Archives pour la catégorie Attaques terroristes

États Unis d’Amérique : le procès de Khalid Cheikh Mohammed, accusé d’être le cerveau du 11-Septembre, fixé au 5 juin 2028

Plus de deux décennies après son arrestation, Khalid Cheikh Mohammed connaîtra enfin la date de son procès. Un juge militaire a ordonné, mercredi 26 août, l’ouverture des audiences le 5 juin 2028 à Guantánamo, dans une affaire qui porte sur les attentats du 11 septembre 2001 et près de 3 000 morts.

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Khalid Cheikh Mohammed, connu sous les initiales KSM, est l’homme que les autorités états-uniennes présentent comme le principal architecte des attentats du 11-Septembre. Capturé au Pakistan en mars 2003, il est détenu à Guantánamo depuis 2006 après avoir été emprisonné dans des sites secrets de la CIA.

Qui est Khalid Cheikh Mohammed ?

Né au Pakistan et élevé au Koweït, Khalid Cheikh Mohammed s’est engagé dans les milieux djihadistes avant de rejoindre Al-Qaïda. Le rapport de la commission d’enquête sur le 11-Septembre le décrit comme un organisateur d’attentats qui cherchait à mettre en œuvre ses propres projets.

Selon ce rapport, il avait présenté dès 1996 à Oussama ben Laden l’idée d’utiliser des avions comme armes. Le projet évoluera ensuite jusqu’à l’opération du 11 septembre 2001.

Ce jour-là, dix-neuf membres d’Al-Qaïda détournent quatre avions de ligne. Deux s’écrasent contre les tours du World Trade Center à New York, un autre frappe le Pentagone et le quatrième s’écrase en Pennsylvanie après l’intervention de passagers.

Près de 3 000 personnes sont tuées.

Une arrestation en 2003, puis les prisons secrètes de la CIA

Khalid Cheikh Mohammed est arrêté au Pakistan en mars 2003. Après sa capture, il est transféré dans le programme clandestin de détention de la CIA.

Il y subit des interrogatoires au cours desquels des méthodes de torture sont utilisées, notamment la simulation de noyade. Ces conditions de détention pèseront lourdement sur la procédure judiciaire à venir : une partie du contentieux porte précisément sur la possibilité d’utiliser devant le tribunal des déclarations ou des éléments obtenus dans ce cadre.

En septembre 2006, KSM est transféré à Guantánamo, où il se trouve toujours.

Un procès bloqué pendant plus de vingt ans

Les accusations formelles ont été déposées en 2008. Pourtant, le procès n’a jamais véritablement commencé.

La procédure a été retardée par une succession de batailles judiciaires portant notamment sur les preuves, les interrogatoires de la CIA et les conséquences de la torture subie par les accusés.

En 2019, une première date avait été envisagée pour un procès en 2021. Elle n’a pas été tenue.

Plus récemment, une autre tentative de sortir de l’impasse avait été engagée avec un accord de plaider-coupable.

En 2024, Khalid Cheikh Mohammed et deux autres accusés avaient accepté de reconnaître leur culpabilité en échange notamment de l’abandon de la peine de mort. L’accord prévoyait des condamnations à perpétuité. Le secrétaire à la Défense de l’époque, Lloyd Austin, avait tenté de l’annuler, déclenchant une nouvelle bataille judiciaire. En juillet 2025, une cour d’appel fédérale a finalement annulé les accords.

Le procès est donc redevenu la voie judiciaire à suivre.

Pourquoi le 5 juin 2028 ?

Les procureurs souhaitaient commencer le procès dès janvier 2027. Le juge militaire Michael Schrama a rejeté ce calendrier, estimant qu’il ne laissait pas suffisamment de temps pour régler les nombreuses questions préalables encore pendantes, notamment celles concernant l’admissibilité de certaines preuves.

Le calendrier prévoit une première étape consacrée à la sélection des membres de la commission militaire à partir du 5 juin 2028, avant les déclarations d’ouverture et la présentation des preuves.

Khalid Cheikh Mohammed sera jugé avec Walid bin Attash, Ali Abdul Aziz Ali et Mustafa al-Hawsawi, tous détenus à Guantánamo.

Un procès qui reste loin d’être garanti

La fixation d’une date ne signifie pas pour autant que le procès commencera nécessairement ce jour-là.

Le dossier demeure encombré de questions préalables et de recours. L’histoire de cette procédure montre d’ailleurs à quel point son calendrier peut encore changer.

Mais une étape importante vient d’être franchie : pour la première fois après des années de reports, le tribunal militaire a fixé une date précise pour juger l’homme accusé d’avoir été au cœur de la préparation du 11-Septembre.

