Le premier des trois concerts français de Beyoncé, dans le cadre de son « Cowboy Carter Tour 2025 », s’est tenu hier au Stade de France. Pourtant, l’événement n’a pas affiché complet, malgré l’immense popularité de l’artiste états-unienne et une demande initiale forte. Une situation paradoxale qui illustre un phénomène désormais bien identifié autour des grandes tournées internationales : le développement d’un juteux business local dont la spéculation finit parfois par desservir l’artiste lui-même.
Lire la suite Musique – tournée française de Beyoncé : quand le « business parallèle » des commerçants freine le succès populaireArchives pour la catégorie Culture
Royaume-Uni : le rappeur nord-irlandais Mo Chara poursuivi pour soutien présumé au Hezbollah
Le rappeur nord-irlandais Liam Óg Ó hAnnaidh, plus connu sous le nom de scène Mo Chara, membre du groupe de hip-hop militant Kneecap, a comparu ce mercredi 18 juin devant le tribunal de Westminster à Londres. Il est poursuivi pour avoir, selon l’accusation, manifesté un soutien public à une organisation classée terroriste au Royaume-Uni : le Hezbollah.
L’affaire trouve son origine dans un concert donné par le groupe le 21 novembre 2024 à Londres. Lors de la prestation, Mo Chara aurait agité un drapeau du Hezbollah et scandé des slogans évoquant le Hezbollah et le Hamas. Ces faits, enregistrés sur des vidéos ultérieurement diffusées, ont conduit la police britannique à ouvrir une enquête en avril dernier.
Depuis 2019, le Hezbollah figure sur la liste officielle des organisations terroristes au Royaume-Uni. La législation antiterroriste britannique interdit toute démonstration publique de soutien à de telles organisations. L’accusation repose sur les dispositions du Terrorism Act 2000, particulièrement strict en matière de signalements et de manifestations de sympathie envers des groupes proscrits.
Lors de cette première comparution, Mo Chara a été libéré sous caution sans condition. La prochaine audience a été fixée au 20 août 2025. D’ici là, la défense entend soulever des arguments juridiques portant notamment sur la recevabilité des poursuites, évoquant un éventuel dépassement du délai légal de six mois applicable à certains chefs d’accusation.
En marge de l’audience, plusieurs centaines de sympathisants se sont rassemblés devant le tribunal londonien, agitant drapeaux irlandais et palestiniens. Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, mais a mis en lumière l’intérêt que suscite cette affaire au-delà des cercles judiciaires, sur fond de débats politiques et culturels.
Formé en 2017, Kneecap s’est fait connaître pour ses textes mêlant anglais et gaélique, ainsi que pour ses prises de position politiques affirmées en faveur de la réunification de l’Irlande et d’un soutien revendiqué à la cause palestinienne.
Le groupe conteste toute intention de soutenir des organisations terroristes. Selon les déclarations de ses membres, le drapeau du Hezbollah aurait été lancé sur scène par un spectateur et certains slogans auraient été sortis de leur contexte. Mo Chara et ses collègues ont toutefois présenté des excuses publiques à des familles de victimes d’attentats politiques au Royaume-Uni, tout en critiquant ce qu’ils qualifient de traitement médiatique partial.
Interrogé sur l’affaire, le Taoiseach (Premier ministre) irlandais Micheál Martin a rappelé que toute expression de soutien au Hezbollah est inacceptable, en référence notamment à des précédents historiques impliquant l’organisation au Liban. Toutefois, le gouvernement irlandais n’a pas souhaité commenter le fond du dossier en cours d’instruction.
Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire soulève des interrogations plus larges sur les limites de la liberté d’expression artistique face aux exigences sécuritaires. Dans plusieurs pays européens, et notamment au Royaume-Uni, les prises de parole publiques sur des conflits sensibles comme celui du Proche-Orient font l’objet d’une vigilance accrue, sur fond de tensions internationales.
Le procès prévu en août devrait permettre de clarifier l’appréciation des faits au regard de la loi, tout en ravivant le débat plus global sur l’équilibre entre lutte contre le terrorisme et protection des libertés publiques dans les sociétés démocratiques.
Nota rédactionnel : conformément à sa ligne éditoriale, La Boussole – infos présente les faits avec rigueur, contextualisation et impartialité, sans commenter les procédures judiciaires en cours.
