Washington déclare avoir intercepté des composants de missiles iraniens destinés aux rebelles Houthis. Cependant, depuis cette opération, deux membres des « Navy Seals », unité d’élite de la marine états-unienne, sont portés disparus au large des côtes somaliennes.
L’armée des Etats-Unis d’Amérique a affirmé, mardi 16 janvier, avoir saisi des pièces de missiles de fabrication iranienne à destination des rebelles houthistes sur un « dhow » (un boutre traditionnel utilisé surtout pour le cabotage) en mer d’Arabie. Il s’agit de la première saisie d’armes conventionnelles avancées (ACW) létales fournies par l’Iran aux Houthis depuis le début des attaques des Houthis contre des navires marchands, en novembre 2023 , a déclaré le commandement « centre de l’armée américaine » (Centcom) dans un communiqué.
Appuyée par des hélicoptères et des drones, une opération menée le 11 janvier par une équipe de commandos de la frégate USS Lewis B. Puller a permis de saisir des armes, incluant des « composants de missiles balistiques et de missiles de croisière », selon le Centcom. Les pièces de missiles ont été récupérées à bord d’un boutre manoeuvré par un équipage de 14 personnes qui ont été appréhendées. L’embarcation, jugée dangereuse, a été coulée, a annoncé l’état-major de l’armée états-unienne.
Deux « Navy Seals » portés disparus
Deux militaires de la marine états-unienne, portés disparus au large des côtes somaliennes depuis jeudi dernier, avaient pris part à l’opération. Il s’agit de deux membres des « Navy Seals », une force commando d’élite.
Des recherches intensives sont encore en cours pour les localiser, a indiqué Michael Kurilla, patron du commandement militaire états-unien pour le Moyen-Orient, l’Asie centrale et du Sud (Centcom).
Les deux marins étaient en mission au sein de la 5e flotte des États-Unis d’Amérique qui opère dans une vaste zone incluant le golfe Persique, la mer Rouge, le golfe d’Oman et certaines parties de l’océan Indien. Son quartier général est implanté à Manama, au Bahreïn.
Joseph Kouamé