Guerre Russie-Ukraine : La France a accueilli 106.000 réfugiés ukrainiens pour un budget de 600 millions d’euros, depuis février 2022!

Selon un rapport parlementaire, ce chiffre est proche de l’objectif fixé par Emmanuel Macron en mars dernier. L’accueil des Ukrainiens qui ont fui la guerre aurait coûté quelque 600 millions d’euros à l’Etat. (source AFP)

Dans leur rapport, les députés macronistes regrettent l’absence de « budgétisation » de cet accueil dans le projet de loi de finances pour 2023.

C’est l’un des enseignements d’un rapport publié ce lundi 14 novembre par les députés macronistes Stella Dupont et Mathieu Lefèvre : la France a accueilli environ 106 000 réfugiés ukrainiens depuis le début de l’invasion russe, le 24 février, pour un budget estimé à quelques 600 millions d’euros en 2022. Début août, l’Office français de l’immigration et de l’intégration avançait le nombre de 99 000 réfugiés ukrainiens ayant rejoint l’Hexagone.

Dans le document, les élus de Renaissance (ex-LREM) regrettent au passage l’absence de « budgétisation » de cet accueil dans le projet de loi de finances pour 2023, même si cette dépense est « imprévisible ». Selon leur rapport, « le nombre de personnes accueillies (majeurs et mineurs) est estimé aux environs de 106 000, soit un contingent proche de l’objectif de 100 000 personnes fixé par le président de la République le 15 mars 2022 ».

Plus de 300 millions dédiés à l’hébergement

Interrogé par les deux députés, le ministère de l’Intérieur « estime à 579 millions d’euros le montant des dépenses » dédiées en 2022 à l’accueil des réfugiés ukrainiens au sein de la mission budgétaire « immigration, asile et intégration », assurent-ils. Ce montant comprend notamment « 309,2 millions d’euros pour l’hébergement, 242,2 millions au titre de l’allocation pour demandeur d’asile et 13,8 millions pour l’accompagnement social ».

Les deux parlementaires expliquent que ces 579 millions d’euros « ne résument pas l’effort financier réalisé par la France », puisque s’y ajoutent entre 40 et 60 millions d’euros pour d’autres mesures d’hébergement relevant du budget de la Cohésion des territoires. Ces crédits ne comprennent pas « l’indemnité » de 150 euros par mois « susceptible d’être prochainement versée aux ménages accueillant ou ayant accueilli » des réfugiés ukrainiens.

Les dépenses de 579 millions d’euros seront « renouvelées, en totalité ou en partie, en 2023 mais le gouvernement a fait le choix de ne pas inscrire les crédits correspondants dans le projet de loi de finances et de privilégier un financement ultérieur distinct », précisent les co-rapporteurs, qui auraient préféré qu’un chiffre figure dans le projet de budget 2023.

Stella Dupont et Mathieu Lefèvre relèvent également que l’accueil des réfugiés ukrainiens a fait changer « l’hébergement citoyen (chez des familles bénévoles) de dimension » avec « la moitié des protégés temporaires qui ne sont pas hébergés dans un dispositif supervisé par l’Etat ». « Il y a eu une mobilisation hors du commun. L’hébergement citoyen est une solution pour l’avenir, gagnant-gagnant, un outil utile quand il se fait par l’intermédiaire d’associations relais et de professionnels », a souligné Stella Dupont auprès de l’AFP.

Quoi qu’il en soit, vu avec le recul nécessaire, ces moyens mis en œuvre par l’Etat français et l’élan de solidarité des citoyens envers les ukrainiens, montrent à quel point les occidentaux est profondément ethnocentriste, quand bien même ils prétextent cette attention particulière pour les ukrainiens du fait qu’une petite partie de leur territoire a été attaquée par la Russie, puisque bien d’autres pays, à travers le monde, connaissent même des génocides (exemple : le Yémen, de la part de l’Arabie Saoudite, depuis 2014), mais que, tant les Etats occidentaux que leurs populations sont à des années lumières d’y porter une même attention et un même soutient.

A cela, il faut ajouter que la propagande antirusse, qui a toujours eu cours en Europe, montre son efficacité, puisque, ni pour les peuples de l’ex-Yougoslavie, ni pour les chypriotes, envahis par la Turquie, en 1974, n’ont provoqué un élan de la part de l’ensemble des autres occidentaux, alors qu’ils subissaient autant – et même pire – que ce que subissent les ukrainiens depuis fin février de cette année.

Joseph Kouamé & Christian Estevez

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