boursiers mondiaux.
Le jeudi 10 avril, les Bourses européennes ont bondi dès l’ouverture. À Paris, le CAC 40 s’envolait de 6,43 %, le DAX de Francfort de 7,81 %, le Footsie de Londres de 5,99 %, tandis que la Bourse de Milan et la Bourse suisse grimpaient chacune de 7,81 % et 7,47 %.
En Asie, la tendance haussière était tout aussi marquée. Le Nikkei de Tokyo a clôturé sur un gain de 9,12 %, le Kospi de Séoul a progressé de 6,6 %, Sydney de 4,5 %, et Taipei de 9,25 %. Les Bourses de Thaïlande, d’Indonésie et du Vietnam ont elles aussi connu des hausses dépassant les 4 %.
La veille, Wall Street avait donné le ton : le Nasdaq avait grimpé de 12,16 %, le Dow Jones de 7,87 %, et le S&P 500 de 9,52 %, portés par l’annonce surprise de la suspension partielle des taxes.
Un recul stratégique face à la pression des marchés
Ce retournement de Donald Trump est interprété comme une réponse directe aux turbulences économiques provoquées par sa politique commerciale agressive. Les marchés états-uniens avaient vivement réagi, avec une hausse marquée des taux d’intérêt sur les obligations et des chutes brutales en Bourse.
« Il s’agit d’un retour à la réalité », estime Denis Ferrand, directeur général de Rexecode. « Les tensions financières ont obligé la Maison Blanche à réévaluer sa stratégie. »
Trump a expliqué son choix par la volonté exprimée par plus de 75 pays de négocier, et par un souci de ne pas pénaliser les nations disposées à discuter. « Cela venait du cœur », a-t-il déclaré, affirmant que la flexibilité faisait partie de son plan initial.
La Chine reste lourdement ciblée
Si la majorité des pays bénéficient d’un allègement temporaire des surtaxes, la Chine reste particulièrement visée : ses exportations vers les États-Unis sont désormais taxées à hauteur de 125 %, contre 104 % la veille.
Pékin a réagi en appelant au dialogue, tout en affirmant sa fermeté :
« La porte est ouverte pour des négociations, mais elles doivent se faire dans le respect mutuel », a déclaré une porte-parole du ministère chinois du Commerce.
Elle a ajouté que la Chine se battrait jusqu’au bout, confirmant la ligne dure adoptée depuis le début de la guerre commerciale. Par ailleurs, les mesures sectorielles imposées par Trump restent en vigueur, notamment dans l’acier, l’aluminium, l’automobile, et prochainement le secteur pharmaceutique. Le Canada et le Mexique sont toujours sous le coup de sanctions en lien avec le trafic de fentanyl aux frontières.
Une confiance ébranlée
Malgré le rebond spectaculaire des marchés, les analystes s’accordent à dire que la confiance des investisseurs est profondément altérée.
« Peu importe ce qui arrivera ensuite, une prime de risque va désormais s’appliquer aux activités aux États-Unis », affirme Olivier Redoulès, économiste à Rexecode.
« Les États-Unis sont aujourd’hui perçus comme moins stables et moins fiables qu’auparavant. »
Cette incertitude croissante risque de fragiliser l’attractivité de l’économie états-unienne à moyen terme, ternissant l’image d’un pays jusque-là réputé pour la lisibilité et la fiabilité de son environnement économique.
Réactions européennes et perspectives
En Europe, les conséquences de cette guerre commerciale se font également sentir. Le ministre français de l’Économie, Éric Lombard, a annoncé mercredi une révision à la baisse de la croissance française pour 2025, désormais estimée à 0,7 %, contre 0,9 % précédemment, en raison des incertitudes liées aux tensions commerciales.
De son côté, Thierry Breton, ancien commissaire européen, a appelé à la vigilance :
« Il faut maintenant s’organiser pour négocier, notamment sur des secteurs clés comme l’automobile et la santé. On connaît la méthode Trump : à la fin, il dira qu’il a gagné. »
Ce nouveau coup de théâtre de Donald Trump illustre une fois de plus sa stratégie de négociation par la tension, alternant escalade et apaisement pour obtenir des concessions. Mais cette méthode commence à laisser des traces, affaiblissant la crédibilité économique des États-Unis sur la scène mondiale, malgré les soubresauts euphoriques des Bourses.
Russes et états-uniens entament des négociations en Arabie saoudite pour une trêve en Ukraine – ce qu’il faut savoir
Pour la première fois depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les États-Unis d’Amérique et la Russie ont engagé, aujourd’hui, lundi 24 mars, en Arabie saoudite, des pourparlers sur une possible trêve partielle en Ukraine. Qualifiées d’emblée de “difficiles” par le Kremlin, ces discussions visent à désamorcer plus de trois ans de conflit militaire massif (la guerre entre la Russie et l’Ukraine ayant commencé en 2014), alors que Moscou et Kiev poursuivent chacun leurs frappes sur le territoire de l’autre.
Lire la suite Russes et états-uniens entament des négociations en Arabie saoudite pour une trêve en Ukraine – ce qu’il faut savoirEUA : Échanges de tirs près de la Maison-Blanche – ce que l’on sait
Un incident armé a eu lieu ce dimanche 9 mars aux abords de la Maison-Blanche, plongeant le secteur sous haute tension. Un individu armé a été neutralisé par le service secret après avoir pointé une arme sur les agents en charge de la sécurité présidentielle. L’homme a été transporté à l’hôpital, mais son état de santé reste inconnu.
Lire la suite EUA : Échanges de tirs près de la Maison-Blanche – ce que l’on saitEUA : Ukraine, droits de douane, Groenland etc…- Ce qu’il faut retenir du discours de Trump devant le Congrès
Donald Trump s’est exprimé ce mardi 4 mars devant le Congrès pour la première fois depuis son retour à la Maison-Blanche. Pendant plus d’une heure et demie, il a abordé plusieurs sujets majeurs de politique nationale et internationale. Voici les principaux points à retenir.
Lire la suite EUA : Ukraine, droits de douane, Groenland etc…- Ce qu’il faut retenir du discours de Trump devant le CongrèsGuerre en Ukraine : Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Macron et Trump à Washington
En visite officielle à Washington, le président français Emmanuel Macron a rencontré le président états-unien Donald Trump à la Maison Blanche ce lundi 24 février, pour aborder la guerre entre Kiev et Moscou, qui dure maintenant depuis trois ans. Cette rencontre a permis aux deux dirigeants de discuter de la situation en Ukraine et de la manière dont leurs pays pourraient travailler ensemble pour mettre fin à ce conflit.
Lire la suite Guerre en Ukraine : Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Macron et Trump à WashingtonGuerre Russie-Ukraine : Volodymyr Zelensky se dit prêt à des négociations directes avec Vladimir Putin
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé, ce mardi 4 février, qu’il était engagé à entrer dans des négociations directes avec Vladimir Putin. Par ailleurs, le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier a ravivé les spéculations concernant des pourparlers de paix visant à mettre un terme à l’offensive russe de grande ampleur commencée en février 2022.
Lire la suite Guerre Russie-Ukraine : Volodymyr Zelensky se dit prêt à des négociations directes avec Vladimir Putin