EUA : un Camerounais poursuivi pour complot et soutien aux groupes séparatistes anglophones

Aux États-Unis d’Amérique, Eric Tano Tataw s’est rendu aux autorités états-uniennes après avoir été mis en accusation par un jury fédéral de Baltimore. Ce ressortissant camerounais de 38 ans, installé dans le Maryland est accusé de complot en vue de fournir un soutien matériel à des groupes séparatistes armés anglophones et d’avoir proféré des menaces visant à blesser ou à kidnapper des civils camerounais.

Eric Tataw, camerounais installé depuis trois dans le Maryland aux Etats Unis est poursuivi par les autorités américaines pour soutien matériel aux groupes séparatistes anglophones et menaces visant à blesser ou à kidnapper des civils camerounais.

Agé de 35 ans, Éric Tataw, s’est fait connaître du grand public à travers les réseaux sociaux au plus fort de la crise qui oppose les séparatistes anglophones des régions du Nord ouest et du Sud-ouest aux forces armées du Cameroun. Colbert Nkwain, journaliste à Bamenda, se souvient : l’homme « est entré en scène en 2017. Il était l’un des leaders en exil, incitant et encourageant la jeunesse à agir et coordonnant des attaques, même depuis l’étranger. » 

Il se fait connaître sous le pseudonyme de « Garri Master », relayant sans coup férir les appels aux  » journées villes mortes » et au  » boycott des écoles gouvernementales ». Son activisme acharné le conduit à l’époque a collecter des fonds pour financer des attaques des séparatistes anglophones qui réclament leur indépendance du Cameroun et la création d’un état dénommé « Ambazonie ».

Pour l’analyste senior de l’international Crisis Group, Arey Elvis Ntui, cette mise en accusation  » semble être « une étape importante ». Même si le chercheur redoute qu’elle n’arrive un peu trop tard car  » les groupes armés se sont en quelque sorte restructurés différemment ». Pour autant, « il est toujours très important que les gens soient conscients qu’il faudra quoiqu’il arrive rendre des comptes, maintenant ou à l’avenir », a-t-il ajouté.

S’il est reconnu coupable Eric Tataw encourt la peine de quinze ans de prison pour soutien matériel aux groupes armés plus cinq ans de prison pour chaque communication menaçante pour laquelle il sera jugé.

Laisser un commentaire