L’Iran cherche à conclure un accord nucléaire avec les États-Unis apportant des bénéfices économiques aux deux parties, a déclaré dimanche un diplomate iranien, quelques jours avant un second cycle de discussions entre Téhéran et Washington.( Source: Reuters ).
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L’Iran accepte de négocier avec les États‑Unis… mais reste inflexible sur le nucléaire
L’Iran a réaffirmé sa volonté d’engager des négociations avec les États‑Unis, tout en maintenant une ligne ferme sur son programme nucléaire, qu’il refuse de remettre en cause. Cette position intervient alors que des pourparlers indirects, médiés par le Sultanat d’Oman, visent à réduire les tensions entre Washington et Téhéran sur la question nucléaire.
Lire la suite L’Iran accepte de négocier avec les États‑Unis… mais reste inflexible sur le nucléaireKim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaire
La Corée du Nord a annoncé mercredi qu’elle dévoilerait « la prochaine étape » de ses plans de dissuasion nucléaire lors du congrès du parti au pouvoir attendu en ce début d’année, au moment où les craintes d’un renversement du régime se renforcent à Pyongyang.(Source : AFP).
Lire la suite Kim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaireLa Corée du Nord met en garde contre les ambitions nucléaires du Japon et évoque une « grande catastrophe »
La Corée du Nord a averti dimanche que toute ambition nucléaire du Japon « doit être empêchée à tout prix », estimant qu’un tel scénario conduirait à une « grande catastrophe pour l’humanité ». Cette prise de position intervient après des déclarations relayées en début de semaine par l’agence japonaise Kyodo, selon lesquelles le Japon « devrait posséder l’arme nucléaire », ravivant de fortes tensions en Asie de l’Est.
Selon Pyongyang, ces propos constituent un signal alarmant. Dans un communiqué diffusé par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, le directeur de l’Institut d’études japonaises du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a affirmé que Tokyo « révèle ouvertement son ambition de posséder des armes nucléaires, franchissant la ligne rouge ». Pour les autorités nord-coréennes, cette orientation représenterait une menace directe pour la stabilité régionale et mondiale.
Un cadre constitutionnel en contradiction
Le Japon est pourtant lié par une Constitution d’après-guerre qui limite strictement ses capacités militaires. Les principes adoptés en 1967 interdisent au pays de posséder des armes nucléaires et de développer des forces militaires offensives. C’est précisément cette contradiction qui alimente l’inquiétude exprimée par Pyongyang, d’autant plus que l’auteur des déclarations évoquées serait impliqué dans l’élaboration de la politique de sécurité japonaise, au sein d’un pays allié clé des États-Unis.
Dans son communiqué, le responsable nord-coréen a insisté sur les conséquences potentielles d’une nucléarisation du Japon, estimant qu’elle provoquerait une « horrible catastrophe nucléaire » pour l’Asie et exposerait l’humanité entière à un risque majeur.
Une ambition perçue comme ancienne
La Corée du Nord affirme que ces déclarations ne relèvent ni d’un lapsus ni d’une provocation isolée. « Il ne s’agit pas d’une affirmation téméraire, mais du reflet clair d’une ambition de longue date du Japon en faveur de la nucléarisation », a déclaré le responsable nord-coréen, dont l’identité n’a pas été révélée.
Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte régional marqué par une forte militarisation et des rivalités stratégiques croissantes. Pyongyang, qui dispose selon les experts de dizaines d’ogives nucléaires malgré les sanctions internationales, justifie son arsenal par la nécessité d’une dissuasion face à ce qu’elle considère comme la menace militaire des États-Unis et de leurs alliés.
Les déclarations nord-coréennes soulignent ainsi les tensions persistantes autour des questions de prolifération nucléaire en Asie de l’Est, dans une région où tout changement d’équilibre stratégique est perçu comme porteur de risques majeurs.
Macron prépare une nouvelle stratégie nucléaire pour l’Europe en 2026
Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il travaillait à une mise à jour de la doctrine nucléaire française, qui sera dévoilée officiellement début 2026. Cette annonce, faite au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et après l’observation d’un cargo russe au large de Saint-Nazaire.
Lire la suite Macron prépare une nouvelle stratégie nucléaire pour l’Europe en 2026La Corée du Nord n’abandonnera jamais le nucléaire, dit un ministre à l’ONU
La Corée du Nord n’abandonnera jamais son droit à être une puissance nucléaire, a affirmé lundi le ministre nord-coréen adjoint des Affaires étrangères lors d’un rare discours à l’Assemblée générale de l’ONU.(Source : AFP).
