Suite au pillage d’une centaine de camions du Programme alimentaire mondial ce week-end, le « gouvernement » du mouvement terroriste islamiste palestinien Hamas a déclaré lundi le lancement d’une « vaste campagne de sécurité » afin de prévenir de nouveaux pillages, qui pourraient entraîner une « famine » dans le sud de Gaza.(Avec : AFP).
Le « ministère de l’Intérieur » du « gouvernement » du mouvement terroriste Hamas, dans la bande de Gaza, a annoncé, ce lundi 18 novembre, qu’au moins 20 personnes avaient été tuées lors d’une opération visant des pilleurs d’aide destinée au territoire palestinien, confronté à une grave crise humanitaire après plus d’un an de guerre.
«Plus de 20 personnes membres de bandes de pillards de camions humanitaires ont été tuées dans une opération menée par les services de sécurité» en coopération avec des membres de clans locaux du territoire côtier palestinien, a indiqué le « ministère » dans un communiqué.
Une source médicale à l’Hôpital européen de la ville de Khan Younès, dans le Sud de la bande de Gaza, a indiqué à l’AFP que l’établissement avait reçu les corps de 15 personnes tuées en lien avec cette opération.
«Ce ne sera pas la dernière» opération de ce genre, met en garde le « ministère de l’Intérieur », arguant que «le phénomène des vols de camions (…) a gravement affecté la société et conduit à des signes de famine dans le Sud de Gaza». «Cela marque le début d’une vaste campagne de sécurité qui a été longuement planifiée et qui s’étendra à toutes les personnes impliquées dans le pillage de camions d’aide», ajoute le texte. Une déclaration qui pourrait prêter à rire si les conséquences n’étaient pas si dramatiques, quand on sait que, comme l’on déjà prouvé de nombreuses enquêtes, depuis presqu’un an, vidéos à l’appui, le Hamas est le premier pilleur de cette aide humanitaire, se prenant « la part du lion », pouvant aller jusqu’à la moitié du contenu des convois humanitaires.
11 camions sur 109 arrivés à l’entrepôt
Une source au sein du « ministère » a précisé à l’AFP que ces personnes avaient été tuées dans le cadre de l’acheminement à Gaza d’un convoi du « Programme alimentaire mondial » (PAM) qui a été pillé samedi dernier. Lors d’une conférence de presse à New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric a indiqué, ce même lundi, que seuls 11 des 109 camions du convoi ont pu gagner l’entrepôt après être entrés dans Gaza via le point de passage de Kerem Shalom, près de la frontière égyptienne.
Le pillage «débouche sur des dégâts sévères pour les camions et, dans certains cas, la perte totale de la cargaison», a-t-il dit, notant que l’incident de samedi à Gaza était le pire «en termes de volume» perdu. «Le convoi, initialement prévu pour hier, le 17 novembre, a été sommé par les Forces de défense israéliennes de partir sur un court préavis via un itinéraire alternatif et inconnu», a précisé le M. Dujarric.
Israël, qui a imposé un siège au territoire dirigé par le Hamas, au début de la guerre en cours depuis octobre 2023,, reproche souvent aux organisations humanitaires leur incapacité à distribuer de grandes quantités d’aide. Celles-ci et les agences de l’ONU font valoir que la distribution d’aide est compliquée par le manque de carburant pour les camions, l’état des routes endommagées par la guerre, les pillages, ainsi que les combats dans des zones densément peuplées et les déplacements répétés de la quasi-totalité des plus de deux millions d’habitants que compte la bande de Gaza.
Un aveu de la non volonté de génocide de la part d’Israël
Plusieurs responsables humanitaires ont déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que près de la moitié de l’aide entrant à Gaza était pillée, en particulier les produits de base. De fait, c’est reconnaître que, si crise humanitaire il y a, elle n’est nullement la responsabilité d’Israël qui n’a jamais refusé le passage de milliers de camions pour apporter cette aide à la population vivant dans la bande de Gaza. D’ailleurs, pour toute personnes cherchant véritablement la vérité des faits sur ce sujet, cela n’a jamais fait le moindre doute puisque, depuis le début de l’apport humanitaire, il y a environ un an, la liste complète et détaillée de tous les camions et la nature de l’aide humanitaire est disponible sur internet, mise à jour quotidiennement, et démontre, depuis le début, que seuls les ignorants et, bien pire, ceux proférant des fausses informations sur un quelconque blocage volontaire de l’aide humanitaire à la population gazaouis, dans le but de perpétuer un génocide de ladite population, peuvent formuler de telles accusations qui sont purement diffamatoire et, surtout, idéologiquement diffusées pour que le monde s’en prenne à Israël et à la totalité des juifs de part le monde, en général.
Didier Maréchal & Christian Estevez