Le 5 juin 2028, près de 27 ans après les attentats, Khalid Cheikh Mohammed devrait donc comparaître devant la justice militaire états-unienne.

Une échéance qui ramène à la surface une question restée irrésolue pendant toute l’après-guerre contre le terrorisme : comment juger les responsables présumés d’une attaque historique lorsque les méthodes utilisées pour les interroger sont elles-mêmes devenues une partie du procès ?

Celine Dou

Menacé par l’État islamique, le pape Léon XIV illustre la mutation d’un djihadisme qui mise désormais sur la peur et l’influence

Une affiche, quelques mots menaçants et une diffusion rapide sur les réseaux de propagande djihadiste ont suffi à remettre l’État islamique au centre de l’attention internationale. En visant le pape Léon XIV à l’approche de son voyage en Espagne, la mouvance terroriste rappelle qu’elle continue d’exister dans l’espace médiatique mondial, malgré l’effondrement du « califat » qu’elle avait proclamé en Irak et en Syrie.

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Des canaux de propagande liés à l’État islamique ont diffusé ces derniers jours des menaces explicites contre le pape Léon XIV. Si aucun projet d’attentat concret n’a été révélé à ce stade par les autorités, l’affaire souligne la persistance d’une menace djihadiste qui, faute de pouvoir territorial comparable à celui des années 2014-2019, s’appuie désormais davantage sur l’influence, la communication et la capacité à entretenir un climat de peur.

Une menace prise au sérieux

Les messages diffusés sur plusieurs canaux proches de l’État islamique appellent à s’en prendre au souverain pontife à l’occasion de sa visite en Espagne. Les autorités espagnoles ont renforcé les mesures de sécurité entourant ce déplacement, même si aucun élément public ne permet pour l’heure de conclure à l’existence d’un complot opérationnel.

Comme souvent dans ce type de situation, les services de renseignement distinguent la menace propagandiste de la préparation effective d’une attaque. Toutefois, cette distinction ne conduit pas à minimiser le risque. Les précédentes vagues d’attentats commises en Europe ont démontré que des appels à la violence diffusés en ligne peuvent inspirer des individus radicalisés agissant de manière autonome, sans contact direct avec une organisation terroriste structurée.

La menace visant le pape Léon XIV intervient également dans un contexte de vigilance accrue autour des grands rassemblements internationaux et des personnalités bénéficiant d’une forte visibilité mondiale.

Le pape, une cible hautement symbolique

Pour les organisations djihadistes, le chef de l’Église catholique représente bien davantage qu’une personnalité religieuse. Il incarne une institution présente sur tous les continents, capable de mobiliser des centaines de millions de fidèles et d’influencer le débat international sur des sujets aussi divers que la paix, les migrations, les conflits ou le dialogue interreligieux.

S’attaquer symboliquement au pape permet donc d’obtenir une résonance médiatique considérable. Même sans passage à l’acte, la simple diffusion d’une menace contre le souverain pontife garantit une couverture internationale immédiate.

Cette logique n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs décennies, les mouvements djihadistes cherchent régulièrement à frapper ou à menacer des cibles dont la portée symbolique dépasse largement leur valeur stratégique. L’objectif n’est pas seulement de causer des victimes, mais de produire un choc psychologique mondial.

Un État islamique affaibli, mais loin d’avoir disparu

L’épisode rappelle également une réalité souvent négligée : la disparition du califat territorial n’a pas entraîné celle de l’organisation.

Entre 2014 et 2019, l’État islamique contrôlait un territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie, administrait plusieurs millions d’habitants, levait l’impôt et disposait d’importantes ressources financières. Les offensives militaires menées par les forces locales avec le soutien de la coalition internationale ont progressivement détruit cette structure.

Cependant, la perte du territoire n’a pas signifié la fin de l’idéologie ni celle des réseaux.

Aujourd’hui, l’organisation fonctionne davantage comme une nébuleuse transnationale. Ses différentes branches demeurent actives au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Ses relais médiatiques continuent de produire des contenus de propagande destinés à maintenir son influence et à encourager des sympathisants à agir.

Cette évolution traduit une transformation profonde du djihadisme contemporain. Faute de pouvoir administrer durablement un territoire, les groupes extrémistes investissent davantage l’espace numérique, où le coût de diffusion est faible mais l’impact potentiel demeure considérable.

La guerre de l’attention

La menace contre le pape Léon XIV s’inscrit ainsi dans une véritable stratégie de communication.

Les organisations terroristes savent que leur capacité militaire ne suffit plus à leur assurer une visibilité internationale permanente. En revanche, une menace visant une personnalité mondiale ou un événement fortement médiatisé leur permet de réapparaître instantanément dans le débat public.

