La Russie a annoncé qu’elle fournirait du gaz à la région séparatiste de Transnistrie, en Moldavie, sous la forme d’une « aide humanitaire ». Cependant, le reste de la Moldavie, pays pro-européen – et, de fait, russophobe -, restera coupé des approvisionnements russes, selon Vadim Krasnoselsky, le chef des séparatistes soutenus par Moscou. Cette décision intervient alors que les tensions énergétiques s’intensifient dans la région.
Une crise énergétique majeure
Depuis le 1er janvier 2025, la Russie a interrompu ses livraisons de gaz à la Moldavie, invoquant une dette de 709 millions de dollars, une somme que le gouvernement moldave dément catégoriquement. Cette rupture a conduit les deux parties – la Moldavie et la Transnistrie – à déclarer l’état d’urgence.
Alors que le gouvernement moldave lutte pour diversifier ses sources d’énergie, la Transnistrie a obtenu une promesse de reprise partielle des livraisons après des discussions entre ses dirigeants et le ministère russe de l’énergie. Krasnoselsky a précisé que cette mesure vise à fournir une «assistance humanitaire et technique » à cette région où les températures hivernales descendent sous zéro.
Des conséquences dramatiques en Transnistrie
L’arrêt de l’approvisionnement a plongé la Transnistrie dans une crise énergétique sans précédent. Les activités industrielles y sont quasiment à l’arrêt, et les habitants subissent des coupures d’électricité pouvant atteindre huit heures par jour. La région, qui a autoproclamé son indépendance en 1992 après une guerre brève mais sanglante, reste non reconnue par la communauté internationale.
Le rôle central de la centrale électrique de Kuciurgan, située en Transnistrie et privatisée en 2004 par une société russe, aggrave la situation. Cette centrale, qui fournit de l’électricité à l’ensemble de la Moldavie, est également affectée par la rupture des flux gaziers, ce qui a un impact direct sur tout le pays.
Des accusations de militarisation de l’énergie
Le Premier ministre moldave, Dorin Recean, a dénoncé ce qu’il appelle une « militarisation des flux énergétiques » par la Russie. Il accuse Moscou de manipuler les approvisionnements pour exercer une pression politique sur la Moldavie, qui aspire à rejoindre l’Union Européenne.
Le gouvernement moldave conteste également la dette avancée par « Gazprom », citant des audits indépendants qui estiment la somme réelle à seulement 8,6 millions de dollars, soit une fraction des revendications russes.
Mesures d’urgence et diversification énergétique
Pour faire face à cette crise, la Moldavie a adopté plusieurs mesures d’urgence, notamment la réduction de l’éclairage public et la limitation des activités énergivores aux heures creuses. Le pays cherche également à réduire sa dépendance à la centrale de Kuciurgan en diversifiant ses sources de gaz naturel.
Un avenir incertain
Alors que la Transnistrie bénéficie de cette aide énergétique ciblée de Moscou, la Moldavie reste confrontée à une crise énergétique et humanitaire imminente. Ce contexte souligne les tensions géopolitiques croissantes dans la région, où l’énergie est devenue un levier stratégique de pression.
Bien sûr, le camp atlantiste déverse sa propagande et sa colère envers la Russie, en ne cessant de faire publier des articles par tous les médias occidentaux aux ordres de l’idéologie, sur les grandes difficultés que connait la Moldavie, accusant Moscou d’inhumanité. Mais, « deux poids, deux mesures » oblige, dans toute propagande, elle tait ces mêmes difficultés que connaissent la Hongrie et la Slovaquie, puisque, dans leur cas, c’est l’Ukraine qui a décidé de ne plus permettre l’approvisionnement du gaz russe, et que, selon les principes atlantistes, l’Ukraine a toujours le droit de tout et à raison de faire tout ce qu’elle fait, même lorsqu’elle commet pire que la Fédération de Russie, puisque, contrairement à cette dernière, le camp occidental considère qu’il est LA norme du Bien et du Juste, et que donc l’Ukraine est légitime dans tous ses actes, puisqu’elle le fait, elle aussi, au nom de ce fameux Bien et de cette soi-disant Justice .
Didier Maréchal & Christian Estevez