Hommage ou simulacre ? Disney reprogramme la mémoire de Walt, sa petite-fille s’indigne
Pour célébrer les 70 ans de Disneyland, la Walt Disney Company prépare une attraction inédite : un robot animatronique grandeur nature de Walt Disney, capable de parler et d’interagir avec le public. Ce projet ambitieux suscite une vive controverse, notamment au sein même de la famille Disney. Joanna Miller, petite-fille du créateur, dénonce une « déshumanisation » et une « instrumentalisation » de la mémoire de son grand-père, rappelant que la mémoire d’un homme ne saurait être réduite à un simple automate.
En juillet 2025, le parc Disneyland d’Anaheim, Californie, dévoilera une figure animée de Walt Disney, conçue pour reproduire ses expressions, sa voix et ses gestes. Présentée comme un hommage à la légende fondatrice, cette initiative technologique repose sur une intelligence artificielle avancée et un savoir-faire de pointe dans le domaine des animatroniques.
Pour la multinationale, il s’agit de transmettre l’héritage de Walt Disney aux nouvelles générations par un moyen innovant, mêlant spectacle et pédagogie. Mais cette démarche soulève des questions éthiques profondes, alimentées par l’opposition de Joanna Miller, qui s’est publiquement élevée contre ce qu’elle perçoit comme une usurpation.
Dans un message relayé sur les réseaux sociaux, Joanna Miller s’est dite bouleversée par la représentation robotique de son grand-père. Invitée à découvrir l’animatronique en avant-première, elle confie : « Ce n’est pas lui, c’est une coquille vide. Walt n’a jamais voulu être figé ainsi. » Elle souligne que la volonté intime de Walt Disney, selon les témoignages familiaux, était de ne pas laisser d’image posthume figée et artificielle.
Cette position contraste avec celle d’autres membres de la famille, qui soutiennent le projet et y voient un moyen de faire vivre la mémoire de Walt Disney auprès du public, dans un format adapté à notre époque. Ce désaccord met en lumière une fracture plus large : faut-il privilégier une mémoire incarnée, fragile et humaine, ou une mémoire scénarisée, numérisée et accessible ?
Au-delà du cas Disney, ce projet s’inscrit dans une tendance globale des industries culturelles, en particulier aux États-Unis d’Amérique, à recréer numériquement des figures historiques et artistiques disparues. Hologrammes de chanteurs, clones vocaux par intelligence artificielle, avatars digitaux dans des films : les possibilités technologiques de « ressusciter » les icônes sont aujourd’hui à portée de main.
Cette évolution soulève de nombreuses interrogations. Peut-on réellement capturer l’essence d’un être humain à travers une simulation ? Quel est le respect dû à la mémoire et à la volonté des défunts ? Et surtout, la mémoire ainsi médiatisée ne risque-t-elle pas de devenir un produit calibré, édulcoré, destiné avant tout à divertir et à générer du profit ?
L’animatronique de Walt Disney, qui sera installé dans le Main Street Opera House, illustre cette marchandisation de la mémoire. Derrière l’hommage se cache une stratégie commerciale qui vise à renforcer le lien affectif entre la marque Disney et ses visiteurs, tout en exploitant une nostalgie lucrative.
Joanna Miller alerte contre ce qu’elle considère comme une appropriation industrielle de la mémoire familiale, une mémoire qui devrait, selon elle, rester un lieu d’intimité et de respect, non un spectacle figé et commercialisé.
La controverse suscitée par le robot Walt Disney est bien plus qu’un simple différend familial. Elle interroge la place de la technologie dans la transmission de la mémoire, dans un monde où le numérique prétend aujourd’hui « faire revivre » les morts. Joanna Miller rappelle à juste titre que la mémoire humaine ne se réduit pas à une reproduction mécanique : elle est faite d’émotions, d’ombres et de silences. Face à l’essor des simulacres numériques, ce rappel devient un enjeu culturel majeur pour notre époque.
Deux fusillades en deux jours dans un camp de migrants à l’ouest de Dunkerque
Moins de vingt-quatre heures après des tirs meurtriers à Loon-Plage, dans le département du Nord, de nouveaux coups de feu ont fait au moins un mort dimanche 15 juin selon les médias locaux.