Lire la suite La Corée du Nord n’abandonnera jamais le nucléaire, dit un ministre à l’ONUNucléaire : l’Iran ripostera si les Européens « exploitent » le rapport de l’AIEA à des fins « politiques » et menace de frapper militairement Israël
Le pays a encore accéléré son rythme de production d’uranium hautement enrichi, selon un rapport confidentiel de l’AIEA divulgué samedi et jugé « politique » par l’Iran. Téhéran craint la réactivation de sanctions onusiennes.(Avec : AFP).
La tension est montée d’un cran entre l’Iran et l’union européenne. Téhéran a annoncé une riposte si les pays européens « exploitent » à des fins politiques un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon lequel le pays a accéléré sa production d’uranium hautement enrichi.
La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont avec la Russie et la Chine membres d’un accord pour encadrer le programme nucléaire iranien conclu avec la République islamique en 2015, et dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement trois ans plus tard durant le premier mandat de Donald Trump. L’AIEA tiendra du 9 au 13 juin à Vienne (Autriche) un Conseil des gouverneurs, une importante réunion trimestrielle durant laquelle seront notamment passées en revue les activités nucléaires de l’Iran.
Paris, Londres et Berlin ont menacé ces dernières semaines d’enclencher un mécanisme prévu dans l’accord de 2015 qui permet le rétablissement de sanctions onusiennes si l’Iran ne respecte pas ses engagements.
« L’Iran répondra à toute action inappropriée des parties européennes », a déclaré son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi lors d’un appel samedi avec le patron de l’AIEA Rafael Grossi. Abbas Araghchi a appelé l’AIEA à empêcher « certaines parties d’exploiter » le rapport « pour faire avancer leurs objectifs politiques » contre l’Iran, selon des propos rapportés dimanche par la diplomatie iranienne.
Selon le rapport de l’AIEA, la quantité totale d’uranium enrichi de l’Iran dépasse désormais de 45 fois la limite autorisée par l’accord de 2015 et s’élève à 9.247,6 kg. Le gendarme onusien du nucléaire note une nette hausse de l’uranium enrichi à 60 %, seuil se rapprochant des 90 % nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire, d’après un bilan d’étape consulté par l’AFP.
Un accord en négociation avec les Etats-Unis
Ce rapport a été divulgué alors que Washington et Téhéran mènent des discussions depuis plusieurs semaines pour tenter de trouver un nouvel accord.
Samedi, l’Iran a dit avoir reçu des « éléments » d’une proposition américaine à l’issue de cinq cycles de négociations menés sous la médiation d’Oman et a affirmé sur X par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’il y répondra de manière appropriée.
La proposition américaine faite à l’Iran est « acceptable » et dans le « meilleur intérêt » de Téhéran selon la Maison-Blanche, citée samedi par les médias américains. Elle est décrite comme une série de points à puces plutôt qu’un projet d’accord complet par le quotidien américain New York Times, qui cite des responsables au fait des échanges diplomatiques.
La proposition appelle l’Iran à cesser tout enrichissement d’uranium et propose la création d’un groupe régional pour produire de l’énergie nucléaire, qui inclurait l’Iran, l’Arabie saoudite et d’autres Etats arabes ainsi que les Etats-Unis. Ni l’Iran ni les Etats-Unis n’ont commenté ces affirmations.
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire.
L’Iran se défend d’avoir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
Le pays est toutefois le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé, bien au-delà de la limite de 3,67 % fixée par l’accord de 2015, selon l’AIEA.
L’Iran menace Israël d’une frappe militaire
Lundi 2 juin 2025, le général de division Abdolrahim Mousavi, commandant en chef de l’armée iranienne, a lancé un avertissement direct à Israël, déclarant que Téhéran était « pleinement prêt » à lancer une attaque en réponse aux menaces militaires répétées de l’État hébreu.
Cette déclaration intervient alors que les tensions régionales restent élevées, sur fond de négociations sensibles entre l’Iran et les États-Unis autour du programme nucléaire iranien. Selon le général Mousavi, si Israël persistait dans ses menaces, l’Iran mènerait une riposte ciblée, qu’il qualifie de « frappe appropriée ». Il a également fait allusion à une « dette » non précisée qu’Israël devrait selon lui à l’Iran :
« S’ils sont pressés de recevoir une nouvelle opération Promesse Véritable, nous sommes pleinement prêts », a-t-il déclaré.
Visite américaine en Israël
Cette déclaration intervient également alors que la secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis, Kristi Noem, s’est rendue à Jérusalem pour rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Les deux responsables ont discuté des avancées et blocages des négociations nucléaires entre Washington et Téhéran.
Le déplacement de la responsable américaine semble illustrer l’importance stratégique que les États-Unis accordent à leur allié israélien dans le contexte actuel, tout en poursuivant des discussions diplomatiques avec l’Iran.
