D’après Axios, M. Chaibani a eu, mercredi à Londres, un entretien avec Ron Dermer, le ministre israélien des Affaires stratégiques.(Source : AFP).
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Syrie: la communauté chrétienne en colère après l’attentat qui a fait 25 morts dans une église de Damas
En Syrie, les autorités ont annoncé lundi 23 juin avoir arrêté plusieurs personnes en lien avec l’attaque terroriste qui a frappé la veille une église de Damas. Attribué à l’organisation État islamique, l’attentat a fait 25 morts et 63 blessés, un bilan sans précédent depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad. La nouvelle n’empêche cependant pas la communauté chrétienne d’accuser les autorités mais aussi leurs représentants religieux de ne pas avoir su les protéger.
Lire la suite Syrie: la communauté chrétienne en colère après l’attentat qui a fait 25 morts dans une église de DamasEmmenés enfants en Syrie par leurs parents jihadistes, ces Français qui veulent être rapatriés
Iles avait 11 ans quand son père jihadiste l’a emmené de force de la France vers la Syrie. Détenu un temps avec sa mère, il a grandi, puis été enfermé sans elle dans un autre camp, et compte depuis les jours, implorant la France de le rapatrier.(Source : AFP).
Cela fait « cinq ans et cinq jours » précisément, confiait la semaine dernière le jeune homme à la silhouette menue, aujourd’hui âgé de 21 ans, à une délégation française composée notamment d’avocats venus lui rendre visite au centre Orkesh dans le nord-est syrien.
Lui a été incarcéré encore mineur avant d’être enfermé, sans nouvelles ou presque de sa mère et de sa fratrie. Eux sont toujours retenus à Roj, l’un des camps contrôlés comme d’autres centres et prisons par les forces kurdes.
Des dizaines de milliers de personnes, d’une cinquantaine de nationalités et soupçonnées de liens avec l’organisation jihadiste Etat islamique, y sont retenues.
Le rapatriement des quelque 120 enfants et de la cinquantaine de femmes françaises encore retenus reste sensible en France dix ans après la vague d’attentats sur son sol.
« En 2021 et 2023, Iles voit les services de renseignement français, il dit qu’à chaque fois il a cru qu’il allait rentrer, parce que c’est ce qu’on lui a dit », a expliqué lundi lors d’une conférence de presse à Paris l’avocate Amélie Morineau, présidente de la commission Libertés et droits de l’homme du Conseil national des barreaux (CNB).
Comme quatre autres jeunes majeurs, il réitère aujourd’hui sa volonté de revenir.
« Les soldats-enfants en droit international sont des victimes de guerre », a rappelé Me Marie Dosé, indiquant avoir déposé en France le 10 avril auprès du doyen des juges d’instruction à Paris une plainte pour détention arbitraire et traitement inhumain et dégradant.
Devenus majeurs dans les camps ou les prisons du nord-est syrien, « ils vont de peur en peur, de centre en centre puis en prison », enfermés 25 par chambre, 10 heures sur 24, décrit l’avocate.
A la presse, la délégation a montré des vidéos des jeunes hommes, leur visage s’illuminant en lisant des lettres de proches ou en écoutant des messages audio transmis par les avocats.
- « Quelle responsabilité d’un enfant ? » –
En juillet 2023, une rapporteuse spéciale de l’ONU sur la promotion et la protection des droits de l’Homme dans la lutte antiterroriste alertait déjà sur le sort de ces adolescents. Fionnuala Ni Aolain dénonçait comment ils étaient et restent systématiquement séparés de leur mère dans les camps, les dommages irréparables et une « violation des lois internationales ».
Lundi, Matthieu Bagard, président du pôle expertise Syrie de l’ONG Avocats sans frontières France, a évoqué « les violences physiques » en détention, « les graves problèmes psychologiques » et la « quasi impossibilité d’avoir accès à des soins ».
