Attaque terroriste islamiste à Mulhouse (France) : une attaque au couteau par un algérien sous OQTF fait un mort et plusieurs blessés – ce que l’on sait ce soir du 22 février

Une attaque au couteau a eu lieu ce samedi 22 février à Mulhouse, faisant un mort et cinq blessés, dont plusieurs policiers municipaux. L’assaillant, un homme de 37 ans fiché pour radicalisation islamiste et sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), a été interpellé. Emmanuel Macron a qualifié cet acte de « terroriste islamiste », et le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête. Retour sur les faits et les premières réactions.

Une attaque violente

Une attaque terroriste islamiste au couteau s’est produite aux alentours de 15 h 40, aujourd’hui, 22 février 2025, sur la place du Marché de Mulhouse (France), un lieu très fréquenté le samedi après-midi. Selon les témoignages, l’assaillant a poignardé un passant sans raison apparente. La victime, un Portugais de 69 ans, aurait tenté de s’interposer et a succombé à ses blessures.

L’assaillant a ensuite blessé plusieurs policiers municipaux intervenus pour le neutraliser. Deux d’entre eux ont été grièvement touchés, l’un à la carotide, l’autre au thorax. Trois autres agents ont été plus légèrement blessés. L’agresseur a été interpellé rue Lavoisier, non loin des lieux de l’attaque.

Un suspect fiché et sous OQTF

Le suspect, identifié sous le nom de Brahim A., est un Algérien de 37 ans connu des services de police. Il était fiché au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et avait déjà été condamné pour apologie du terrorisme. En outre, il était contraint de quitter le territoire français (OQTF), mais l’Algérie avait refusé de le réadmettre à dix reprises.

Lors de l’attaque, plusieurs témoins ont rapporté qu’il aurait crié « Allah Akbar », renforçant le caractère terroriste de l’acte.

Une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste »

Le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est rapidement saisi de l’affaire. Une enquête de flagrance a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (SDAT), à la direction zonale de la police nationale Est et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Réactions politiques et gouvernementales

Le président Emmanuel Macron a immédiatement réagi en qualifiant l’attaque de « terroriste islamiste qui ne fait pas de doute » et en exprimant la « solidarité de toute la Nation » envers les victimes et leurs proches.

Le Premier ministre, François Bayrou, a déploré que « le fanatisme ait encore frappé », tandis que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a insisté sur la nécessité de « changer le droit » afin de prévenir ce type d’attaque. Il a notamment souligné les difficultés liées à l’expulsion des étrangers radicalisés et a plaidé pour des « rétentions de sûreté » pour les individus psychiatriquement instables et dangereux.

Plusieurs personnalités locales, dont la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, ont fait part de leur émotion face à « l’horreur qui a frappé la ville ». Des rassemblements de soutien aux victimes ont également été observés.

Un contexte de menace persistante

Cette attaque est le premier attentat meurtrier sur le sol français depuis celui de la tour Eiffel en décembre 2023, qui avait fait un mort et deux blessés. Les autorités rappellent que plusieurs attaques ont été déjouées en 2024, témoignant de la menace persistante du terrorisme en France.

Dispositif de sécurité renforcé à Mulhouse

Après l’attaque, un large dispositif de sécurité a été déployé à Mulhouse. Quatre périmètres de sécurité ont été établis, avec le renfort de militaires de l’opération Sentinelle. La place du Marché reste bouclée pour les besoins de l’enquête.

Clara Höser

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