Moscou et Pékin ont accusé, ce jeudi 2 mars, au G20, les pays occidentaux d’avoir recours au « chantage » et aux « menaces » pour imposer leurs vues, au moment où les ministres des Affaires étrangères du groupe se retrouvent en Inde, divisés par la guerre en Ukraine. (avec AFP).
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a confirmé, ce jeudi 2 mars, qu’aucun communiqué commun ne verra le jour à l’issue d’une réunion ministérielle du G20, en Inde, et fustigé les pays occidentaux pour cet échec.
« Nous parlons de bonnes manières. Eh bien, nos homologues occidentaux sont devenus très mauvais en la matière. Ils ne pensent plus à la diplomatie, ils ne font que du chantage et menacer tout le monde », a affirmé Sergueï Lavrov aux journalistes. Signe des divisions au sein du G20, le chef de la diplomatie états-unienne, Antony Blinken, a prévenu qu’il ne prévoyait pas de rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères.
En marge de cette réunion, Sergueï Lavrov s’est entretenu avec son homologue chinois Qin Gang, dont le pays entretient des liens étroits avec Moscou. Les deux hommes ont « unanimement rejeté les tentatives d’ingérence dans les affaires internes d’autres pays, d’imposer des approches unilatérales par le chantage et les menaces », selon un communiqué de la diplomatie russe.
Devant ses homologues du G20, le chef de la diplomatie russe a fustigé le « comportement obscène d’une série de délégations occidentales, qui ont transformé le travail sur l’agenda du G20 en une farce », d’après l’agence publique russe TASS.
Bref échange entre Lavrov et Blinken
Par ailleurs, le secrétaire d’État des Etats-Unis d’Amérique, Antony Blinken, a eu, finalement, ce jeudi, un « bref » entretien avec Sergueï Lavrov, leur premier depuis le début de la guerre en Ukraine, a indiqué un responsable états-unien. En marge des discussions du G20, le chef de la diplomatie états-unienne a fait part à son interlocuteur de l’engagement des États-Unis à soutenir l’Ukraine et a pressé la Russie de revenir sur sa décision de suspendre le traité de désarmement nucléaire « New Start », a précisé le même responsable états-unien sous couvert d’anonymat.
Didier Maréchal