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Journée mondiale du diabète 2025 : bien-être, égalité des droits et justice sociale

Chaque 14 novembre, la Journée mondiale du diabète attire l’attention sur une maladie qui affecte plus de 500 millions de personnes dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’édition 2025, sous le thème « Bien-être et diabète », invite à dépasser la simple sensibilisation médicale pour interroger les enjeux de santé publique, de bien-être et de droits fondamentaux des personnes vivant avec cette maladie chronique.

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Le diabète n’est pas seulement un défi individuel, mais un enjeu collectif majeur. La prévalence de la maladie a augmenté de façon exponentielle depuis 1990, touchant désormais toutes les tranches d’âge et tous les continents. Selon la Fédération internationale du diabète, près de 80 % des diabétiques vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès aux soins reste limité. Cette situation souligne la nécessité d’actions publiques coordonnées, allant du dépistage précoce à l’accès universel à l’insuline et aux dispositifs de surveillance. Le diabète comporte des risques graves pour la santé : maladies cardiovasculaires, complications rénales et oculaires, amputations. Mais au-delà de la santé physique, il entraîne une charge psychosociale considérable. L’anxiété, la dépression et le stress liés à la gestion quotidienne de la maladie sont documentés dans de nombreuses études, en France comme à l’international. L’OMS et la FID soulignent que la prise en charge du diabète doit intégrer le bien-être mental et social, et pas seulement le contrôle de la glycémie.

Le thème 2025 met en lumière un principe fondamental : la reconnaissance des droits des personnes diabétiques. Dans ce contexte, le mot “inclusion” est utilisé, mais il ne doit pas être interprété comme un privilège : il traduit la nécessité de garantir l’égalité réelle d’accès aux soins et à un environnement favorable, que ce soit à l’école, au travail ou dans la société. Concrètement, cette égalité des droits implique l’accès universel aux traitements essentiels, y compris l’insuline et les dispositifs de suivi, la protection contre la discrimination dans les milieux professionnels et éducatifs, ainsi que la prise en charge psychosociale, incluant soutien psychologique et programmes d’éducation à l’auto-gestion. Dans de nombreux pays africains et latino-américains, ces droits restent partiellement respectés, l’accès aux soins est souvent limité, les systèmes de santé insuffisamment préparés et les ressources financières inadéquates. La Journée mondiale du diabète met ainsi en lumière les inégalités persistantes et la nécessité d’une action politique et sociale déterminée.

Certains pays ont développé des stratégies intégrées pour améliorer la qualité de vie des diabétiques. La Finlande et le Japon ont mis en place des programmes communautaires combinant prévention, éducation et suivi personnalisé, tandis que la France a développé des initiatives locales visant le bien-être psychologique et l’accompagnement des diabétiques dans leur vie professionnelle. Ces comparaisons internationales montrent que la lutte contre le diabète ne se réduit pas à la sphère médicale : elle relève également d’une justice sociale et d’une responsabilité collective, pour que chaque individu puisse exercer pleinement ses droits fondamentaux.

Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. Dans de nombreux pays à ressources limitées, l’accès aux traitements reste insuffisant, le diagnostic et le suivi continu ne sont pas garantis pour tous, et la prise en charge psychologique demeure largement sous-évaluée. Les pistes d’action incluent le renforcement des politiques nationales de santé avec une approche “life-course”, la couverture universelle des soins incluant médicaments, dispositifs et soutien psychologique, ainsi que la sensibilisation et l’éducation pour réduire la stigmatisation. Le développement de programmes de pair-aidance et la mobilisation internationale sont également essentiels pour soutenir les pays confrontés à ces défis.

La Journée mondiale du diabète 2025 ne se limite donc pas à une campagne de sensibilisation. Elle rappelle que santé publique, bien-être et égalité des droits sont intrinsèquement liés. Garantir un accès universel aux soins et un environnement social favorable ne relève pas de l’inclusion en tant que privilège, mais d’un devoir de justice et d’égalité fondamentale. Cette journée constitue un appel à la responsabilité des États, des institutions et de la société civile pour faire du droit à la santé un principe concret et effectif, afin que chaque personne diabétique puisse vivre avec dignité, autonomie et sécurité à toutes les étapes de sa vie.

Celine Dou

Macron autorise la participation de toutes les entreprises israéliennes au salon Milipol Paris

Emmanuel Macron a décidé d’autoriser « l’ensemble des entreprises israéliennes qui le souhaitent » à participer au salon international de la sûreté et de la sécurité intérieure Milipol Paris, prévu du 18 au 21 novembre. L’annonce a été faite jeudi par l’Élysée, marquant un assouplissement notable par rapport aux restrictions imposées depuis 2024 aux industriels israéliens de l’armement dans plusieurs salons français.

