Géorgie: un deuxième opposant aux arrêts en moins d’une semaine

Nouveau coup dur pour l’opposition géorgienne . Nika Melia, l’une de ses figures de proue, a été arrêté jeudi 29 mai par la police, selon un communiqué de son parti, la Coalition pour le changement. Il s’agit de la deuxième arrestation d’un dirigeant de ce mouvement en un peu plus d’une semaine.

En Géorgie, la « Coalition pour le changement » a indiqué l’arrestation de son chef, Nika Melia, ce jeudi 29 mai. C’est le second politicien de premier rang interpellé en une semaine. Son arrestation intervient dans un contexte politique de plus en plus tendu marqué par des accusations de dérive autoritaire du gouvernement.

L’opposant est accusé d’abus envers un agent des forces l’ordre a rapporté la presse locale. Cette arrestation intervient après celle d’un autre leader de la coalition, Zurab Japaridze, placé en détention provisoire la semaine dernière pour avoir refusé de témoigner devant la commission Parlementaire chargée d’enquêter sur les crimes présumés du régime de l’ex président, Mikheil Saakachvili, également emprisonné. M. Japaridze comparaît ce mercredi 30 mai, devant le tribunal de Tbilissi, capitale du pays.

Dans les rangs de l’opposition, on dénonce une campagne de « répression politique ». En ligne de mire, « Rêve géorgien » le parti au pouvoir, accusé de faire basculer le pays dans le giron de la Russie et de l’éloigner de ses aspirations européennes. Dans ce sillage, le gouvernement a annoncé la suspension des négociations d’adhésion à l’Union européenne jusqu’en 2028, malgré le soutien massif de la population à une intégration européenne. Les autorités de Tbilissi justifient cette suspension par la nécessité de mener une politique »équilibrée » entre Bruxelles et Mouscou, une position vivement critiquée par les milieux pro-occidentaux.

Ce sont les résultats des élections de novembre dernier qui ont mis le feu à la poudre. La victoire du parti au pouvoir a été contestée par l’opposition, qui a crié à la fraude. Des contestations qui ont donné lieu à de vastes manifestations violemment réprimées par les forces de l’ordre. Autrefois considéré comme modèle démocratique en Europe de l’Est, la Géorgie, tiraillée entre ambitions européennes et influences russes, suscite désormais de vives inquiétudes à l’étranger.

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