Cette stratégie repose sur un mécanisme simple : attirer l’attention, susciter l’inquiétude et rappeler son existence. Dans cette logique, la communication devient presque aussi importante que l’action elle-même.

Le terrorisme contemporain ne se joue plus uniquement sur les champs de bataille. Il se joue également dans les réseaux sociaux, les plateformes de messagerie et l’espace médiatique globalisé où chaque menace peut acquérir une portée planétaire en quelques heures.

Une menace qui continue d’évoluer

L’affaire souligne enfin le défi auquel sont confrontés les États européens. La menace djihadiste n’a pas disparu ; elle a changé de forme.

Les grandes structures hiérarchisées qui planifiaient des opérations complexes ont laissé place à des réseaux plus diffus, capables d’inspirer des individus isolés ou de mobiliser des sympathisants à distance. Cette évolution complique considérablement le travail des services de renseignement, contraints de surveiller un environnement numérique fragmenté et en constante mutation.

La menace visant le pape Léon XIV rappelle ainsi que la lutte contre le terrorisme ne se limite plus à la reconquête de territoires ou au démantèlement de groupes armés. Elle implique également un combat contre des idéologies capables de survivre à leurs défaites militaires.

Au-delà de la sécurité du pape Léon XIV, les menaces diffusées par des réseaux liés à l’État islamique témoignent d’une réalité plus profonde. Si l’organisation a perdu l’essentiel de son emprise territoriale, elle conserve une capacité de nuisance fondée sur la propagande, la symbolique et la peur. L’épisode rappelle que le djihadisme contemporain se nourrit désormais autant de son pouvoir d’influence que de sa force militaire, transformant chaque menace médiatisée en démonstration de survie politique et idéologique.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Terrorisme au Bénin : cinq otages libérés après 45 jours de captivité

Cinq personnes enlevées dans la région de Kalalé, au nord du Bénin, ont retrouvé la liberté après 45 jours de captivité aux mains d’un groupe armé, selon les informations rapportées ce mardi 16 septembre par RFI.

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Le désarmement du PKK prévu pour « les prochains jours » selon son porte-parole

Le porte-parole du Parti turc de la justice et du développement (AKP), Ömer Çelik, cité par Reuters, a déclaré mardi que « le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pourrait commencer à rendre ses armes dans les prochains jours ».

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Le Mali sous le feu de  sept attaques « coordonnées  » des jihadistes

Ce mardi 1er juillet, à l’aube, sept attaques ont été menées simultanément dans l’ouest et le centre du pays. L’armée a fait état «d’attaques coordonnées perpétrées très tôt ce matin contre  les positions» dans les villes de Kayes, Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli et Gogui.

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EUA : huit blessés dans une attaque terroriste contre un rassemblement pour les otages du Hamas, dans le Colorado – ce que l’on sait des faits et du suspect

Au moins huit personnes ont été blessées ce dimanche 1er juin après qu’un homme a attaqué des personnes lors d’une manifestation organisée dans la ville de Boulder, dans le Colorado par des membres de la communauté juive pour sensibiliser l’opinion publique à la détention d’otages à Gaza. Le suspect a été interpellé.

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Mozambique: attaques jihadistes sur un avant-poste de l’armée dans le nord du pays

Au nord du Mozambique, des insurgés, affiliés à l’organisation État islamique ont pris d’assaut mardi un avant -poste de l’armée près de Macomia. Cette deuxième attaque en un mois, révèle la recrudescence des offensives islamistes contre l’armée dans ce pays d’Afrique australe.

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Mali : les installations d’une entreprise chinoise visées par une attaque terroriste à Kayes

Des présumés jihadistes ont mené une attaque samedi 24 mai, contre une entreprise chinoise spécialisée dans le BTP dans la région de Kayes. Une troisième agression en moins de trois semaines, signe de la recrudescence jihadiste dans l’ouest malien.

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Turquie : le Parti des travailleurs Kurdes (PKK) annonce sa dissolution après plus de 40 ans de lutte armée

Le Mouvement kurde du PKK en lutte armée contre le pouvoir turc, a annoncé ce lundi 12 mai sa dissolution, mettant ainsi fin à plus de quatre décennies de lutte, selon l’agence prokurde « ANF »

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Somalie : le président Mohamoud visé par un attentat islamiste à la bombe

Une puissante explosion a secoué Mogadiscio ce mardi 18 mars, peu après le passage du convoi du président somalien Hassan Cheikh Mohamoud. L’attaque, revendiquée par les islamistes shebab, a détruit un hôtel et semé la panique dans la capitale, marquant une nouvelle escalade dans la violence qui frappe la Somalie depuis des années.

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