Lire la suite Deux fusillades en deux jours dans un camp de migrants à l’ouest de DunkerqueBrian Wilson s’est éteint à 82 ans : un artisan de la beauté musicale mondiale
Brian Wilson, membre fondateur du groupe états-unien The Beach Boys, est décédé le 11 juin 2025 à l’âge de 82 ans. Il était l’une des figures majeures de la musique populaire du XXe siècle. Compositeur, arrangeur, producteur, il a marqué son époque par un sens mélodique rare et une quête d’harmonie qui résonne bien au-delà des frontières des États-Unis d’Amérique.
Dans les années 1960, Wilson façonne avec ses frères et amis ce qui deviendra le California sound, un style musical mêlant harmonies vocales riches, orchestrations subtiles et images idéalisées de la jeunesse. Derrière les succès tels que Surfin’ U.S.A., I Get Around ou California Girls, se dessine une vision du monde à la fois joyeuse et mélancolique.
Ce contraste s’approfondira dans son œuvre la plus saluée : Pet Sounds (1966). Cet album, aujourd’hui considéré comme l’un des plus influents de l’histoire de la musique, fut salué notamment par les Beatles, qui y virent une source d’inspiration directe pour leur propre travail.
Au fil des ans, Brian Wilson s’est aussi distingué par sa profonde sensibilité artistique, parfois difficile à concilier avec les exigences de l’industrie musicale. Il a connu des épisodes de repli, liés à des troubles psychiques avec lesquels il a vécu pendant de longues années, notamment un diagnostic de schizo-affectivité. Malgré ces épreuves, il n’a jamais cessé d’inspirer des générations de musiciens.
Après la disparition de son épouse Melinda Ledbetter en 2024, son état de santé s’était fragilisé. Une mesure de protection juridique avait été mise en place pour garantir son bien-être au quotidien. Sa famille a confirmé son décès dans un message sobre et émouvant.
L’influence de Brian Wilson dépasse largement la scène états-unienne. Ses compositions ont nourri le travail de nombreux artistes à travers le monde, et son approche de la production sonore continue d’être étudiée dans les écoles de musique.
Dans un monde où la musique est souvent soumise à l’instantanéité, l’œuvre de Wilson rappelle l’importance du travail en profondeur, du soin porté au détail, et de l’émotion sincère. Elle résonne aujourd’hui encore auprès d’auditeurs de toutes générations.
Brian Wilson ne fut pas seulement une icône d’une époque. Il incarne une manière de faire de la musique qui allie exigence technique, intuition artistique et goût du risque. Sa voix s’est tue, mais sa musique continue d’habiter les mémoires collectives.
Sly Stone est mort : le funk perd l’un de ses architectes les plus radicaux
Le 9 juin 2025, Sylvester Stewart alias Sly Stone s’est éteint à Los Angeles à l’âge de 82 ans. Derrière les paillettes psychédéliques et les grooves effervescents, ce pionnier états-unien du funk laisse une empreinte culturelle et politique d’une rare densité.
Il fut l’un des artistes les plus novateurs du XXe siècle. Fondateur du groupe Sly and the Family Stone, Sly Stone a profondément transformé le paysage musical mondial, au croisement du funk, de la soul, du rock et de la contre-culture. Le musicien est décédé des suites d’une maladie pulmonaire chronique, entouré de ses proches. Si la nouvelle de son décès bouleverse la scène musicale mondiale, elle offre aussi une occasion de revisiter un legs artistique qui déborde largement du champ du divertissement.
Né au Texas en 1943 et élevé en Californie dans une famille religieuse, Sly Stone se forme très tôt à la musique gospel. Multi-instrumentiste surdoué, il devient producteur et animateur radio avant de fonder, en 1966, un groupe qui ne ressemble à aucun autre : Sly and the Family Stone. Un collectif mixte, tant sur le plan racial que genré fait rare, voire révolutionnaire à l’époque, où Noirs et Blancs, hommes et femmes, partagent la scène et la création. Le choix est hautement politique, en plein contexte de luttes pour les droits civiques aux États-Unis d’Amérique.
