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Éclipse totale du Soleil : où et comment voir le 12 août la Lune effacer le Soleil, de la Sibérie à l’Espagne

Demain, mercredi 12 août, le jour changera de visage dans une partie du monde. La Lune passera devant le Soleil et son ombre traversera le nord de la Russie, le Groenland, l’Islande et l’Europe du Sud-Ouest. Sur cette trajectoire étroite, le Soleil disparaîtra entièrement pendant quelques minutes. Ailleurs, notamment dans une grande partie de l’Europe et du nord-ouest de l’Afrique, l’éclipse sera seulement partielle.

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Cette éclipse totale est l’un des grands rendez-vous astronomiques de 2026. Elle commencera sa traversée terrestre dans le nord de la Russie avant de gagner l’Arctique, le Groenland, l’Islande, l’Atlantique Nord, puis l’Espagne et une petite partie du Portugal. Le maximum de totalité atteindra environ 2 minutes et 18 secondes. Pour les observateurs, tout se jouera pourtant à quelques dizaines de kilomètres près : être dans la bande de totalité ou juste à côté ne donne pas du tout le même spectacle.

De la Sibérie à l’Espagne, une ombre en mouvement

Une éclipse totale de Soleil se produit lorsque la Lune se place exactement entre la Terre et le Soleil et masque complètement le disque solaire. Son ombre, projetée sur la surface terrestre, forme alors une bande dans laquelle les observateurs voient le Soleil disparaître.

C’est cette ombre qui parcourra demain une partie de l’hémisphère Nord. Elle atteindra d’abord le nord de la Russie, puis traversera les régions arctiques avant de passer par le Groenland et l’Islande. Après un long parcours au-dessus de l’Atlantique Nord, elle atteindra l’Europe : la totalité sera visible dans le nord de l’Espagne ainsi que dans une petite partie du nord-est du Portugal.

Le reste de l’Europe ne sera pas exclu du spectacle. Mais il faudra parler d’éclipse partielle, et non d’éclipse totale. La France métropolitaine, notamment, verra la Lune recouvrir une très grande partie du Soleil, avec une occultation pouvant atteindre près de 99 % dans certaines zones de l’ouest et du sud.

Cette différence est loin d’être secondaire. À 99 %, le Soleil reste le Soleil. À 100 %, le disque lumineux disparaît et la couronne solaire devient visible. C’est ce bref passage qui transforme une éclipse spectaculaire en véritable nuit en plein jour.

En France, un Soleil presque effacé, mais pas disparu

En France métropolitaine, le phénomène commencera aux alentours de 19 h 20 et atteindra son maximum vers 20 h 20, avec des variations selon les lieux. Dans l’ouest et le sud du pays, l’occultation sera particulièrement importante. Le coucher du Soleil accentuera encore l’impression de pénombre.

Mais même lorsque 99 % du disque solaire est masqué, le dernier pour cent demeure suffisamment lumineux pour présenter un danger pour les yeux.

C’est l’une des erreurs que les astronomes veulent précisément éviter : une éclipse « presque totale » n’autorise pas l’observation à l’œil nu. Pour les personnes qui se trouvent hors de la bande de totalité, la protection doit rester en place pendant toute la phase où le Soleil n’est pas complètement masqué.

Ce que verront ceux qui seront dans la totalité

Pour ceux qui auront choisi l’Islande ou le nord de l’Espagne, l’expérience sera tout autre.

À mesure que la Lune avancera devant le Soleil, la lumière diminuera. Puis, lorsque le dernier fragment du disque solaire disparaîtra, l’obscurité gagnera brutalement le paysage. La température peut baisser et l’atmosphère prendre, pendant quelques instants, une apparence inhabituelle.

Surtout, la couronne solaire deviendra visible. Cette enveloppe extérieure de l’atmosphère du Soleil est normalement noyée dans l’éclat du disque solaire. La totalité permet de l’observer directement pendant quelques minutes.

C’est aussi la raison pour laquelle des astronomes se déplacent parfois à l’autre bout du monde pour quelques instants de spectacle : la fenêtre d’observation est courte, mais elle offre des conditions qu’aucun ciel ordinaire ne permet de reproduire.

