Deuxième guerre mondiale : l’Allemagne refuse de payer les 1 300 milliards de réparations réclamés par la Pologne

Le gouvernement allemand a officiellement refusé la demande de Varsovie de négocier une indemnisation pour les dommages subis par la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale, a annoncé, mardi 3 janvier, le ministère polonais des Affaires étrangères. (sources AFP).

Les autorités polonaises ont révélé le contenu de la réponse apportée par Berlin, arguant que la question de l’indemnisation est clause depuis l’accord de 1953.

L’Allemagne refuse la demande polonaise. Le gouvernement allemand a formellement écarté la demande de Varsovie de négocier des indemnisations de dommages subis par la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale. La Pologne revendique, auprès de l’Allemagne, des indemnisations d’un montant qu’elle évalue à 1.300 milliards d’euros.

Le service de presse du ministère allemand des Affaires étrangères a confirmé, mardi, que le gouvernement fédéral avait « répondu à la note verbale de la Pologne du 3 octobre 2022 », tout en rappelant qu’il ne diffuse pas publiquement « les différents contenus de la correspondance diplomatique ».

La diplomatie polonaise a porté, mardi, l’affaire devant l’ONU, demandant à ses hauts représentants leur « coopération et soutien pour que la Pologne puisse recevoir des indemnisations pour les dommages causés par l’agression et l’occupation allemande dans les années 1939-1945 », d’après un communiqué officiel.

L’Allemagne considère que la Pologne a renoncé à des réparations de guerre en 1953 et confirmé cette renonciation à plusieurs reprises. Mais les conservateurs nationalistes polonais au pouvoir contestent la validité de cet accord de 1953, affirmant que Varsovie avait agi à l’époque sous la pression de l’Union Soviétique.

Depuis son arrivée au pouvoir en Pologne en 2015, le parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) a souvent défendu la question des réparations de guerre, insistant sur le fait que l’Allemagne avait un « devoir moral » en la matière.

Berlin a opposé les mêmes arguments aux demandes de réparations soulevées dans le passé par la Grèce et l’Italie. A son passage à Varsovie le 4 octobre, la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock avait déjà signalé que, « du point de vue du gouvernement fédéral, la question des réparations était close », tout en assurant que son pays assumait « sa responsabilité historique, sans ‘si’ ni ‘mais’ ».

Joseph Kouamé

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