À travers des titres comme Everyday People, Family Affair ou Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin), le groupe impose une esthétique nouvelle. Le groove est tendu, syncopé, électrisant. Le message est clair : la musique est un vecteur de transformation sociale. Si James Brown a codifié le funk, Sly Stone en a démultiplié les possibilités harmoniques, narratives et spirituelles. Le genre devient un moyen de résistance, d’affirmation identitaire et d’utopie collective.
Au tournant des années 1970, le succès du groupe est fulgurant. There’s a Riot Goin’ On (1971) marque un virage plus sombre, lucide sur la désillusion post-hippie et la violence raciale persistante. L’album anticipe, par son ton grave et son tempo ralenti, l’émergence d’un funk introspectif, quasi crépusculaire. Prince, George Clinton, D’Angelo, Dr. Dre ou encore Public Enemy y puiseront une large part de leur inspiration.
Mais la trajectoire personnelle de Sly Stone bascule. Reclus, en proie à des addictions, il sombre progressivement dans l’oubli. Des décennies durant, l’architecte du funk moderne disparaît de la scène, au point de devenir une figure quasi mythique, entre errance et culte underground. Ce n’est qu’en 2023 qu’il refait surface avec la parution de ses mémoires, Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin), saluées pour leur sincérité et leur intelligence narrative. Le documentaire Sly Lives!, produit par Questlove, en a récemment ravivé l’éclat.
Le décès de Sly Stone suscite une vague d’hommages à travers le monde. Au-delà de la nostalgie, c’est une œuvre profondément actuelle que redécouvre le public. L’insistance sur l’unité dans la diversité, la critique des hiérarchies raciales, la valorisation des identités collectives et hybrides, autant de thèmes qui résonnent fortement avec les débats contemporains.
Dans un contexte international marqué par la montée des crispations identitaires et les fractures sociales, la musique de Sly Stone apparaît comme un antidote. Son funk ne prônait pas le repli, mais la fusion. Sa vision, à la fois exigeante et joyeuse, s’adressait à une humanité plurielle.
Sly Stone ne fut jamais un simple amuseur. Il fut un expérimentateur, un passeur, un prophète musical. Son influence traverse les frontières culturelles et géographiques, bien au-delà des États-Unis d’Amérique. Elle rappelle que la musique peut servir à autre chose qu’au divertissement : elle peut inventer des futurs désirables.
En 2025, dans un monde où la quête de sens se confronte à des mutations accélérées, cette disparition n’est pas une fin. C’est un rappel. Celui que certaines œuvres, et certains artistes, continuent à vivre dans la mémoire collective comme autant de repères dans la tempête.
Malia Obama devient Malia Ann : identité choisie, héritage assumé ?
En décidant de signer ses projets artistiques sous le nom de Malia Ann, la fille aînée de l’ancien président des États-Unis d’Amérique Barack Obama s’extrait volontairement, mais discrètement, de l’ombre de l’un des patronymes les plus puissants de la planète. Ce choix, présenté comme artistique, a pourtant toutes les apparences d’un acte profondément politique. Il raconte quelque chose de plus vaste : une époque où les enfants d’icônes mondiales cherchent à se réinventer dans un monde qu’ils n’ont pas choisi, mais dont ils héritent avec tout le poids symbolique que cela implique.
C’est au festival de Deauville en septembre 2024 que le grand public découvre officiellement Malia Ann, réalisatrice d’un court-métrage intime et poétique intitulé The Heart, récompensé par le prix « Young Spirit ». Mais c’est à Sundance, quelques mois plus tôt, que cette mue identitaire s’opère. En signant ses œuvres de son deuxième prénom « Ann », hérité de sa grand-mère maternelle, Malia Obama trace une ligne de démarcation. Non pas une rupture violente, mais une volonté de se définir autrement.
La démarche n’a rien d’un simple caprice de célébrité. Elle traduit un besoin fondamental d’émancipation : celui de ne pas être assignée à un rôle d’héritière éternelle, ou de figure secondaire dans le récit politique d’un père devenu mythe. Dans une Amérique où les noms résonnent comme des slogans, se rebaptiser, c’est revendiquer le droit de se nommer soi-même.