Pourquoi certains astronomes prendront l’avion

L’éclipse donnera même lieu à une observation depuis les airs.

La compagnie espagnole Iberia a prévu un vol spécial destiné à permettre à des scientifiques et à des passagers d’observer le phénomène au-dessus des nuages. L’appareil doit atteindre une altitude de plusieurs milliers de mètres afin de limiter le risque que la couverture nuageuse masque le spectacle. Une retransmission en direct est également prévue grâce à la connexion Starlink installée à bord.

Le choix n’a rien d’anecdotique. Pour un observateur au sol, quelques nuages peuvent suffire à faire disparaître plusieurs années de préparation en quelques secondes. Depuis un avion, les scientifiques espèrent disposer d’un ciel dégagé et d’un point d’observation favorable pour étudier notamment la couronne solaire.

Cette course aux meilleures conditions rappelle une chose : une éclipse totale est un phénomène précis, bref et géographiquement limité. On ne peut pas simplement attendre qu’elle apparaisse partout de la même manière.

Comment regarder l’éclipse sans se blesser

La première règle est simple : ne jamais regarder directement le Soleil sans protection adaptée pendant les phases partielles.

Des lunettes de soleil ordinaires ne protègent pas suffisamment les yeux. Il faut utiliser des lunettes spécialement conçues pour l’observation solaire et conformes aux normes de sécurité recommandées.

Les jumelles, télescopes, longues-vues et appareils photographiques ne doivent pas non plus être utilisés pour regarder le Soleil sans filtre solaire adapté. Le gouvernement français recommande notamment l’utilisation d’un filtre spécifique pour les instruments optiques et rappelle de ne pas retirer les lunettes de protection pour photographier le phénomène.

Une règle particulière concerne uniquement la totalité complète. Lorsqu’un observateur se trouve réellement dans la bande de totalité et que la Lune masque entièrement le Soleil, il peut retirer ses lunettes pendant ces quelques instants pour observer la couronne solaire.

Mais dès que la moindre partie brillante du Soleil réapparaît, les lunettes doivent être remises immédiatement.

Cette précaution ne concerne pas les régions où l’éclipse reste partielle. Là, le Soleil ne doit jamais être regardé directement sans protection.

Le carton percé peut devenir un instrument

Il est toutefois possible de profiter du phénomène sans regarder le Soleil.

Le principe du sténopé permet de projeter indirectement l’image du Soleil sur une surface. Un petit trou dans un carton suffit : en plaçant une feuille blanche à quelques dizaines de centimètres derrière, on obtient une petite image circulaire du Soleil. Au fil de l’éclipse, cette image prend la forme du croissant solaire.

L’expérience peut être réalisée simplement, notamment avec des enfants. Elle permet de suivre la progression de l’éclipse sans fixer l’astre.

Une consigne demeure indispensable : le petit trou sert à projeter l’image du Soleil, pas à regarder à travers lui.

Le 12 août, le ciel offrira d’autres rendez-vous

L’éclipse ne sera pas le seul phénomène céleste intéressant de cette période.

Dans le ciel matinal, plusieurs planètes apparaîtront autour de l’écliptique : Jupiter, Mercure, Mars, Uranus, Saturne et Neptune. Leur regroupement est parfois présenté comme un « alignement de six planètes », mais il ne faut pas imaginer six astres disposés sur une ligne parfaitement droite. Certaines seront faciles à repérer, tandis que d’autres demanderont des instruments.

La nuit offrira également les Perséides, dont le maximum intervient autour de cette période. Ces étoiles filantes seront toutefois à observer durant la nuit, tandis que les planètes seront recherchées avant l’aube. L’éclipse solaire, elle, se déroulera à un tout autre moment.

Il ne s’agit donc pas d’un seul spectacle réunissant simultanément tous ces phénomènes, mais d’une succession de rendez-vous astronomiques autour d’une même date.

Une journée à préparer, pas seulement à regarder

Le 12 août sera ainsi différent selon l’endroit où l’on se trouvera.

En Islande, au Groenland, dans le nord de l’Espagne ou dans les autres secteurs placés sur la trajectoire de l’ombre, certains observateurs verront le Soleil disparaître complètement. Dans une grande partie de l’Europe, dont la France, le disque solaire restera visible, parfois sous la forme d’un mince croissant.