« Quelle est la responsabilité d’un enfant de six ans ? », interroge l’avocat en présentant le cas d’un adolescent de 16 ans, emmené de force en Syrie quand il en avait six, puis arraché à sa mère à 14 ans. Cette dernière refuse d’être rapatriée. Mais elle a signé un consentement pour que son fils le soit.
Outre cinq jeunes majeurs, trois mères de famille demandent aussi « fermement leur rapatriement » et « réaffirment leur consentement » dans des vidéos enregistrées par la délégation lors de son déplacement, assure Me Morineau.
Au total, ces demandes de rapatriement concernent 23 personnes, dont des mineurs. Les jeunes majeurs et les femmes sont tous visés par un mandat d’arrêt international.
Ces mandats d’arrêt ne peuvent être exécutés que par un Etat. « Or le Kurdistan syrien, sous l’administration duquel se trouve le camp Roj, n’est pas un Etat autonome reconnu, en conséquence de quoi il n’a avec la France aucun accord », explique Me Morineau.
Selon Me Bagard, leur séjour en Syrie est la preuve que les conditions sécuritaires actuelles « n’empêchent pas » les « rapatriements effectués par un très grand nombre d’autres pays », dont l’Allemagne et la Russie. Et ce y compris depuis que les nouvelles autorités islamistes ont renversé le président Bachar al-Assad et pris le pouvoir en décembre.
Pour l’eurodéputé Mounir Satouri, en les laissant en détention, « on se venge » de ce que leurs pères ont pu faire, « et c’est pas tolérable ».
En Syrie, les nouvelles autorités islamistes publient des mesures sur les tenues de baignade
Le ministère du Tourisme rappelle qu’il est important de porter des vêtements amples et de veiller à couvrir les épaules et les genoux dans les lieux publics.(Source : AFP).
Les nouvelles autorités islamistes en Syrie ont demandé mardi 10 juin aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques − une mesure dont les établissements privés considérés comme luxueux sont exemptés. Cette décision du ministère du tourisme intervient six mois après la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé le président Bachar Al-Assad.
Selon le communiqué, le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages publiques de « porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps ». Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.
Ces restrictions ne s’appliquent cependant pas aux clubs et établissements privés considérés comme luxueux par le ministère du tourisme, où « les tenues de bain occidentales sont autorisées dans la limite des bonnes mœurs ». Le reste des établissements privés doit suivre les nouvelles consignes. Dans la Syrie assez conservatrice, peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques.
Des « vêtements amples » exigés dans les lieux publics
En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics « des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux », et d’éviter « les vêtements transparents ou très serrés », sans préciser si ces mesures concernent les femmes et les hommes. Il n’indique pas non plus si des sanctions sont prévues en cas de violation de ces nouvelles règles.
Dès la publication de la décision, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont divisés, certains la soutenant et d’autres y voyant une restriction des libertés. Depuis la prise du pouvoir par les islamistes, des Syriens craignent pour les libertés individuelles. En mai, une femme avait été tuée par des hommes armés qui avaient attaqué une boîte de nuit à Damas.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des jeunes gens en Syrie répétant des slogans religieux ou demandant la fermeture des bars qui servent de l’alcool.
La Syrie signe un accord énergétique historique de 7 milliards de dollars avec un consortium international
La Syrie a franchi une étape majeure vers la reconstruction de ses infrastructures avec la signature d’un accord énergétique de 7 milliards de dollars, impliquant un consortium regroupant des entreprises des États-Unis, du Qatar et de la Turquie. L’accord, qualifié d’« historique » par les autorités syriennes, vise à redonner vie au secteur électrique du pays, gravement endommagé par près de 14 années de guerre.
Lire la suite La Syrie signe un accord énergétique historique de 7 milliards de dollars avec un consortium internationalSyrie : l’Etat islamique revendique sa première attaque contre le nouveau pouvoir du pays
L’État islamique a revendiqué sa première attaque contre les forces syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad. Une explosion survenue dans la province de Sweida a causé la mort d’une personne et blessé trois autres, ravivant les inquiétudes d’un possible retour en force du jihadisme.(Source : AFP).