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« Trump savait à propos des filles » : l’affaire Epstein encore relancée

Donald Trump « savait à propos des filles » dont abusait le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, et a même « passé plusieurs heures » avec l’une d’elles, affirment des emails du financier new-yorkais publiés mercredi, énième rebondissement d’un scandale qui met une nouvelle fois la Maison Blanche sur la défensive.(Source : AFP ).

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Dossier libyen : la date du procès en appel de Nicolas Sarkozy fixée

La Cour d’appel de Paris a annoncé, ce jeudi, que le procès en appel de l’ancien président Nicolas Sarkozy, dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007, se tiendra du 16 mars au 3 juin 2026.(Avec : AFP).

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L’écrivain Boualem Samsal Gracié : arrivé à Berlin, le président français Emmanuel Macron salue l’aide de l’Allemagne dont la diplomatie a joué un rôle essentielle dans sa libération

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis près d’un an en Algérie, a été gracié mercredi 12 novembre par le président Abdelmadjid Tebboune. Il est arrivé le soir même à Berlin, à bord d’un avion affrété par les autorités allemandes, pour y recevoir des soins médicaux. Cette libération met fin à une longue crise diplomatique entre Alger et Paris, et illustre le rôle décisif de la médiation allemande.

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Crash d’un avion-cargo militaire turc à la frontière entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie : 20 personnes à bord

Un avion-cargo militaire turc s’est écrasé ce mardi 11 novembre 2025 à la frontière entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan, selon un communiqué du ministère turc de la Défense relayé par l’AFP. L’appareil, qui effectuait un vol entre Bakou (Azerbaïdjan) et la Turquie, transportait 20 personnes, dont les membres de l’équipage.

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Mémoire sélective : quand Macron condamne les incorporations forcées allemandes et oublie celles de la France coloniale

Le 11 novembre 2025, lors des commémorations de l’Armistice, Emmanuel Macron a dévoilé aux Invalides une plaque en hommage aux Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande durant la deuxième guerre mondiale. Un geste présenté comme un « devoir de mémoire » et une reconnaissance du « crime » que représenta, selon lui, l’enrôlement forcé de ces citoyens français dans la Wehrmacht.
Mais derrière cet acte symbolique, une contradiction historique saute aux yeux : la France condamne aujourd’hui ce que l’Allemagne fit subir à ses ressortissants annexés, tout en continuant d’ignorer qu’elle a elle-même imposé la conscription à des millions d’hommes issus de son empire colonial, souvent dans les mêmes conditions de contrainte.

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Un hommage attendu… et politiquement utile

L’hommage rendu aux « Malgré-Nous » répond à une revendication ancienne. Ces Alsaciens et Mosellans, incorporés de force entre 1942 et 1945 après l’annexion de leur région par le IIIᵉ Reich, furent près de 130 000 à être enrôlés dans l’armée allemande. Beaucoup ne revinrent jamais : environ 40 000 périrent au front, souvent sur le front de l’Est, et plusieurs milliers disparurent en captivité soviétique.
Pendant des décennies, la République hésita à reconnaître leur drame, craignant d’ouvrir le débat sensible de la loyauté nationale. En 1981, une première plaque avait été inaugurée à Strasbourg, mais sans véritable reconnaissance d’État. Celle de 2025 parachève cette réhabilitation symbolique.

Ce geste présidentiel, s’il répond à une exigence morale, s’inscrit aussi dans une logique politique : célébrer l’unité nationale et refermer une plaie interne à la France métropolitaine. Or, c’est précisément cette focalisation sur la mémoire interne, au détriment des mémoires périphériques, qui interroge.

Quand la France imposait la guerre à ses colonies

Pendant que les Alsaciens subissaient la conscription allemande, des milliers d’Africains, de Malgaches, de Maghrébins, d’Indochinois et d’Antillais étaient, eux aussi, enrôlés sous le drapeau français souvent sans consentement réel.

Entre 1914 et 1918, près de 600 000 soldats coloniaux furent mobilisés pour défendre la France. Durant la deuxième guerre mondiale, plus de 500 000 autres furent à nouveau réquisitionnés. Derrière la propagande du « volontariat », la réalité était celle de quotas imposés, de pressions administratives, et parfois de rafles dans les villages.
Des administrateurs coloniaux forçaient des chefs traditionnels à livrer des jeunes hommes ; les refus étaient punis de sanctions collectives.