Michelle Obama, interrogée lors d’un podcast récemment, a salué la décision de sa fille comme une marque de « conscience personnelle » et « d’authenticité ». « Elle veut que ses idées soient jugées sur leur valeur, pas sur son nom de famille », a-t-elle confié. Barack Obama, lui, a rapporté une anecdote éclairante : lorsqu’il dit à sa fille que les gens sauront de toute façon qui elle est, celle-ci lui aurait répondu : « Je veux qu’ils découvrent le film avant de me reconnaître. »
Cette quête d’invisibilité volontaire pourrait paraître paradoxale, venant d’une jeune femme qui a grandi sous les projecteurs. Mais c’est précisément pour cela que sa démarche est saluée comme lucide. Elle n’efface pas son origine ; elle en redéfinit le sens.
Le cas de Malia Obama ne saurait être réduit à une anecdote familiale. Il illustre les nouvelles modalités de transmission symbolique dans les démocraties occidentales : le pouvoir se perpétue désormais non seulement par les urnes, mais aussi par l’image, la culture, la narration.
En devenant Malia Ann, la jeune femme ne fuit pas le politique elle le reformule. Elle quitte les sphères institutionnelles pour investir le champ de la création, de l’émotion, de l’intime. Et ce faisant, elle perpétue, malgré elle peut-être, un certain soft power états-unien : celui qui passe désormais par les séries, les films indépendants, les récits personnels universalisables. L’héritière de l’homme le plus puissant du monde ne devient pas présidente ; elle devient conteuse.
La démarche de Malia Obama rejoint celle d’une génération qui refuse l’assignation. Dans les milieux de la culture comme dans ceux du militantisme, nombre de jeunes héritiers de dynasties politiques ou économiques cherchent à se redéfinir hors de la ligne officielle. Certains empruntent des pseudonymes, d’autres se font discrets, d’autres encore contestent l’héritage parental ouvertement.
Mais tous ont en commun un malaise face à une société où les noms sont devenus des marques, et où les marques écrasent les individus. Le changement de nom de Malia Ann est donc aussi une critique silencieuse de la société du spectacle politique. Elle refuse que son nom devienne une étiquette, une caution, ou une vitrine.
Reste la question : peut-on vraiment échapper à un nom comme « Obama » ? Dans un monde hyperconnecté, où l’identité numérique précède souvent la personne, le choix de Malia Ann semble avant tout symbolique. Car les spectateurs savent. Les médias rappellent. Les cercles de production restent conscients de qui elle est.
Mais ce n’est peut-être pas un échec. Le simple fait d’avoir posé ce geste, d’avoir dit « je veux exister autrement », est déjà un acte fondateur. Un refus de l’évidence. Un signal d’indépendance.
En choisissant de devenir Malia Ann, la fille de Barack et Michelle Obama n’efface pas son passé ; elle écrit un présent différent. Un présent où l’héritage n’est pas un destin. Un présent où l’on peut naître dans un palais présidentiel et décider de raconter des histoires dans l’ombre d’un projecteur, plutôt qu’à la tribune d’un congrès.
Et si c’était cela, désormais, le vrai pouvoir : celui de se réécrire ?
Cinéma : Tom Cruise décroche un nouveau « Guinness World Record » grâce à une cascade extrême dans « Mission: Impossible 8 »
Tom Cruise, icône du cinéma d’action hollywoodien, a récemment signé une performance hors norme qui lui vaut une nouvelle entrée au Guinness World Records. Lors du tournage du très attendu Mission: Impossible 8, l’acteur a réalisé une chute libre en wingsuit depuis un avion à plus de 7 600 mètres d’altitude, sans doublure ni recours à des effets spéciaux numériques. Cette cascade spectaculaire souligne une fois de plus l’engagement personnel de Cruise à repousser les limites physiques pour garantir un réalisme saisissant dans ses films.
Lire la suite Cinéma : Tom Cruise décroche un nouveau « Guinness World Record » grâce à une cascade extrême dans « Mission: Impossible 8 »Le journaliste et écrivain Philippe Labro est mort à l’âge de 88 ans
La radio RTL annonce, mercredi 4 juin, le décès de celui qui a été l’un de ses dirigeants historiques. Né le 27 août 1936 à Montauban, l’écrivain Philippe Labro meurt à l’âge de 88 ans d’un cancer selon Paris Match.( Avec : AFP).
Fils d’un conseiller juridique, Philippe Labro est le troisième de quatre enfants. Après son bac, il part à l’âge de 18 ans aux États-Unis, où il intègre une université en Virginie. Il en gardera une passion pour ce pays, qui nourrira ses écrits et ses films.
