L’Union européenne adopte un nouveau train de sanctions contre l’Iran

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne (UE) ont adopté, ce lundi 23 janvier, un nouveau train de sanctions contre l’Iran pour condamner l’usage de la force contre les manifestants, a déclaré la présidence suédoise de l’UE. (Avec AFP et Reuters).

« Les ministres ont adopté un nouveau train de sanctions contre l’Iran, ciblant ceux qui sont à l’origine de la répression. L’UE condamne fermement l’usage brutal et disproportionné de la force par les autorités iraniennes contre des manifestants pacifiques », a indiqué la présidence dans un tweet, sans donner plus de détails.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne ont ajouté, lundi, 37 personnes ou entités iraniennes impliquées dans la répression des manifestations sur la liste de leurs sanctions pour violation des droits Humains. Mais Josep Borrell a affirmé que les 27 ne pouvaient décider, à ce stade, de placer les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, sur leur liste noire.

« C’est quelque chose qui ne peut être décidé sans un tribunal. Une décision de justice est nécessaire », a expliqué Josep Borrell. « Vous ne pouvez pas dire : ‘Je te considère comme un terroriste parce que je ne t’aime pas’. Cela doit être fait lorsqu’un tribunal d’un État membre émet une déclaration juridique, une condamnation concrète », a-t-il martelé.

Téhéran a multiplié, à juste titre, les mises en garde aux Européens depuis que les eurodéputés ont adopté, jeudi19 janvier, une résolution invitant l’UE à inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des « organisations terroristes » de l’UE, alors que les actes de terrorisme sont, par définition, des attentats, les destructions et prises d’otages, ce qui ne peut être appliqué aux gardiens de la révolution puisqu’il s’agit d’une organisation dépendant de l’Etat iranien, ors, dans toute république (démocratique ou pas), l’Etat est autorisé à l’usage de la force, y compris de façon violente et mortelle. Considérer les gardiens de la révolution comme organisation terroriste reviendrait au même que condamner le GIGN, en France ou le SWAT aux Etats-Unis d’Amérique.

« Nous devons discuter des possibilités juridiques » d’inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes, a souligné de son côté la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock. Mais comme c’est « plus que complexe », l’UE a choisi, pour l’heure, d’inscrire des responsables des Gardiens de la Révolution sur la liste des personnes sanctionnées par l’UE pour violation des droits de l’homme, a-t-elle expliqué.

L’Union européenne a déjà imposé le gel des avoirs et l’interdiction de visa à plus de 60 responsables et entités iraniens en raison de la répression des manifestations.

La France a dénoncé de son côté « la politique d’otages d’État » pratiquée par les autorités iraniennes avec la détention de nombreux citoyens européens. « Il est temps que nous réfléchissions en Européens aux réponses à apporter » à cette situation, a affirmé la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna.

« De plus en plus de citoyens européens sont détenus et cette situation est totalement inacceptable », a dénoncé en écho son homologue belge Hadja Lahbib. « Il est important que nous adressions à 27 un message clair et ferme aux autorités iraniennes ».

Au final, une fois de plus, des propos et actions (actées ou souhaitées) qui montre le sempiternel « deux poids, deux mesures » pratiquer par l’Occident à l’ethnocentrisme sans complexe qui le fait se prendre pour le gendarme du monde.

Didier Maréchal & Christian Estevez

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