Beaucoup de ces soldats ne savaient même pas pourquoi ils partaient combattre, encore moins pour quelle patrie. Ils servaient un empire qui ne les considérait pas comme des citoyens à part entière, mais comme une main-d’œuvre mobilisable. Et leur courage, souvent héroïque, n’a jamais bénéficié d’une reconnaissance équitable.

Des “Malgré-Nous” coloniaux ignorés de la mémoire française

Le parallèle entre les « Malgré-Nous » alsaciens et les soldats coloniaux contraints s’impose de lui-même. Les uns comme les autres ont été incorporés sans véritable choix. Les uns furent contraints par le Reich, les autres par la République coloniale.
Mais la mémoire officielle française ne retient que les premiers comme victimes d’un « crime de guerre ». Les seconds restent prisonniers d’un silence politique et historique.

Le contraste est d’autant plus frappant que l’État français a reconnu depuis longtemps la souffrance des Alsaciens statut de victimes, hommages publics, réparations partielles tandis que les combattants coloniaux, eux, ont dû se battre pour obtenir des pensions dérisoires, parfois réduites par le fameux mécanisme de la « cristallisation » qui bloquait leurs soldes au niveau de 1960.

Le massacre de Thiaroye, en décembre 1944, illustre cette hypocrisie : des tirailleurs sénégalais démobilisés, réclamant simplement le paiement de leurs soldes, furent abattus par l’armée française sur le sol africain.
À ce jour, aucun président n’a osé qualifier cet acte de « crime de guerre ».

Une morale à géométrie variable

En saluant la mémoire des incorporés de force d’Alsace-Moselle, Emmanuel Macron a raison de rappeler que la guerre a pu transformer des Français en instruments d’un ennemi.
Mais l’exercice moral devient bancal lorsqu’il ignore que la France a usé des mêmes méthodes coercitives envers ses propres sujets coloniaux.

L’État français, prompt à condamner les crimes des autres, tarde encore à se regarder dans son propre miroir historique. Or, comme le rappelle l’historien Pascal Blanchard, « l’empire colonial a été l’un des plus puissants systèmes d’exploitation et de mobilisation forcée du XXᵉ siècle ».
Refuser de le reconnaître, c’est entretenir l’illusion d’une supériorité morale, alors que la mémoire nationale reste sélective, partiale et incomplète.

La vérité, condition de justice

Rétablir la cohérence historique suppose d’ouvrir les archives, d’assumer les faits et de donner aux combattants coloniaux ou à leurs descendants la place qu’ils méritent dans la mémoire nationale.
Cela passerait par une reconnaissance officielle du caractère coercitif de leur mobilisation, des réparations symboliques (plaques, journées du souvenir, intégration dans les programmes scolaires) et une réévaluation morale du rapport entre métropole et colonies.

La mémoire n’a de valeur que si elle est complète. On ne peut honorer les victimes d’un enrôlement forcé sans mentionner celles qu’on a soi-même contraintes à combattre pour un empire qui ne leur appartenait pas.

La France, en commémorant les Alsaciens incorporés de force, accomplit un acte de justice mémorielle attendu.
Mais tant qu’elle refusera d’appliquer la même grille morale à ses propres pratiques coloniales, sa parole demeurera incomplète.
L’histoire, elle, ne pardonne pas la mémoire sélective.
Et dans le silence des oubliés de l’empire, résonne encore cette question : à qui appartient le droit de dire qui fut victime, et qui ne le fut pas ?

Celine Dou

France : Les députés suppriment massivement le gel des pensions de retraite et des minima sociaux

L’Assemblée nationale a rejeté, mercredi 12 novembre, à une très large majorité, le projet de gel des pensions de retraite et des minima sociaux, une mesure budgétaire jugée explosive par nombre de parlementaires. Le gouvernement, déjà affaibli sur ce dossier, avait lui-même ouvert la porte à un retrait partiel de cette disposition controversée.

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La Russie se dit prête à reprendre les négociations avec l’Ukraine à Istanbul

La Russie est prête à reprendre les négociations de paix avec l’Ukraine à Istanbul, a déclaré mercredi un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Alexeï Polishchuk, cité par l’agence Tass.(Source : Reuters).

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EUA : Donald Trump signe un projet de loi mettant fin au shutdown

Après 43 jours de blocage budgétaire, un record aux États-Unis, le Congrès a finalement adopté mercredi soir une loi mettant fin au shutdown. Le président Donald Trump l’a promulguée dans la foulée.(Avec : AFP).

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