La différence tient à la géométrie entre la Terre, la Lune et le Soleil. Elle explique aussi pourquoi des passionnés se déplacent parfois très loin pour quelques minutes de totalité.

Demain, l’ombre de la Lune parcourra donc une partie du globe à une vitesse considérable. Pour ceux qui auront choisi le bon endroit et bénéficié d’un ciel dégagé, le jour laissera momentanément place à l’obscurité. Pour les autres, le Soleil apparaîtra simplement amputé d’une large partie de son disque.

Dans les deux cas, le spectacle mérite d’être observé. Mais il mérite surtout de l’être avec les bons équipements, au bon endroit et au bon moment.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Cannes, entre paillettes et hypocrisie climatique : les jets privés des vedettes suscitent l’indignation

Le Festival de Cannes s’est refermé sur son tapis rouge, ses récompenses et ses controverses. Parmi celles-ci, une indignation persistante : le recours massif aux jets privés et yachts de luxe par certaines figures médiatiques, en contradiction flagrante avec leurs discours publics sur la justice climatique.

La 78e édition du Festival de Cannes a, comme chaque année, attiré son lot de célébrités, de créateurs, de financiers et de figures du monde du divertissement. Mais cette fois, le faste habituel a laissé place à une colère froide dans certains cercles de la société civile et chez de nombreux citoyens : la manière dont les invités les plus médiatisés sont arrivés à Cannes en jet privé pour les uns, en yacht de 127 mètres pour d’autres suscite une vague d’indignation.

Parmi les cas les plus commentés : Lauren Sánchez, fiancée du milliardaire états-unien Jeff Bezos, a accosté en Méditerranée à bord du Koru, le yacht personnel du fondateur d’Amazon, pour recevoir un prix célébrant son « engagement pour la justice climatique ». Ce geste, à lui seul, a cristallisé une contradiction de plus en plus insupportable aux yeux de l’opinion : comment dénoncer l’inaction écologique tout en incarnant, dans les faits, un modèle de consommation ultracarbonée ?

Le phénomène n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, de nombreuses personnalités engagées dans la cause environnementale continuent d’user de moyens de transport extrêmement polluants pour se rendre à des événements où elles appellent à la sobriété. Mais cette édition du festival semble avoir marqué un tournant dans la perception publique.

Selon des données compilées par plusieurs ONG environnementales, plusieurs dizaines de jets privés ont atterri à l’aéroport de Nice pendant la durée du festival. À cela s’ajoutent les nombreuses traversées en hélicoptère et en yacht autant de symboles d’une déconnexion croissante entre certaines élites culturelles et les contraintes climatiques vécues par la majorité des populations.

Au-delà de la seule question environnementale, cette polémique renvoie à un débat plus vaste : celui de la cohérence entre les discours moraux et les pratiques sociales des classes dirigeantes ou influentes. Ce décalage n’est pas propre à Cannes, ni au monde du cinéma, mais s’inscrit dans une dynamique plus globale, où les appels à « changer le monde » cohabitent avec des modes de vie ostentatoires et énergivores.

Pour certains observateurs, ce double langage alimente un clivage de crédibilité, minant la portée des plaidoyers pour la transition écologique. À mesure que les populations du Sud global y compris en Afrique subissent de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique, le spectacle des privilèges occidentaux en haute définition devient de plus en plus difficile à tolérer.

Cette controverse révèle aussi l’échec partiel de ce que l’on pourrait appeler la « diplomatie culturelle verte » : l’idée que l’art, le cinéma ou la musique pourraient être des vecteurs de transformation sociale tout en s’extirpant des logiques d’opulence. Or, sans exemplarité dans les pratiques, les messages portés par ces sphères sont fragilisés, voire disqualifiés.

La question dépasse donc le simple cadre du Festival de Cannes. Elle interpelle sur la capacité des élites médiatiques, économiques et culturelles qu’elles soient états-uniennes, union-européennes ou africaines à s’aligner, concrètement, avec les engagements qu’elles revendiquent. Autrement dit : peut-on défendre la planète sans remettre en cause ses propres privilèges ?

