L’actrice grecque Irène Papas, vedette de « Zorba le Grec », est morte

Après une carrière qui s’est étalée sur six décennies et une soixantaine de films, l’actrice grecque Irène Papas, est décédée mercredi dernier.

L’actrice connue pour ses fougueuses apparitions dans des films de renommée internationale comme « Les Canons de Navarone » et « Zorba le Grec », s’est éteinte à l’âge de 93 ans, a annoncé, mercredi 14 septembre, le ministère de la Culture grec.

Irène Papas « personnifiait la beauté grecque à l’écran et sur scène », a estimé, dans un communiqué, la ministre de la Culture Lina Mendoni. Selon l’agence de presse étatique grecque ANA, Irène Papas est morte plus tôt dans la journée de mercredi. Pour l’heure la cause de son décès n’est pas connue, mais l’actrice avait des problèmes de santé.

Elle est l’une des actrices grecques les plus connues aux côtés de Mélina Mercouri, Irène Papas a joué dans une soixantaine de films durant sa carrière qui s’est étalée sur six décennies, et en particulier dans les adaptations de tragégies antiques (Antigone, Electre, Iphignénie…)

Née en 1929 près de Corinthe dans une famille d’instituteurs, Irène Papas avait percé sur la scène internationale avec « Dead City », le premier film grec présenté au Festival de Cannes en 1952. « Les canons de Navarone » en 1961, dans lequel elle joue aux côtés de Gregory Peck et d’Anthony Quinn, dans le rôle d’une guérillera grecque au regard sombre, a été un rôle marquant dans sa carrière.

Elle a ensuite tourné avec des cinéastes comme Costa Gavras (« Z »), Michel Cacoyannis (« Zorba le Grec »), Francesco Rosi (« Le Christ s’est arrêté à Eboli) », John Landis (« Série noire pour une nuit blanche ») et Manoel de Oliveira (« Party, Inquiétude… ») et elle a partagé l’affiche avec des comédiens de renom comme Richard Burton, Kirk Douglas, James Cagney et Jon Voigt. « Les acteurs ordinaires ont du mal à partager l’écran avec elle », écrivait en 1969 le critique de cinéma Roger Ebert.

En lutte contre la dictature

Engagée politiquement, en particulier contre la dictature des colonels en Grèce, Irène Papas est contrainte à l’exil (en Italie puis aux Etats-Unis) lorsque la junte militaire prend le pouvoir dans son pays en 1967, et y revient à la chute de la dictature en 1974. Membre du parti communiste grec, interdit jusqu’en 1974, elle était aussi proche du social-démocrate Andreas Papandréou, fondateur du parti PASOK.

Irène Papas a reçu de nombreux prix, notamment celui de meilleure actrice en 1961 au Festival de Berlin et un Lion d’or à Venise en 2009 récompensant l’ensemble de sa carrière. Elle était populaire en Italie, où elle apparaissait régulièrement dans des films et séries télévisées y compris pour son dernier rôle en 2004.

Maxime Kouadio

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