Le groupe État islamique (EI) a revendiqué, jeudi 29 mai 2025, sa première attaque contre les forces gouvernementales syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad, selon le SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans le suivi de la mouvance jihadiste en ligne.
Dans un communiqué diffusé via ses canaux habituels, l’EI indique avoir déclenché un « dispositif explosif » visant un véhicule militaire syrien dans la province méridionale de Sweida. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), l’attaque, perpétrée à l’aide d’une mine terrestre activée à distance, a tué un civil accompagnant une patrouille et blessé trois soldats appartenant à la 70e division de l’armée syrienne.
Bien que l’organisation jihadiste ait perdu la majorité de ses bastions en Syrie dès 2019, elle continue d’opérer clandestinement à travers des cellules dormantes. Celles-ci mènent régulièrement des attaques, principalement dans le nord-est du pays contre les forces kurdes, et désormais aussi contre les forces du régime syrien.
Lundi dernier, les autorités syriennes ont annoncé avoir démantelé une cellule de l’EI lourdement armée à proximité de Damas, qui préparait des attentats. Plus tôt en mai, une autre opération avait été conduite à Alep : plusieurs jihadistes présumés y ont été arrêtés, tandis qu’un agent des services de sécurité et trois membres de l’organisation ont trouvé la mort.
Lors du sommet tenu en Arabie saoudite le 14 mai dernier, le président américain Donald Trump a appelé le président syrien par intérim, Ahmed al-Chareh, à collaborer avec les États-Unis pour prévenir toute nouvelle expansion de l’organisation terroriste.
Le Polisario déclaré persona non grata en Syrie, tandis que l’armée mauritanienne interpelle plusieurs de ses membres à Lebriga
Le Front Polisario connaît une série de revers diplomatiques et sécuritaires majeurs. Alors que la Syrie, sous la présidence d’Ahmed Al-Charaa, vient de rompre officiellement ses relations avec le mouvement séparatiste sahraoui, l’armée mauritanienne a procédé à l’interpellation de plusieurs de ses membres à Lebriga, dans une région frontalière stratégique. Ces événements renforcent l’isolement du Polisario sur la scène internationale et illustrent une nette détérioration de sa marge de manœuvre régionale.
Damas ferme la porte au Polisario
Dans un geste fort et symbolique, les nouvelles autorités syriennes ont déclaré le Polisario persona non grata, rompant ainsi tous liens avec le mouvement séparatiste. La fermeture de son bureau à Damas, ouvert depuis les années 1980 sous le régime de Hafez Al-Assad, a été actée en présence d’une délégation officielle marocaine.
Selon l’agence MAP, la Syrie a affirmé son attachement à l’intégrité territoriale du Maroc et son refus de toute forme de soutien aux entités séparatistes. « Cette décision reflète la volonté de Damas de renforcer ses relations bilatérales avec Rabat et de contribuer à la stabilité régionale », ajoute la même source.
Cette rupture marque une perte diplomatique majeure pour le Polisario, qui voit son principal allié au Moyen-Orient se retirer. Il ne bénéficie désormais plus que des soutiens du Hezbollah libanais et de l’Iran.
Un rapprochement diplomatique Maroc-Syrie en marche
Cette décision syrienne s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement stratégique entre Rabat et Damas, impulsé dès la chute du régime de Bachar al-Assad. Le Maroc a rapidement reconnu les nouvelles autorités syriennes, avec une série d’échanges de haut niveau entre les deux pays.
Le roi Mohammed VI a adressé, en février dernier, un message de félicitations au président Ahmed Al-Charaa, et ordonné la réouverture de l’ambassade du Maroc à Damas, fermée depuis 2012. En marge du sommet de la Ligue arabe, le 17 mai à Bagdad, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a rencontré son homologue syrien Asaad Al-Shibani pour préparer cette reprise diplomatique. Une délégation technique marocaine est attendue prochainement en Syrie pour finaliser les préparatifs de cette réouverture.
