Espagne : la justice autorise un détenu à se suicider, ce 23 août, avant son procès!

Devenu paraplégique après une fusillade qu’il a provoquée à Tarragone (Catalogne) en décembre 2021, un détenu a été autorisé par la justice à mettre fin à ses jours alors que son procès n’a pas encore eu lieu. Il sera euthanasié ce mardi 23 août.

L’année dernière , Marin Eugen Sabau, 46 ans, un agent de sécurité roumain de Tarragone, a ouvert le feu sur ses anciens collègues d’une société de sécurité avant d’être neutralisé par les policiers. Dans la fusillade, trois agents de sécurité et un policier ont été blessés. Marin Eugen Sabau a également été grièvement touché à la colonne vertébrale.Maintenant paraplégique et amputé d’une jambe, le détenu n’aura pas de procès. Il sera euthanasié ce mardi 23 août 2022!

C’est la cour constitutionnelle qui a confirmé une première décision de justice autorisant le suicide assisté de Marin Eugen Sabau. Une possibilité offerte par une récente loi votée par le parlement espagnol qui n’avait, toutefois, pas prévu une situation dans laquelle une personne faisant l’objet d’accusations criminelles pourrait demander une assistance à mourir.

Désormais, en Espagne, l’euthanasie est un « droit fondamental ». Un droit dans lequel le système judiciaire ne pouvait interférer, a déclaré le tribunal autorisant donc l’euthanasie de l’auteur de la fusillade de Tarragone.

Les avocats du policier blessé avaient bien fait appel de cette décision indiquant que le tribunal de Tarragone « n’avait pas tenu compte de la souffrance des victimes ni de leur dignité. » Appel rejeté la semaine passée.

Dans un premier temps, Sabau devait être euthanasié le 28 juillet. L’appel a repoussé cette échéance à ce mardi 23 août. Il passe ses derniers jours non pas en prison mais à l’hôpital « pouvoir dire au revoir à sa famille ».

Pour expliquer sa demande, Sabau avait évoqué ses « 45 points de suture dans une main » et dit qu’il ne pouvait « à peine bouger son bras gauche ». « Je suis plein de vis et je ne peux pas sentir ma poitrine ».

Selon lui, il était victime « d’exploitation et de racisme » par ses patrons qui avaient fait de sa vie « un véritable enfer ». « Je n’ai pas le choix, je vais faire justice moi-même. Les leçons apprises avec le sang ne s’oublient pas facilement », avait-il envoyé par email à ses employeurs peu avant la fusillade.

Joseph Kouamé

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