De retour en France, il commence sa carrière comme reporter à Europe 1 (1957), grand reporter à Marie-France (1958-59), puis à France-Soir à partir de 1959. Il est parallèlement collaborateur du magazine télévisé « Cinq colonnes à la Une » (1960-64).
Producteur pour la deuxième chaîne (1964-68), puis journaliste indépendant de 1968 à 1976, il entre alors à RTL, où il devient rédacteur en chef et présentateur du journal de 13 heures. Il est également présentateur du journal de la mi-journée d’Antenne 2 en 1981-82. Il devient ensuite patron de radio. En 1985, il est nommé directeur général des programmes de RTL, puis vice-président en 1992, vice-président directeur général d’Ediradio-RTL en 1996 et vice-président du conseil d’administration en 2000.
Il traverse une dépression au tournant des années 2000, qu’il racontera dans son livre « Tomber sept fois, se relever huit » (2003).
Un homme audacieux
Après quinze ans à la tête de RTL, il quitte la station et présente sur France 3 « Ombre et lumière » et « Légende », deux émissions de portraits de personnalités. Il lance ensuite en 2005, avec Vincent Bolloré, la chaîne Direct 8, devenue C8. Il y a présenté jusqu’à la fin de l’antenne en mars 2025 « L’Essentiel », une émission culturelle.
Parallèlement à son travail de journaliste, Philippe Labro a mené une carrière prolifique d’écrivain. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres. Après « Un Américain peu tranquille » (1959) et « Des Feux mal éteints » (1967), un roman autobiographique remarqué sur la guerre d’Algérie, il publie « L’Étudiant étranger » qui remporte un grand succès commercial et obtient le prix Interallié 1986. Il y raconte le choc de sa découverte de l’Amérique, mêlant fiction et souvenirs.
La réussite se répètera notamment avec « Quinze ans » (1992), récit d’un garçon qui grandit dans le Paris des années 1950, puis avec « Un début à Paris » (1994) qui raconte son apprentissage de journaliste. Suivront « La Traversée » (1996), « Manuella » (1999) ou encore « Franz et Clara » (2006) et « 7.500 signes » (2010).
« C’est parce que le strict exercice du journalisme ne me suffisait pas que, très tôt, je me suis aventuré sur le chemin du roman », dit-il dans « 7.500 signes », qui rassemble des articles qu’il a écrits. Il a exploré aussi d’autres formes de récit. À la fin des années 1960, il se lance dans le cinéma et réalise sept longs-métrages, inspirés par le polar à l’américaine. Parmi eux, « Tout peut arriver » (1969), « Sans mobile apparent » (1971), « L’Héritier » (1972), « La Crime » (1983) ou « Rive droite, rive gauche » (1984).
Marié à la journaliste Françoise Labro et père de quatre enfants, il a aussi été parolier de chansons, notamment pour Johnny Hallyday (« Oh ! Ma jolie Sarah », « Mon Amérique à moi »), à qui il avait rendu un vibrant hommage lors de ses obsèques.
Une émotion particulière pour RTL
« C’est une immense figure de RTL qui disparaît et notre maison, ce matin, est traversée par une très grande émotion », a déclaré à l’antenne Hervé Beroud, directeur de l’information du groupe M6-RTL.
« Philippe Labro a été pendant quinze ans consécutifs le patron de RTL aux côtés de Jacques Rigaud. Il en a été le directeur des programmes – c’était un homme de programmes, de contenus avant tout – et il en a été aussi le vice-président aux côtés de Jacques Rigaud », a-t-il précisé, saluant les « grandes années » de RTL entre 1985 et 2000, pendant lesquelles cet homme de médias a « porté » la radio.
Guillermo del Toro revisite Frankenstein : quand Netflix se substitue aux salles obscures
En 2025, une œuvre cinématographique majeure n’entrera pas par la grande porte des cinémas, mais par les couloirs dématérialisés de Netflix. Il s’agit de « Frankenstein », nouvelle adaptation du classique de Mary Shelley, mise en scène par l’un des maîtres contemporains du fantastique, le réalisateur mexicano-états-unien Guillermo del Toro.
Lire la suite Guillermo del Toro revisite Frankenstein : quand Netflix se substitue aux salles obscures