Négociations relancées, mais incertaines
Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis ont repris la semaine dernière, mais aucune avancée concrète n’a encore été annoncée. Téhéran cherche notamment un allègement des sanctions économiques, tandis que Washington souhaite des garanties sur le gel ou la réduction du programme nucléaire iranien.
Malgré ce contexte tendu, le président américain Donald Trump a adopté un ton plus optimiste en déclarant lundi lors d’une conférence de presse :
« Nous avons eu des discussions très, très bonnes avec l’Iran. Une percée pourrait être imminente. »
Une escalade à éviter
Les déclarations du général Mousavi illustrent la fragilité de la situation au Moyen-Orient, où un incident ou une provocation pourrait rapidement dégénérer en conflit ouvert. Tandis que la diplomatie tente de progresser, les menaces militaires rappellent que le spectre d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël reste bien présent.
L’Indonésie veut se convertir au nucléaire pour réussir son ambitieuse transition énergétique
L’Indonésie veut se convertir rapidement au nucléaire pour répondre à la demande croissante d’électricité, mais les experts se montrent sceptiques en raison du coût et de la difficulté historique de Jakarta à réaliser de grands travaux. (Source : AFP)
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Les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont achevé, ce dimanche 11 mai, à Mascate (Oman), un quatrième cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien. Si aucun accord concret n’a été annoncé, les deux parties affichent un optimisme prudent, saluant des échanges plus ouverts que lors des précédentes rencontres.
Lire la suite Nucléaire : l’Iran campe sur ses positions, les États-Unis d’Amérique menacent de rompre les pourparlers – Ce qu’il faut savoirNucléaire : Washington menace de “frapper fort” l’Iran si les négociations échouent – L’Europe appelle à préserver ses intérêts
Les tensions autour du programme nucléaire iranien se ravivent. Au lendemain de discussions entre les États-Unis et l’Iran à Oman, Washington a durci le ton. Ce dimanche 13 avril, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a menacé Téhéran de représailles militaires si les pourparlers n’aboutissaient pas. En parallèle, l’Union européenne s’inquiète des retombées sur sa sécurité et appelle à des négociations conformes à ses intérêts.
Washington hausse le ton
Lors d’un entretien avec CBS, Pete Hegseth a affirmé :
« Si on ne parvient pas à résoudre le problème à la table des négociations, il existe d’autres options pour s’assurer que l’Iran n’obtienne jamais de bombe nucléaire. »
Il a ajouté :
« Avec ce qu’on fait face aux Houthis et dans la région, on a montré notre capacité à frapper loin et très fort. On ne veut pas en arriver là, mais s’il le faut, on le fera. »
Cette déclaration intervient après des pourparlers jugés « très constructifs » par les deux parties, menés samedi à Oman, pays jouant le rôle de médiateur. Les États-Unis cherchent à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, alors que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.
Reprise du dialogue malgré les tensions
Les discussions à Oman marquent un pas vers la reprise du dialogue. Depuis son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Washington avait durci sa position. Toutefois, le président Donald Trump a récemment renoué le contact en mars en adressant une lettre à Téhéran pour rouvrir les négociations. Il a également averti qu’un échec diplomatique pourrait conduire à des frappes militaires, tout en imposant de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier iranien.
L’Europe reste vigilante
Du côté européen, la reprise des négociations est bien accueillie, mais suscite des préoccupations sécuritaires. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré ce lundi à Luxembourg :
« Nous accueillons favorablement cette démarche, mais nous serons vigilants avec nos amis et partenaires britanniques et allemands à ce que les négociations soient bien conformes à nos intérêts de sécurité. »
L’Europe redoute que l’Iran franchisse un seuil nucléaire qui compromettrait sa sécurité régionale. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni entendent donc jouer un rôle de surveillance dans le cadre de ces nouvelles discussions.
Rome, prochaine étape diplomatique
Selon l’agence italienne ANSA, un deuxième cycle de négociations est prévu à Rome, suite à une demande des États-Unis, de l’Iran et du sultanat d’Oman. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a confirmé que l’Italie avait donné une réponse positive à cette initiative.
Visite de l’AIEA à Téhéran
Autre signe d’une dynamique diplomatique en cours : Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se rendra mercredi à Téhéran, selon l’agence iranienne IRNA. Cette visite vise à évaluer sur le terrain l’état réel du programme nucléaire iranien.
Sanctions européennes contre l’Iran
Enfin, en marge de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg, l’Union européenne a adopté des sanctions contre sept ressortissants et deux organisations iraniennes. Une réponse directe à la détention arbitraire de plusieurs citoyens européens par le régime iranien.
Alors que le dialogue semble reprendre, le climat reste tendu. Entre menaces américaines, inquiétudes européennes et enjeux géopolitiques majeurs, les jours à venir seront décisifs pour l’avenir du nucléaire iranien – et pour la stabilité régionale et internationale.