WikiLeaks : Les avocates de Julian Assange portent plainte contre la CIA!

Des avocates états-uniennes du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vont porter plainte contre la CIA et son ex-directeur Mike Pompeo.

Les avocates (Margaret Ratner Kunstler et Deborah Hrbek) et deux journalistes (Charles Glass et John Goetz,) qui se sont joints à la plainte, sont tous états-uniens et affirment que le service de renseignement a violé leur droit constitutionnel à la protection des conversations privées, en l’occurrence avec Julian Assange, qui est australien.

Les avocates de Julian Assange ont annoncé, ce lundi 15 août, qu’elles poursuivaient la CIA en justice pour violation du droit constitutionnel. Elles accusent l’agence de renseignement d’avoir enregistré des conversations et d’avoir copié les contenus de leurs téléphones et ordinateurs portables. Ils assurent que la CIA a travaillé avec une entreprise de sécurité engagée par l’ambassade de l’Équateur à Londres, où Julian Assange s’était alors réfugié, pour espionner le fondateur de WikiLeaks, ses avocats, des journalistes et les autres personnes qu’il rencontrait.

Le droit à un procès équitable désormais « entaché »

Julian Assange risque l’extradition de la Grande-Bretagne vers les États-Unis, où il est accusé d’avoir publié, en 2010, des câbles diplomatiques portant sur les guerres en Afghanistan et en Irak.

Selon l’avocat Robert Boyle, qui représente les plaignants, ces faits supposés d’espionnage signifient que le droit de Julian Assange à un procès équitable a « désormais été entaché, sinon réduit à néant » car « le gouvernement connaît désormais le contenu de ces échanges » a-t-il dit à des journalistes. « Il devrait y avoir des sanctions, jusqu’au rejet de ces charges ou au retrait de la demande d’extradition, en réponse à ces activités si clairement inconstitutionnelles », a-t-il jugé.


Julian Assange a fait appel de la décision britannique d’accéder à la demande d’extradition aux États-Unis. Les chefs d’inculpation qui pèsent contre lui pourraient conduire à une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 175 ans.

Téléphones piratés et microphones dissimulés.

La plainte affirme qu’Undercover Global, qui était sous contrat avec l’ambassade équatorienne, a pour le compte de la CIA récolté des informations sur les appareils électroniques des plaignants, notamment des échanges avec Julian Assange, et placé des microphones dans l’édifice, dont les enregistrements ainsi que les images de télésurveillance ont également été envoyés à l’agence états-unienne.

Didier Maréchal

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