Le gouvernement soudanais a qualifié ce vendredi 23 mai de « sans fondement » les accusations de recours à des armes chimiques contre les paramilitaires, portées contre lui par les EUA.
Dans un communiqué publié ce Vendredi 23 mai, les autorités de Khartoum ont démenti les affirmations d’usage d’armes chimiques faites par le département d’État, contre son armée dans le cadre du conflit sanglant, qui oppose l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux paramilitaires des FSR, du général Mohamed Hamdane Daglo.
Selon le porte-parole du gouvernement soudanais, Khalid Al-Aiser, ces affirmations « sans fondement » sont » un chantage politique » et « une falsification délibérée des faits » de la part des États-Unis d’Amérique .
M. Al-Aider a dénoncé des accusations » sans preuve » et accusé de son côté Washington de » garder le silence sur les crimes documentés contre les civils au Darfour et dans d’autres régions commis par les milices( paramilitaires des forces de soutien rapide(FSR) ».
Les Emirats Arabes Unis, ont eu aussi pour leur compte, de nouveau pointés par le porte- parole du régime de Khartoum, de soutenir les FSR, par la livraison de drones et d’armes diverses. Abou Dhabi a toujours nié de son côté toute implication dans ce conflit, en dépit des nombreux rapports de l’ONU, des responsables politiques états-uniens et des organisations internationales, qui affirment le contraire.
C’est le 6 juin après une période de notification de quinze jours au Congrès que les sanctions états-uniennes contre le régime de Khartoum vont entrer en vigueur, selon le communiqué du département d’État. La mesure comporte aussi des »restrictions sur les exportations américaines vers le Soudan, et sur l’accès aux lignes de crédit du gouvernement américain », ajoute le communiqué.
Jeudi 23 mai, les EUA, ont accusé le gouvernement du Soudan d’avoir eu recours à des armes chimiques en 2024, dans le conflit qui l’oppose aux paramilitaires. Selon « le New-York Times » en janvier, qui citait des hauts responsables états-uniens, l’armée régulière soudanaise a utilisé des armes chimiques à deux reprises au moins contre les paramilitaires, dans les régions reculées du Soudan.
Troisième plus grand pays d’Afrique en superficie, le Soudan est divisé par un conflit sanglant pour le pouvoir depuis avril 2023, entre le général Abdel Fattah al-Burhan, commandant de l’armée et dirigeant de facto du pays depuis le coup d’État en 2021, et son ancien bras droit, Mohammed Hamdam Daglo, le chef des Forces de soutien rapide.
Cette guerre a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, déplacé 13 millions d’autres et déclenché ce que l’ONU décrit comme la » pire crise humanitaire » actuelle dans le monde.