L’Italie accueille un sommet pour donner un coup d’accélérateur à son plan de développement pour l’Afrique

Ce vendredi 20 juin, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, co-président un sommet destiné à accélérer la mise en oeuvre du plan Mattei promu par Rome. Ce dernier vise à limiter l’immigration clandestine africaine dans l’Union européenne en aidant les économies de plusieurs pays du continent.     

Limiter l’émigration venant d’Afrique en aidant l’économie du continent, tout en y étendant l’influence de l’Italie: Giorgia Meloni promeut vendredi son «plan Mattei», aux ambitions jugées par certains irréalistes, lors d’un sommet coprésidé par Ursula von der Leyen.

La présidente de la Commission européenne est à Rome pour soutenir ce dispositif porté à bout de bras par la cheffe du gouvernement ultraconservateur Giorgia Meloni.

Au dire du gouvernement, le «plan Mattei» mobilisera 5,5 milliards d’euros pour des initiatives éparpillées sur 14 pays, mais selon un rapport officiel de novembre, moins de deux milliards d’euros ont déjà été assignés par l’Italie à des projets précis, sous forme de dons, de prêts ou de garanties sur plusieurs années.

Pour «supprimer les causes» de l’immigration clandestine en Italie, Giorgia Meloni avait annoncé, un mois après son élection en 2022, vouloir soutenir les économies des pays africains.

D’où ce plan qui porte le nom d’Enrico Mattei, père fondateur du géant italien des hydrocarbures Eni, connu pour avoir mis en place des contrats d’extraction de pétrole plus avantageux pour les pays producteurs.

Alors que neuf pays africains étaient déjà inclus dans ce plan – l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc, le Mozambique, le Congo-Brazzaville et la Tunisie – cinq autres y ont été récemment ajoutés – l’Angola, le Ghana, la Mauritanie, le Sénégal et la Tanzanie.

Les responsables des principales institutions financières multilatérales, ainsi que les dirigeants de plusieurs pays africains, seront présents. Parmi les principaux dossiers qui seront au coeur de la réunion figure notamment la réhabilitation du corridor de Lobito, un projet d’infrastructure ferroviaire qui doit relier l’Angola à la Zambie en passant par la République démocratique du Congo, avec la possibilité d’une extension jusqu’au port de Dar es Salaam, en Tanzanie.

Laisser un commentaire