Cinéma – Festival de Cannes : le cinéma africain en fête avec la « Nollywood Week 2025 »

Chaque année, le Festival de Cannes est le théâtre de plusieurs compétitions et sélections qui mettent en lumière les talents émergents et confirmés du septième art. Pour cette 78 ème édition qui débute ce mardi 13 mai, six films africains sont à suivre.

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Au Pérou, l’élection du Pape Léon XIV bien accueillie dans tout le pays

Jeudi 8 mai, le cardinal américain Robert Prevost, 69 ans, a été élu pape sous le nom de Léon XIV par les cardinaux réunis en conclave au Vatican. Il devient ainsi le 267e souverain pontife de l’Église catholique et le tout premier originaire des États-Unis à accéder à cette fonction. Peu connu du grand public à l’international, il suscite toutefois une ferveur remarquable au Pérou, pays dont il possède également la nationalité et où il a passé près de deux décennies au total.

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Mode : le salon « Première vision » est de retour à Paris

Du 6 au 8 février 2024 avait lieu, au parce des exposition de Villepinte, le célèbre salon international « Première Vision », incontournable pour les professionnels de la mode et de tout ce qui concerne le textile de manière général, venant du monde entier, mais également devenu accessible au grand public, sur ses 135 hectares de surface (soit l’équivalent de 185,8 terrains de football – « soccer »).

Trois jours pour visiter ce salon passionnant entre deux « Paris Fashion Weeks ».

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Musique : Oumou Sangaré rafle le grand prix « African talent Awards » et le grand prix « Légende africaine de l’année » 2020

La chanteuse malienne Oumou Sangaré à remporté le grand prix « African talent Awards » ce samedi 26 décembre, lors de la cérémonie « African Talent Awards » 2020.

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Prix littéraires « FemmeS du Monde » 2019 : Les 1ères listes !

Parce que « FemmeS du Monde magazine » a toujours fait une grande place à la littérature, il nous est apparu des plus logiques, il y a quelques mois, de créer un prix littéraire « FemmeS du Monde ».

Cela est, à présent, chose faite ! A la différence près que ce n’est pas « 1 prix », mais « 2 prix » que nous avons créés : le prix « meilleure œuvre de fiction » et le prix « meilleur œuvre de société ».

Nous vous présentons, dans ce présent article, les nommés pour les deux prix « FemmeS du Monde » 2019.

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Mode – « Fashion for relief » 2019 : Un gala de haute volée pour l’ONG de Naomi Campbell !

Ce 15 septembre 2019 avait lieu l’un des événements majeurs de la mode, durant la semaine de la mode Londonienne, le « Fashion for relief », créé par Naomi Campbell, qui participait, elle-même, au grand défilé haute couture.

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Brigitte Henriques : « Quand on est le pays organisateur, on ne rêve que d’une chose : gagner la coupe du monde. »

Aujourd’hui, vendredi 28 juin 2019, l’équipe de France féminine de football joue son 1/4 de finale face à l’équipe des USA, N°1 mondial, plusieurs fois championne du monde et tenante du titre suprême.

Comme, depuis trois jours, nous vous proposons de retrouver des articles figurants dans le numéro papier de Mai/juin, de « FemmeS du Monde magazine », qui était principalement consacré à cette coupe du monde de football féminin et dont l’interview que Mme Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération Française de Football – et chargée du développement du football féminin – a eu la grande gentillesse de nous donner, était le « point fort », quelle meilleure occasion pour vous proposer cet article, à présent, sur le site de « FemmeS du Monde magazine?

A noter, tout de même, que, contrairement aux éditos mode que nous vous avons proposés, extraits du dernier numéro papier, cette interview vous est proposé dans une présentation adaptée au présent support – vous présenter les 5 pages (même mis en format « plein écran » auraient rendu la lecture de ladite interview laborieuse). Malgré tout, c’est bien la même interview, dans son intégralité, avec les mêmes photos que dans la version papier, que nous vous offrons ici.

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« Shin’ Ethnik Fashion Week 2019 » – Communiqué de presse

 

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Communiqué de presse

Samedi 27 avril 2019 au Triage – 28 avenue de Choisy – 94190 Villeneuve Saint Georges

 Samedi 18 mai 2019 au Sing Sing 90 Chemin de la Flambère – 31300 Toulouse

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