Par ailleurs, les autorités syriennes devraient prochainement publier des informations sur les combattants du Polisario capturés dans le pays. Selon un article du Washington Post paru en avril, plusieurs membres du Front seraient actuellement détenus dans les prisons syriennes, où ils auraient combattu aux côtés des forces de Bachar al-Assad.
Tensions à Lebriga : la Mauritanie passe à l’action
Pendant ce temps, au sud du Sahara, l’armée mauritanienne a intercepté plusieurs membres du Polisario à Lebriga, une zone frontalière entre la Mauritanie, l’Algérie et les camps sahraouis de Tindouf. Selon des sources sécuritaires, des Sahraouis à bord de véhicules tentaient d’entrer clandestinement en Mauritanie, avant d’être arrêtés par une patrouille militaire. Des membres armés du Front auraient été témoins de la scène, sans réagir.
Un média affilié au Polisario a reconnu l’incident, parlant de « voyageurs sahraouis civils » interceptés, tout en affirmant que la situation aurait été « résolue » suite à des excuses présentées par les militaires mauritaniens. Toutefois, ces individus ont bel et bien été refoulés vers les camps de Tindouf, selon des sources marocaines bien informées.
Zone fermée et surveillance accrue
La semaine précédente, la Mauritanie avait décrété la fermeture de la région de Lebriga aux civils, dans le but de contrer la recrudescence d’activités illégales, dont la contrebande et l’infiltration armée. Cette zone sensible, située au nord-est du pays, a souvent été exploitée par le Polisario, profitant du relâchement sécuritaire pour lancer des attaques contre le Maroc à partir de véhicules immatriculés en Mauritanie.
Une double crise révélatrice d’un affaiblissement
Entre la perte d’un allié de poids comme la Syrie et le durcissement sécuritaire de la Mauritanie, le Front Polisario traverse une période critique. Sur le plan diplomatique, le soutien international s’effrite, tandis que sur le terrain, les marges d’action se réduisent face à une vigilance renforcée des États voisins.
Le Maroc, de son côté, tire profit de cette conjoncture pour consolider ses alliances et renforcer sa position sur la question du Sahara. Cette dynamique semble accentuer l’isolement du Polisario, désormais pris en étau entre des partenaires déserteurs et un encerclement sécuritaire grandissant.
Macron favorable à un allègement des sanctions contre la Syrie après sa rencontre avec le dictateur islamiste Ahmed al-Charaa
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir être favorable à un allègement progressif des sanctions contre la Syrie, à l’issue d’une rencontre officielle avec le président intérimaire syrien Ahmed al-Charaa. Cette rencontre, tenue au palais de l’Élysée, est la première visite en Europe du nouveau chef d’État syrien depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Lire la suite Macron favorable à un allègement des sanctions contre la Syrie après sa rencontre avec le dictateur islamiste Ahmed al-CharaaFrance : Macron reçoit à Paris le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa, ex-djihadiste, « qui n’a pas renoncé a son passé » selon les renseignements états-uniens
Ce mercredi 7 mai, le président français Emmanuel Macron reçoit à Paris Ahmed al-Charaa, président intérimaire de la Syrie (et nouveau dictateur de la Syrie), pour sa première visite en Europe depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre dernier. Cette rencontre diplomatique, à forte portée symbolique et politique, suscite de vives réactions, notamment en raison du « passé » djihadiste d’al-Charaa, connu également sous le nom d’Abou Mohammed al-Joulani.
Lire la suite France : Macron reçoit à Paris le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa, ex-djihadiste, « qui n’a pas renoncé a son passé » selon les renseignements états-uniensAttaque contre l’aéroport de Tel-Aviv : Israël promet une riposte “en temps voulu” contre les Houthis et annonce le déploiement de son armée en Syrie
Israël promet une riposte ferme après l’attaque spectaculaire des rebelles Houthis du Yémen contre l’aéroport Ben-Gourion à Tel-Aviv, tout en annonçant un déploiement militaire dans le sud de la Syrie. L’escalade militaire prend une nouvelle tournure, impliquant à la fois des représailles contre le Yémen et une intervention inédite sur le territoire syrien.
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